L'Atlético a vaincu la malédiction. Après des années de frustration sur la scène européenne face à leurs grands rivaux madrilènes, les Colchoneros ont enfin triomphé face au Real Madrid ce mercredi soir pour s'adjuger la Supercoupe d'Europe (4-2, après prolongation). Au terme d'une partie spectaculaire et enlevée à l'intensité impressionnante à ce stade précoce de la saison, les joueurs de Diego Simeone ont su faire la différence - notamment physiquement en fin de match - pour glaner le premier titre de leur saison.

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Julen Lopetegui devra attendre pour s'offrir son premier trophée en tant qu'entraîneur du Real Madrid. Et pourtant, celui qui a la lourde tâche de succéder à Zinedine Zidane sur le banc merengue a bien cru à un départ idyllique. L'espace d'un gros quart d'heure en seconde période, ses joueurs ont mené au score (2-1 après le penalty de Sergio Ramos à la 63e minute) et ont alors semblé maîtriser leur destin. Mais ils n'ont pas pu (su ?) tenir leur avantage face à des adversaires toujours aussi accrocheurs et particulièrement efficaces dans les moments-clés du match.

Les Colchoneros commencent fort…

Dès l'entame, Diego Costa cueillait ainsi à froid les Merengue, se jouant d'un Sergio Ramos très dilettante dans le duel avant de transpercer les gants de Keylor Navas d'un missile croisé du droit à angle fermé sous la barre (1-0, 1ère). Etouffés par le pressing haut des Colchoneros dans le premier quart d'heure, les joueurs de Julen Lopetegui ont toutefois peu à peu laissé passer l'orage et su imposer leur supériorité technique au cours du reste du premier acte. Particulièrement en jambes et complices, Gareth Bale et Karim Benzema se sont chargés du reste : le Gallois débordant sur l'aile droite et centrant au second poteau pour le coup de tête croisé égalisateur du Français (1-1, 27e).

Moins animée bien que toujours aussi intense dans les duels, la seconde période a pris du relief sur un coup de théâtre. Au duel avec Benzema dans sa surface sur un corner, Juanfran a perdu le ballon de vue et l'a dévié d'une main très visible décollée du corps. Une erreur sanctionnée par le penalty transformé par le capitaine du Real Madrid Sergio Ramos. Battus en finale de Ligue des Champions par les Merengue en 2014 et 2016, les joueurs de Diego Simeone auraient pu accuser le coup, mais dynamisés par les entrées en jeu d'Angel Correa, Vitolo et Thomas Partey, ils ont su relever le défi.

… et terminent encore plus fort

Apparemment plus frais physiquement, ils ont d'abord égalisé par l'inévitable Diego Costa, auteur d'un doublé sur un centre en retrait parfait de Correa et d'une performance de premier choix (2-2, 79e). Puis au cours de la première partie de la prolongation, les Colchoneros ont porté l'estocade, profitant de la fébrilité de la charnière Varane-Ramos et d'un chef d'œuvre de Saul Niguez, reprenant du gauche en pleine lucarne à l'entrée de la surface un centre de Thomas (3-2, 98e). Koke s'est ensuite chargé de clore le score d'un tir croisé en plein cœur de la surface à la suite d'une sublime action à une touche initiée par Diego Costa avec un relais de Vitolo (4-2, 104e).

Jamais dans son histoire, l'Atlético de Madrid n'avait marqué quatre buts dans une finale contre le Real Madrid. C'est désormais chose faite. Du côté de la Maison Blanche, c'est donc la soupe à la grimace. Mais Julen Lopetegui pourra peut-être se consoler avec du recul : la prestation collective et technique de son équipe ainsi que l'entente Bale-Benzema sont autant de signes encourageants.

Saul Niguez Atlético Madrid

Crédit: Getty Images

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