Patrick Cutrone, comment s'est passée la reprise de l'entraînement et où en êtes-vous ?

Patrick Cutrone. : "Au début on était divisés en petits groupes, à distance bien sûr. Chacun courait, faisait ses exercices, rentrait chez lui prendre sa douche et puis voilà. On savait qu'on devait en passer par là. Mais petit à petit, tranquillement, on a recommencé à tout faire, les petits matches, de la possession de balle, jouer avec le ballon, avec contact. Après autant de temps, c'est super de retrouver le terrain, les équipiers, de fouler le gazon. Ce sont de belles sensations".

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Est-ce que vous pensez avoir perdu quelque chose, techniquement ou physiquement, pendant cette interruption ?

P.C. : "Personnellement, durant la quarantaine, je me suis entraîné à la maison, des exercices de musculation, du tapis roulant, un peu de travail aussi avec le ballon. Je me suis entraîné tous les jours. Donc physiquement, je n'ai pas perdu grand-chose. Ceci-dit, c'est normal aussi après deux mois et demi dans ces conditions que certains se sentent physiquement un peu moins bien. Mais avec l'entraînement, tu retrouves tout. Pour l'aspect technique, pendant tout ce temps enfermés à la maison, peut-être que certains n'avaient pas l'espace nécessaire pour toucher le ballon, faire quelques gestes techniques, quelques tirs. Donc peut-être qu'au début il y a pu y avoir un impact. Mais tu ne peux pas avoir tout perdu en deux mois".

Vous avez été contaminé par le virus au mois de mars. Comment l'avez-vous ressenti ?

P.C. : "Cela a été inattendu. J'avais un peu de fièvre, des symptômes grippaux, de la toux pendant quelques jours. Je me sentais assez faible. Mais après deux semaines, ça a commencé à passer. Je n'ai eu aucun problème respiratoire et maintenant je me sens bien. Même sur le terrain je me sens bien".

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Que retenez-vous de cette période, pendant laquelle l'Italie a été durement touchée ?

P.C. : "Cela a été une période difficile pour tous. Ce n'est pas simple de rester à la maison. Moi je n'ai pas vu mes parents. J'étais très préoccupé, inquiet pour eux. Je les appelais tous les jours pour avoir des nouvelles. Heureusement tout le monde va bien. J'avais ma copine, mon chien, on passait le temps. L'Italie et les Italiens se sont bien comportés. Les règles ont été respectées. Et puis il faut remercier ceux qui se sont battus en première ligne, les médecins et les autres. Ce sont eux les vrais héros, présents tous les jours à combattre pour nous".

On ne connait toujours pas ce virus, on ne sait rien. Donc bien sûr, il y a eu un peu de peur et il y en aura encore. Mais tout est fait pour qu'on soit en condition de jouer

Alors que les matches vont reprendre, est-ce qu'il reste encore un peu d'inquiétude ?

P.C. : "On ne connait toujours pas ce virus, on ne sait rien. Donc bien sûr, il y a eu un peu de peur et il y en aura encore. Mais tout est fait pour qu'on soit en condition de jouer. Et la volonté de jouer, elle est bien là. Quand je suis sur le terrain, je ne pense qu'au terrain, au match et à gagner. Je ne pense à rien d'autre. Pour moi, ça sera comme ça. Après, chacun est comme il est".

Vous allez devoir jouer sans tifosi...

P.C. : "Oui, déjà lors du dernier match contre l'Udinese. C'est particulier. J'ai toujours pensé que les tifosi sont très importants. Quand tu es sur le terrain, tu les entends qui sont là, qui te poussent, qui t'aident. Ils sont un joueur supplémentaire. Donc c'est sûr qu'à huis-clos ils vont manquer. On espère les retrouver bientôt. Et si je marque, ça sera étrange sans eux. Mais on fera la fête avec les équipiers. En respectant les distances et tout ça (rires)".

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