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FFF - Le Graët menace de ne pas prolonger le contrat : quel est le souci avec le Stade de France ?
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Publié 10/11/2021 à 18:59 GMT+1
EQUIPE DE FRANCE - Samedi, les Bleus défieront le Kazakhstan au Parc des Princes, autant pour des raisons symboliques liées au 13 novembre que logistiques, l’enceinte parisienne étant en travaux. Mais, au Parisien, Noël Le Graët a affirmé que le contrat liant la FFF au consortium Stade de France ne serait pas renouvelé en 2024. Quel est le souci ?
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Crédit: Eurosport
C’est une histoire entamée en 1998 où la plus belle page de l’histoire du football tricolore s’est écrite. Entre les Bleus et le Stade de France, c’est une union qu’on penserait éternelle et franchement indestructible. En coulisses, pourtant, l’idylle est loin d’être idéale. Et Noël Le Graët a haussé le ton mardi dans un entretien au Parisien : "Nous sommes en contrat jusqu'en 2024, mais c'est un contrat que je ne renouvellerai jamais de ma vie", a notamment affirmé le président de la FFF.
Mais que renferme ce fameux contrat ? Signée en avril 1995, la convention liant le consortium Stade de France à la FFF a été corrigée en 2010, pour contenter une fédération déjà pas ravie de cet accord. Bilan : la FFF verse 8 millions d’euros de loyer par an accompagnés d’une obligation à organiser quatre matches à Saint-Denis. Le tout avec un intéressement à la recette de billetterie sous la forme d'un pourcentage qui ne suffit plus à une fédération qui, elle aussi, a subi de plein fouet la crise financière du Covid-19.
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Antoine Griezmann célèbre son but durant France - Bulgarie, le 8 juin 2021 au Stade de France
Crédit: Getty Images
Matches plus rentables en province ?
"On a signé ce contrat parce qu'il fallait un stade pour la Coupe du monde 1998, mais cela suffit, expliquait encore NLG lundi. On a assez payé. Nous ne renouvellerons ce contrat qu'à des conditions économiques acceptables pour la FFF". Lesquelles ? Peut-être celles qui permettraient à la fédé de mieux rentabiliser ces matches au Stade de France.
En août dernier, Le Figaro affirmait que les rencontres des Bleus délocalisées en province étaient infiniment plus rentables pour l’institution. Ainsi, en allant à Strasbourg, la FFF avait dégagé un bénéfice brut estimé à 700 000 euros tandis qu’à Lyon, la somme montait à 1,5 million d’euros. La raison : un coût locatif bien moins élevé et des stades plus faciles à remplir.
En 2015, Le Graët avait déjà menacé d’une action en justice le consortium, regrettant surtout l’impossibilité de remplir le Stade de France face à des petites nations, empêchant ainsi une meilleure rentabilité locative. "Nous sommes défavorisés, avait expliqué NLG à l’époque. Quand nous avions signé le contrat, on avait 12 matches par an, aujourd'hui 10, demain peut-être 8. Sur les 10, il y en a 5 à domicile, et parmi les adversaires, de petites fédérations obligatoires à rencontrer : il est alors impossible de remplir le Stade de France".
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Noël Le Graët lors du Mondial 2018
Crédit: Getty Images
Quel modèle en 2025 ?
Alors, la suite, c’est quoi ? "Maintenant, on verra après 2024 et les JO si le stade connaît des modifications, ou si l'État s'en occupe davantage", expliquait encore Le Graët. Un postulat de base qui semble pourtant éloigné des volontés politiques concernant le Stade de France.
Comme l’avait calculé la Cour des Comptes et le Sénat, et relevé RMC, entre 1995 et 2025, date de fin de la concession actuelle accordée au consortium Vinci (66,7%) - Bouygues (33,3%), les coûts liés au Stade de France ont été chiffrés à près d’un milliard d’euros, dont près de 80% de financement publics. Alors, forcément, l’idée de se désengager fait son chemin au sommet de l’Etat…
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