Il reste "convaincu de la beauté du projet", qui aurait pu mener, selon lui, à la création de la "plus belle compétition au monde". Mais Andrea Agnelli a beau rêver encore à voix haute d’une Super Ligue, il n’a pu qu’admettre la réalité ce mercredi : le projet est mort-né. Interrogé par Reuters sur la continuité de celui-ci après le retrait des clubs anglais, le président de la Juve a répondu franchement : "Pour être franc et honnête non, évidemment que ça n'est pas le cas". Une position confirmée par l'entourage de celui-ci auprès de l'AFP.
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La position de l’Italien devenait intenable mais elle est désormais officielle : sans les représentants du championnat le plus riche du monde, et le plus regardé sur le globe, la Super Ligue n’avait plus aucune raison d’être. Instigateur du projet avec Florentino Pérez, vice-président de la structure pendant 48h, Agnelli défendait encore son projet mardi avant l'hécatombe anglaise. En quelques heures, Chelsea, Manchester City, Manchester United, Liverpool, Arsenal et Tottenham ont fini par se retirer alors que l’Inter Milan était sur le point de suivre le mouvement. Alors, la position d’Agnelli a fatalement changé…
Pourtant, même ce mercredi, le président de la Juve semble encore convaincu de la viabilité d’un tel projet. Dans un entretien publié mercredi par la Repubblica mais accordé avant l'annonce du retrait anglais, le président de la Juventus continuait de soutenir ce projet: "Entre nos clubs, il y a un pacte de sang, on va avancer. (Le projet) a 100% de chances de succès", affirmait-il alors. "Le football n'est plus un jeu mais un secteur industriel et il a besoin de stabilité", ajoutait celui qui est avec son homologue du Real Madrid Florentino Perez l'un des principaux promoteurs de cette nouvelle compétition, qui était destinée à supplanter la Ligue des champions.
Mais les retournements de certains ont eu raison de lui, regrettant au passage que "l’industrie du football ne soit particulièrement sincère, fiable ou digne de confiance". Un constat difficile de contredire mais qui s’applique à tous ses acteurs, lui en premier lieu. Et parce qu’une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seul, le titre boursier de la Juve s'est écroulé mercredi à la Bourse de Milan (-12%). Autrement dit, Agnelli a beaucoup perdu. Et seulement en 48h…

Andrea Agnelli, président de la Juventus Turin

Crédit: Getty Images

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