Olivier Giroud a toujours aimé prendre tout le monde à contre-pied. Alors, pour ne pas déroger à sa règle, l'attaquant français a décidé de faire de même avec l'AC Milan, son nouveau club, en prenant un numéro déconseillé par tous les tifosi : le 9. Pourtant, quoi de surprenant pour un attaquant ? Oui mais voilà, tous les joueurs qui en ont hérité depuis le départ de Filippo Inzaghi, en mai 2012, se sont cassés la figure. De Torres à Mandzukic, de Pato à Lapadula : la liste est longue comme le palmarès milanais.
Pour rassurer ses nouveaux supporters, l'ancien buteur de Chelsea a décidé de faire ce qu'il sait le mieux : marquer. Et en France, qui plus est. Cinq minutes après son entrée en jeu face à Nice, samedi soir, le champion du monde a permis aux siens d'égaliser (1-1) sur un joli coup de tête. Du Giroud dans le texte. "Dans chaque club où je passe, je veux toujours laisser une trace. Le numéro 9 ne me fait pas peur, je ne suis pas superstitieux. Je n'ai aucune pression, les prestations ne dépendent pas d'un numéro derrière un maillot", a-t-il prévenu lors de sa conférence de presse ce lundi.
C'est un rêve d'être ici
Serie A
Infractions aux mesures Covid : Des sanctions revues à la baisse pour la Lazio
19/10/2021 À 15:06
Entre quelques mots en italien et beaucoup en anglais, le Français a glissé ses ambitions avec son nouveau club : "J'ai beaucoup gagné dans le passé, mais je veux aussi le faire avec Milan. J'ai des objectifs dans ma tête, mais je préfère ne pas tous les dire. Je crois en ce projet, je souhaite marquer le plus possible ici. Nous avons les qualités pour faire une bonne saison, notamment en Ligue des champions. Le groupe sera difficile en étant dans le chapeau 4 ? Je suis dans l'un des plus grands clubs européens, donc... Nous voulons faire le maximum pour ce club et obtenir les meilleurs résultats", a-t-il expliqué dans la chaleur de la salle de presse de Milanello (puis la climatisation a été mise, à son grand bonheur).
https://i.eurosport.com/2021/07/31/3189433.jpg
Pour lui, signer à l'AC Milan est tout "simplement un rêve qui devient réalité". "Je suivais ce club quand j'étais enfant, avec Arsenal et ses Frenchies. Papin, Van Basten, Shevchenko... Ce dernier est ensuite devenu un ami. J'ai d'ailleurs discuté avec lui de mon avenir", a révélé l'attaquant de 34 ans, qui compte jouer un rôle de "grand frère" dans le groupe milanais, en apportant toute son "expérience" et "ses valeurs". "No pain, no gain", a-t-il lâché tout sourire. Mais arrive-t-il, encore, dans un rôle de doublure, cette fois d'un certain Zlatan Ibrahimovic ? "Je ne me considère pas comme une alternative, ce sera à l'entraîneur de décider. Moi, comme toujours, je vais donner mon maximum, et je sens déjà la confiance de tout le monde."

"Je suis prêt à jouer avec Zlatan"

Le nom du Suédois est d'ailleurs revenu peu après dans une question concernant une possible association sur le terrain, ce qui est évoqué dans La Gazzetta dello Sport ce lundi. Un duo d'ores et déjà baptisé "Ibroud" par le quotidien. Pourquoi pas, après tout... "Jouer avec des grands joueurs comme "Ibra", c'est toujours plaisant, a réagi l'attaquant français. Ce n'est pas compliqué de s'entendre avec de tels joueurs sur le terrain. J'ai déjà parlé avec lui, pour savoir comment sa blessure évoluait. Je suis prêt à jouer avec Zlatan."
Si Giroud a débarqué dans la partie "rossonera" de Milan, il a toutefois confirmé qu'il aurait pu rejoindre celle "nerazzurra" dans le passé : "Mais je crois en Dieu, et si je suis ici, à l'AC Milan, c'est que le destin le voulait". Plus "motivé" que jamais, celui qui s'était auto-surnommé "Papy Giroud" assure qu'il n'est pas "rancunier" envers les critiques qu'il peut parfois recevoir en France. Au vu de son palmarès, ne serait-il pas un peu sous-côté ? "Je sais qu'il y a des personnes qui ne me considèrent pas comme Messi ou Ronaldo, mais il faut toujours faire avec les critiques et opinions négatives. Avec ma force mentale, je suis toujours allé au-delà des difficultés dans ma carrière et j'ai cherché à transformer les critiques en une motivation", a répondu le Frenchie.
Alors qu'il file doucement vers ses 35 ans (en septembre prochain), Giroud assure que sa motivation est intacte. "Je suis encore très motivé, et si tu as ça, ton corps ne peut que suivre, a-t-il assuré. Tout est une question de mental, et c'est ce qui te fait comprendre jusqu'où tu peux aller avec ton physique. Ibrahimovic, qui est un peu plus vieux, pourra en témoigner. Signer ici, ce n'est pas une revanche sur les critiques. Mais je veux continuer à donner mon maximum pour Milan et le football. Je peux dire que Papy Giroud est toujours là." Ou plutôt "Nonno Giroud", pour le coup.
Serie A
La Juve continue sa remontée
17/10/2021 À 20:43
Serie A
Grâce à Osimhen, Naples continue son sans-faute
17/10/2021 À 18:06