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Valentin Eysseric : "Astori, il est toujours avec nous"

Eysseric : "Astori, il est toujours avec nous"

Le 06/10/2018 à 19:15Mis à jour Le 06/10/2018 à 19:56

SERIE A - Arrivé en août 2017 à la Fiorentina, Valentin Eysseric est l'un des jokers de luxe de la Viola. Si l'ancien joueur de Monaco, Nice et Saint-Étienne n'est donc pas encore un titulaire, il compte bien tout faire pour changer la donne. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, le joueur de 26 ans revient également sur la disparition tragique de Davide Astori, son ancien coéquipier. Poignant.

Il y a un peu plus d'un an, vous signiez à la Fiorentina. Comment se passe votre aventure ?

Valentin Eysseric : Tout se passe bien. L'accueil s'est très bien passé. Ici, je ne suis pas dépaysé, surtout qu'il y a plusieurs joueurs français ici (Veretout, Lafont, Théréau...). C'est certain que ça aide pour l'adaptation. Pour parler du terrain, c'est vrai que je joue peu. Mais j'apprends beaucoup de choses, donc ça va.

Votre objectif cette saison, c'est de gagner une place de titulaire ?

V.E : Oui. Je l'ai été lors des trois premières journées, et là, c'est une période pendant laquelle je joue moins. Je suis remplaçant, ou je ne joue pas. C'est le coach qui fait ses choix, à moi d'être bon pour le convaincre et de faire ce qu'il faut. Mon objectif, c'est d'être titulaire.

Vous voyez une grande différence entre la Serie A et la Ligue 1 ?

V.E : Ici, en Italie, il y a plus de passion qu'en France. Je ne vais pas dire que la Serie A est plus "forte" que la Ligue 1, mais elle est différente. Elle est axée sur la vidéo, la tactique... On travaille ça beaucoup à l'entraînement. Je pense que le championnat est beaucoup plus regardé ici. Les tifosi donnent tout leur coeur, c'est une vraie passion.

" La disparition de Davide, c'est toujours difficile aujourd'hui..."

Le 4 mars dernier, vous avez vécu un véritable drame avec le décès de Davide Astori, votre capitaine.

V.E : C'est toujours difficile aujourd'hui. On fait beaucoup de vidéos ici, et parfois on en visionne de la saison dernière... On le voit jouer, c'est difficile. Certains évoluaient depuis longtemps avec lui. C'est quelque chose qui te touche de près. Tu pars en mise au vert tous les week-ends, et soudain, tu as un coéquipier qui décède dans la chambre à côté de toi. C'est quelque chose qui marque, on est aussi père de famille. Tu peux partir et ne plus jamais revenir, Il faut y penser, ça n'arrive pas qu'aux autres.

Un drapeau en hommage à Davide Astori, Fiorentina-Benevento, Getty Images

Un drapeau en hommage à Davide Astori, Fiorentina-Benevento, Getty ImagesGetty Images

Dans le vestiaire, il y a toujours son maillot...

V.E : Davide est toujours avec nous. Il faut respecter ce qu'il a été pour le club. C'est notre capitaine, c'était quelqu'un de très bien. C'est important de toujours garder un maillot, une pensée...

Pour vous, c'est une force aujourd'hui ?

V.E : Bien évidemment, ça a changé le groupe. Nous avons souffert ensemble, nous avons pleuré ensemble, nous sommes maintenant tous soudés. Les liens des joueurs qui étaient ici l'année dernière sont encore plus forts, c'est certain.

Est-ce que vous suivez toujours la Ligue 1 ?

V.E : Oui, bien sûr. Tout le temps.

" J'ai pensé à partir"

Cet été, on vous a annoncé un peu partout en France (OM, Nantes, ASSE...). Avez-vous songé à revenir ?

V.E : J'y ai pensé. J'ai fait une vingtaine de matches l'an passé, j'ai été peu de fois titulaire... Forcément, tu as envie de jouer plus. Après, je n'ai pas eu d'offres concrètes. Je sais que je peux jouer à la Fiorentina, mon défi est de gagner ma place. J'en ai les capacités. La première saison est toujours difficile, il faut s'adapter à un nouveau championnat, des nouveaux coéquipiers. Je pense que la deuxième saison sera meilleure. On fera un bilan en fin de saison.

Vous avez joué cinq ans à Nice. C'est un club que vous suivez toujours ?

V.E : Je suis très attaché au club, à la ville. Mes enfants sont nés à Nice. Ma maison est là-bas. Je regarde toujours ce qu'il s'y passe, je les suis, je regarde leurs matches. Il faut donner de la continuité au travail qui a été réalisé ces dernières années. L'image de Nice a évolué avec le temps. Vieira ? C'est un bon entraîneur, je suis content qu'il soit sur ce banc. C'est la bonne personne. Il faut du temps, l'effectif est jeune.

Valentin Eysseric (Fiorentina) face à Ignacio Pussetto de l'Udinese

Valentin Eysseric (Fiorentina) face à Ignacio Pussetto de l'UdineseGetty Images

À 26 ans, vous pensez encore à l'équipe de France ? (Nldr : Eysseric a 4 sélections en Espoirs)

C'est l'ambition de tout le monde. Après, il faut être réaliste... Quand on voit la qualité des Bleus aujourd'hui, c'est difficile. Il y a beaucoup de jeunes, moi j'ai 26 ans. Il faudrait que je sois vraiment très fort pour y aller. Bien sûr que c'est un objectif, mais il y a beaucoup de jeunes qui ont plus de possibilités d'y aller que moi.

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