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L'antisèche : On fera la fine bouche plus tard

L'antisèche : On fera la fine bouche plus tard

Le 11/10/2019 à 23:38Mis à jour Le 12/10/2019 à 08:27

EQUIPE DE FRANCE – Les Bleus ont rempli leur mission en s'imposant en Islande (0-1), vendredi soir. Une victoire compliquée mais essentielle et, accessoirement, obtenue avec une équipe privée de cinq de ses cadres. Bref, une mission accomplie. Reste à terminer le travail lundi face à la Turquie.

Le jeu : Sans surprise

Didier Deschamps est passé maitre dans l'art de l'ajustement depuis bien longtemps. Il l'a une nouvelle prouvé vendredi soir, à quelques minutes du match, lorsque N'Golo Kanté a dû renoncer à gambader sur le pré du Laugardalsvöllur. DD a sorti Moussa Sissoko de sa poche et revu son entrejeu, finalement composé de Corentin Tolisso (axe gauche) et donc du milieu de Tottenham (axe droit). Déjà privée de Lucas Hernandez, finalement trop juste et suppléé par Lucas Digne à gauche, l'équipe de France a pour le reste ressemblé à celle qu'on attendait, avec Blaise Matuidi dans son rôle de mondialiste.

La physionomie du match, aussi, a correspondu à ce que l'on attendait. Avec des Bleus qui ont tenu le ballon dans des proportions plus que larges (70% de possession) mais eu les pires difficultés à en faire quelque chose de bien. Ce n'est pas un hasard si la première frappe cadrée bleue est intervenue sur tentative lointaine et déviée par le coffre de Griezmann (40e). Les Bleus ont mieux fini le premier acte mais repris le deuxième sur le même rythme. Dominateurs mais sans être oppressants, ils ont fini par attendre leur heure, qui venue peu après l'heure de jeu, justement. Un penalty transformé par Giroud, et l'affaire était dans le sac.

Olivier Giroud, buteur pour les Bleus face à l'Islande

Olivier Giroud, buteur pour les Bleus face à l'IslandeGetty Images

Les joueurs : Giroud - Griezmann, le bleu leur va si bien

En difficulté à Barcelone et surtout à Chelsea, Antoine Griezmann et Olivier Giroud ont rappelé en Islande à quel point ils étaient essentiels en équipe de France. Le duo a une nouvelle fois sorti l’équipe de France d’un sacré traquenard. Le premier a une nouvelle fois brillé dans le combat. Le second a marqué.

Le facteur X : Merci Skulason

Dans l'histoire, il est arrivé que les Bleus bénéficient de coups de pouce bien venus. En l'occurrence, il faut ici parler d’un coup de pied. Celui, grossier, qu'a donné Skulason à Griezmann autour de la 64e minute a bien servi les affaires des Tricolores, qui ont transformé le penalty qui a suivi.

Blaise Matuidi (France) en Islande

Blaise Matuidi (France) en IslandeGetty Images

La stat : 15

Comme le nombre de matches désormais disputés par les Bleus face à l'Islande. Et, même si celle-ci n'est plus une nation mineure du foot européen, elle réussit toujours aussi bien aux Français. Onze victoires et quatre nuls : la France n'a jamais été battue par les Islandais.

Le tweet : Une 200e, ça se fête !

La décla : Antoine Griezmann

" C'était très dur, mais c'est un bon match de toute l'équipe. Et voilà, il fallait prendre les trois points. Maintenant, à la maison, on a un match important, où on a souffert là-bas, donc il faudra bien le préparer."

La question : 5 cadres de moins, 3 points de plus, c'est pas si mal, non ?

Evidemment, on entend déjà de loin venir les critiques : "On s'est ennuyé", "on n'a pas vu d'envolées", "ça pourrait être mieux"… Oui, c'est vrai. Cet Islande - France n'aura pas sa place dans les livres d'histoire. Parce que ce fut un vrai match de qualification niché au cœur du mois d'octobre. Mais, n'en déplaise aux esprits revêches, les Bleus l'ont gagné. 1-0. Et, d'un point de vue comptable, c'est une excellente affaire puisque couplée à la défaite des Albanais en Turquie.

Lundi, les hommes de Didier Deschamps seront peut-être déjà qualifiés pour l'Euro et ça, dans l'histoire plus ou moins récente de la sélection nationale, c'est un luxe que l'équipe de France ne s'est pas souvent offert. Et puis, on peut toujours trouver à redire, on rappellera que les Bleus étaient privés d'Hugo Lloris, Lucas Hernandez, Ngolo Kanté, Paul Pogba et Kylian Mbappé. Soit près de la moitié de son équipe-type et des joueurs qui ont joué un rôle certain en Russie il y a un peu plus d'un an. A priori, il se pourrait aussi qu'ils aient leur mot à dire l'été prochain à l'Euro. Ce soir, c'est à peu près tout ce qui devrait faire plaisir à la plèbe.

Vidéo - Tolisso : "Le Corentin d’avant la blessure était encore meilleur"

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