Transferts | Dérives, prêts à gogo et grand ménage : quand le mercato n'a plus de sens
Par Julien Pereira
Publié 04/02/2025 à 17:16 GMT+1
Le marché des transferts hivernal s'est refermé. Ce mercato a, une nouvelle fois, généré un grand nombre de transactions. Les cinq grands championnats ont encore dépensé plus d'un milliard d'euros en cumulé, accentuant une inquiétante fuite en avant. Entre dépenses déraisonnées, méconnaissance des règlements et grands ménages, voici cinq exemples qui montrent que le football ne tourne plus rond.
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Quand Manchester City dérègle le marché
Ces dernières semaines, Pep Guardiola a plusieurs fois défendu son club, de manière plus ou moins convaincante, au sujet des dépenses de Manchester City sur le marché des transferts. Il n'est pas certain que le marché mené par sa direction, cet hiver, renforce son propos. En crise sportive depuis plusieurs semaines, les Citizens ont recruté quatre joueurs. Et ils y ont mis les moyens. De gros moyens.
A eux quatre, Omar Marmoush, Nico Gonzalez, Abdukodir Khusanov et Vitor Reis ont coûté pas moins de 212 millions d'euros. En cumulé, pourtant, leur valeur n'excédait pas les 104 millions d'euros selon les différents sites spécialisés. En agissant de la sorte, les Skyblues agrandissent les écarts entre les grandes puissances européennes et les clubs plus modestes.
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Le mystère El Arouch
Il y a encore un an et demi, Mohamed El Arouch était considéré comme l'un des plus grands talents formés à l'OL. L'été dernier, après plusieurs mois "difficiles" selon les propos de son ancien entraîneur Pierre Sage, John Textor a décidé d'envoyer le joueur dans un autre club de la galaxie Eagle, Botafogo, sans indemnité de transfert. Finalement, celui qui avait toujours été surclassé dans les catégories de jeunes n'a pas joué le moindre match au Brésil. Son contrat y a même été rompu, l'entourage d'El Arouch évoquant des "raisons personnelles".
L'ex-Gone a donc fait son retour en Europe et s'est engagé en faveur de… Molenbeek, autre club estampillé Eagle, qui évolue au deuxième niveau en Belgique. Baladé d'un bout à l'autre de la galaxie, El Arouch doit encore lancer sa carrière en professionnel après avoir disputé trois petits bouts de matches avec l'OL.
Paris, Chelsea... Trop de prêts tuent les prêts
C'est une règle relativement récente qui a donné quelques sueurs froides au Paris Saint-Germain. Depuis deux ans et demi, la FIFA régule le nombre de prêts autorisés par club. Depuis le début de la saison, seuls six joueurs d'une même écurie peuvent être envoyés en mutation provisoire. Le PSG avait déjà atteint ce quota avant d'envoyer Randal Kolo Muani à Turin. Visiblement mal renseignée sur l'évolution du règlement, la direction parisienne a franchement crispé les responsables de la Vieille Dame, avant de finalement trouver une solution d'urgence.
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Chelsea a également rencontré ce problème et c'est notamment la raison pour laquelle l'OM n'a pu boucler l'arrivée du jeune défenseur Martin Anselmino, qui appartient aux Blues. Cette directive, actée par la FIFA, avait pour but d'enclencher une prise de conscience chez les grands clubs, dont les effectifs sont souvent surchargés et nuisent au développement des jeunes. Visiblement, le chemin est encore long.
Bernat, la double rupture
La "victime" du PSG, c'était lui. Pour libérer des places dans son quota de joueurs prêtés, le Paris Saint-Germain a pris la décision de rompre le contrat de Juan Bernat. Le latéral espagnol serait de toute façon arrivé en fin de bail avec le club parisien en fin de saison. L'ancien joueur du Bayern Munich a donc pu s'engager librement, dans la foulée et pour six mois, avec Villarreal - où il était prêté depuis le début d'exercice.
Oui mais voilà, chez le Sous-marin Jaune, l'international espagnol n'était que le troisième choix au poste de latéral gauche. Getafe s'est donc penché sur son cas. La valeur du joueur étant au plus bas, Villarreal a fait le choix de… rompre son contrat pour le laisser filer libre. En l'espace de deux semaines, Bernat a donc vu son bail résilié à deux reprises.
Le grand nettoyage de Rennes, le gros ménage de l'OM
Interrogé par RMC lundi soir, Pablo Longoria expliquait que certains joueurs avaient besoin "de temps" pour s'adapter à leur nouveau club. En réalité, ils en ont de moins en moins. C'est le cas à Marseille mais aussi dans de nombreux clubs de Ligue 1 et d'ailleurs. Cet hiver, l'OM s'est ainsi débarrassé d'une bonne partie des joueurs recrutés il y a à peine six mois.
Elye Wahi a été exfiltré à Francfort, Ismaël Koné et Lilian Brassier ont été envoyés à Rennes. Ces deux derniers font d'ailleurs partie des dix recrues (!) du SRFC cet hiver. Dans l'autre sens, huit joueurs ont quitté le club breton. Parmi eux, cinq (Jota, Albert Gronbaek, Leo Ostigard, Glen Kamara et Henrik Meister) étaient arrivés l'été dernier.
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Dérives, prêts à gogo et grand ménage : quand le mercato n'a plus de sens
Crédit: Quentin Guichard
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