Fait-il partie de la crème de la crème ? Des plus grands attaquants du monde ? Peu d’entre eux suscitent autant de débats que Pierre-Emerick Aubameyang. Souvent caricaturé comme un sprinter un brin maladroit devant le but, l'ancien Stéphanois est avant tout le meilleur joueur d'Arsenal depuis son arrivée à Londres en janvier 2018. Depuis, il a inscrit 66 buts, pas si mal pour un avant-centre aux pieds carrés. Personne ne fait mieux dans le Royaume, hormis le génial Mohamed Salah mais d'une courte tête (68 réalisations).

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Samedi, le Gabonais a inscrit l'un de ses doublés les plus importants sous les maillots des Gunners. Non seulement, il leur a permis de signer un incroyable exploit face à Manchester City mais aussi d'atteindre la finale de la Cup et de sauver une saison bien morose. Pas mal pour un joueur qui ne marque jamais dans les matches importants et face aux grosses équipes. Sa soirée a tordu le cou aux clichés qui l'accompagnent et affaiblissent son fantastique bilan. Pourtant, il a vécu une soirée comme il en a connues des dizaines. Une soirée "so Aubam' ".

Elle a démarré par un énorme raté. Et il serait bien imprudent de faire d'Aubameyang un tueur au sang-froid. Ca n'a jamais été le cas, ça ne l'est toujours pas. Sa soirée a donc débuté par un face-à-face raté dans les grandes largeurs face à Ederson (16e). Mais toute la force de PEA réside dans sa résilience.

Un honneur de jouer avec lui

L'ancien Stéphanois a le cuir épais et ne doute jamais. Trois petites minutes après avoir grossièrement échoué face au portier brésilien, il a trompé sa vigilance d'un improbable extérieur du pied dans une position impossible. Aubameyang rate parfois l'immanquable mais marque souvent des buts inconcevables. Sa seconde réalisation porte sa signature : appel dans le dos de la défense, sprint, et frappe entre les jambes du pauvre Ederson. Kieran Tierney, le jeune défenseur des Gunners, passeur décisif sur ce second but, ne peut qu'être admiratif : "Aubameyang réalise ce genre de choses depuis tellement longtemps et c'est un honneur pour moi de jouer avec lui, l'a-t-il loué. Ce ballon que je joue n'est pas une balle de but mais il la transforme en passe décisive."

Un doublé, rideau : Arsenal est en finale grâce à sa flèche. Et on comprend mieux l'angoisse de son coach, Mikel Arteta, à l'idée de la voir filer à un an de la fin de son contrat. Cette soirée peut-elle redistribuer les cartes ? "J'espère que cela va le convaincre que nous allons dans la bonne direction", prie l’entraîneur des Gunners. Neuvième de Premier League, Arsenal vit pourtant une saison très fragile et un déclassement certain. Avec 25 buts en 41 matches cette saison, PEA est celui dont Arsenal ne peut définitivement pas se passer malgré l'intérêt insistant et forcément flatteur du grand FC Barcelone. Mais ça, ce n'est pas nouveau. "So Aubam' "…

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