Ce n'est pas une simple élimination. Malgré le soutien de tout un peuple et la sympathie internationale, l'Ukraine a vu ce dimanche ses rêves de Mondial s'envoler face au pays de Galles, en finale du barrage pour le Mondial 2022. Mais si la déception est forcément immense, l'important est peut-être ailleurs. "Je veux dire merci pour l'immense soutien qu'on a reçu pendant toute cette période", a résumé sur Sky Sports Oleksandr Zinchenko, le défenseur de Manchester City consolé par l'arbitre à la fin de la rencontre. "Le football, c'est des émotions et si on a réussi à en donner à nos supporters, parfait, mission accomplie".
Dans un contexte horrible alors que leur pays souffre depuis plus de trois mois des destructions et des morts causés par l'invasion russe, les joueurs ukrainiens ont fait honneur à leur patrie. Ils ont su s'arracher pour triompher mercredi en Ecosse (3-1) en demi-finale des barrages européens. Mais dimanche, il leur a manqué un petit rien pour donner encore du baume au cœur à leurs compatriotes. Et ce petit rien, c'est de l'efficacité devant le but adverse.
Ligue des Nations
Les Pays-Bas au buzzer, la Belgique s’accroche
14/06/2022 À 20:42
Sinon, les Bleus et Jaunes ont livré une copie à la hauteur des attentes étant donné la situation. "Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de parler du match, on a tous donné tout ce qu'on pouvait aujourd'hui, on a tout donné sur le terrain et le gardien du pays de Galles (Wayne Henneseey, NDLR) a fait un boulot incroyable. Il est définitivement l'homme du match avec ses arrêts incroyables", a salué Zinchenko. "Je veux dire qu'on est désolé de ne pas avoir marqué, mais c'est le sport, ça arrive, je n'ai pas les mots", a complété son sélectionneur Oleksandr Petrakov.
Tout ce que je peux dire, c'est qu'on a un match le 8
Alors, et maintenant ? "La vie continue, on doit encore beaucoup travailler en tant qu'équipe", a prévenu Oleksander Zinchenko, qui a plusieurs fois versé des larmes lors d'interviews et conférences de presse ces derniers jours. "Tout ce que je peux dire, c'est qu'on a un match le 8 (juin, en Ligue des nations) contre l'Irlande. C'est ça notre avenir. C'est le sport, une équipe a eu de la chance, une autre pas", a glissé Oleksandr Petrakov, qui avait proposé de se mettre au service de l'armée nationale l'hiver dernier, avant d'être incité à se focaliser sur l'objectif d'une deuxième participation à la Coupe du monde, après 2006, et sur la forte valeur extra-sportive qu'elle générerait.
Si sa mission a échoué d'un rien ce dimanche, le sélectionneur ukrainien a cependant profité de l'occasion pour passer un nouveau message : "Vous savez ce qu'il se passe, nous avons une guerre qui ravage tout notre pays, des femmes et des enfants meurent chaque jour, nos infrastructures sont dévastées par les barbares russes. Les Russes veulent nous faire du mal mais les Ukrainiens résistent. Nous voulons juste votre soutien, que vous compreniez ce qui arrive chez nous, que Dieu fasse que cela ne vous arrive pas un jour."
(Avec AFP)
Ligue des Nations
La Belgique gâche à Galles, les Pays-Bas butent sur la Pologne
11/06/2022 À 20:42
Ligue des Nations
Pourquoi le Barça ne retiendra pas De Jong… et pourrait le regretter
07/06/2022 À 22:30