Cristiano Ronaldo avait décidé de tout mettre en stand-by pendant l'Euro. "On verra ça après", répondait-il en substance lorsqu'il était interrogé sur son avenir en coulisses. Au fond, même lui ne savait probablement pas de quoi il serait fait. Sous contrat avec la Juventus jusqu'en 2022, le quintuple Ballon d'Or semblait avoir des envies d'ailleurs. Sur le terrain, et notamment en fin de saison, son agacement était d'ailleurs largement perceptible. Lassé, usé et fatigué par une année loin de ses standards, CR7, pas vraiment habitué à jouer pour une quatrième place, était comme un "poisson hors de l'eau" dixit un célèbre dicton italien. Au niveau comptable, rien d'alarmant : 36 buts en 44 matches et deux trophées en plus (SuperCoupe d'Italie et Coupe d'Italie) à son interminable palmarès. Mais puisque l'amour dure trois ans, son histoire avec la Juve ne semblait pas devoir déroger à la règle.

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De son côté, la Vieille Dame, elle, donnait également l'impression d'être prête à tourner la page. Comme elle a pu le faire avec Andrea Pirlo, remercié pour rappeler le bon Massimiliano Allegri. Ou encore avec le directeur sportif Fabio Paratici, parti après onze années pour laisser place à Federico Cherubini. Pour résumer : Ronaldo était prêt à rompre et la Juve, prête à (re)placer Paulo Dybala au centre de son projet, aussi. Oui mais voilà, ce divorce a rapidement semblé impossible. Il a bien été envisagé, oui. Mais comme souvent, son coût a rendu les choses bien plus difficiles que prévu. Résultat, La Gazzetta dello Sport a annoncé, vendredi, que l'histoire allait continuer.
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Le PSG l'a contacté, mais...

"Je reviens, et je reste", pouvait-on lire en pleine page du quotidien italien, qui parlait de la date du 25 juillet pour le retour de Ronaldo à la Continassa, le centre d'entraînement de la Juve. Un come-back pas vraiment acquis, puisque l'idée de son départ a longtemps germé. Mais le problème est toujours resté le même : son année de contrat restante, d'abord, et son salaire stratosphérique, ensuite. Pour les clubs intéressés (PSG, Manchester United), autant dire des obstacles compliqués à surmonter. Ronaldo, c'est 31 millions d'euros par an, soit 60 millions (en brut). En plus, il aurait donc fallu payer sa dernière année de contrat. Bilan des courses : une addition plutôt salée en ces temps compliqués pour (presque) tous les clubs au monde.
Concernant les rumeurs parisiennes, la Gazzetta confirmait dans son édition de vendredi qu'elles avaient un fond de vérité. "Il y a eu un contact entre l'entourage de Ronaldo et l'état-major du PSG, écrivait-elle. Selon certains, ce transfert serait même toujours possible, au vu du bras de fer entre l'émir Al-Thani et le président du Real Madrid pour Kylian Mbappé (...) Mais CR7 n'est pas du genre à attendre, comme ça, les bras croisés (...) Il ne veut dépendre de la volonté de personne." Et Manchester United ? "Son ancien club semblait prendre en considération l'idée d'un contrat de deux ans avec un salaire net de 20 millions d'euros", précisait le média transalpin. Probablement pas assez. Et même si son rendement reste digne de l'extraterrestre qu'il est, Cristiano Ronaldo fêtera ses 37 ans en février prochain. Le plus beau est, probablement, derrière lui. Et certains clubs préfèrent certainement investir leur argent sur des éléments plus jeunes, comme Jadon Sancho, débarqué du côté des Red Devils pour 85 millions d'euros.

Une prolongation à venir ?

Face à cette séparation impossible, la Juve ne compte certainement pas se morfondre. Son départ aurait donné un grand bol d'air à ses finances, et notamment à une masse salariale estimée à 236 millions d'euros. Mais avoir un quintuple Ballon d'Or dans son effectif n'est pas vraiment donné à tout le monde. Massimiliano Allegri, lui, avait prévenu dès son retour : il ne s'opposerait pas à cette possible rupture. À lui, maintenant, de résoudre les questions tactiques que la présence de CR7 peut engendrer. "Personne de son entourage ne nous a dit qu'il voulait partir. Je l'attends à son retour de vacances le 25 juillet", avait assuré Pavel Nedved, le vice-président des Bianconeri, mercredi." Début juillet Federico Cherubini était allé dans le même sens. "Il n'y a eu aucun signal de la part de Cristiano Ronaldo, ni de la part de la Juventus. Pour nous, c'est un joueur central dans le projet", assurait-il.
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Selon l'ensemble de la presse italienne, une prolongation n'est désormais plus à exclure pour Cristiano Ronaldo. Le but ? Régler son salaire en plusieurs fois. Une hypothèse qui ne pourra être envisagée uniquement qu'après le retour du président Andrea Agnelli, actuellement en vacances. Jorge Mendes, l'agent du Portugais, sera alors reçu par ce dernier. "Les dirigeants devront approfondir cette question et étudier toutes les conséquences d'une prolongation. Pour le joueur, rester jusqu'en 2023 pourrait être idéal et lui donner une porte de sortie à 38 ans : peut-être pour une expérience moins contraignante." Et donc plus exotique. A presque 40 ans, l'idée ne serait pas si saugrenue.
Auteur de 101 buts en 133 matches, Ronaldo, venu à Turin pour briser le tabou C1, espère toujours remplir sa mission. Baisser les bras, ce n'est pas vraiment le style de la maison. "Il n'a aucune limite (...) Pour lui, la Juve reste la maison de ses propres ambitions. Il veut gagner et soulever d'autres trophées", rapportait La Gazzetta dello Sport, expliquant que ses vacances lui ont permis de se "régénérer" et lever "les derniers doutes" sur son futur proche. De divorce impossible à amour retrouvé, il n'y a parfois qu'un pas.
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