Mercato - Box "spéciale Osimhen", et appel aux supporters : mais d'où Galatasaray sort son argent ?

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En bouclant l'arrivée de Victor Osimhen pour 75 millions d'euros, Galatasaray a signé la recrue la plus onéreuse de son histoire pour plus de quatre fois le montant de son précédent transfert record. Et c'est sans compter le salaire princier de l'attaquant nigérian et de l'autre recrue star de l'été Leroy Sané. Mais le club turc assure ne pas s'être endetté et avoir un plan de financement sain.

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Video credit: Eurosport

Comment un club qui n'avait jamais déboursé plus de 18 millions d'euros pour un joueur peut-il d'un coup en sortir 75 ? Et assumer plus de 20 millions d'euros de salaire annuel en plus de la dizaine de millions promise à l'autre recrue de l'été Leroy Sané ? Ces questions, le président de Galatasaray Dursun Ozbek a dû les entendre des dizaines de fois depuis l'annonce de l'arrivée record de l'attaquant Victor Osimhen mercredi. Alors il a donné une conférence de presse ce vendredi pour tenter de dissiper les doutes : "Il y a un coût et un mode de paiement, a-t-il assuré. Personne ne devrait se demander : 'Maintenant que ce transfert a été effectué, comment sera-t-il payé ?'"
"Nous avons planifié ce transfert dès sa réalisation, nous avons calculé comment il sera payé et comment le coût de cette équipe que nous avons constituée sera couvert" a-t-il poursuivi. Difficile de faire plus nébuleux. Lui l'assure pourtant : Galatasaray a remboursé toutes ses dettes, et le club ne se met absolument pas en difficulté financière en réalisant un mercato galactique à son échelle. Le marché ferme dans un mois et demi en Turquie et le Cimbom a déjà dépensé 90 millions d'euros rien qu'en frais de transferts. Auxquels il faut ajouter, donc, les énormes émoluments d'Osimhen estimés à 21 millions d'euros annuels, et ceux de son nouveau compère Leroy Sané qui percevra 12 millions d'euros annuels. Des chiffres dignes du haut du tableau de Premier League ou des clubs étatiques d'Arabie Saoudite… mais dans le 9e championnat d'Europe selon le coefficient UEFA et sans richissime propriétaire.
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Leroy Sané saluant les fans avant un match amical de présaison entre Galatasaray et le RC Strasbourg, le 26 juillet 2025

Crédit: Getty Images

Pour se financer, Galatasaray s'appuie en partie sur ses très nombreux contrats de sponsoring, un modèle financier caractéristique du football turc et qui aurait rapporté 35 millions d'euros la saison dernière. Mais surtout, le club sait qu'il peut s'appuyer sur les supporters. Les revenus "match-day" et merchandising représenteraient environ 150 millions d'euros annuels. Soit dix fois plus que les 18 millions d'euros engrangés en droits TV domestiques. Et plus de la moitié de ce montant serait issu de la vente de maillots, qui a représenté 85 millions d'euros la saison dernière selon l'UEFA. Alors, pour éponger ses dépenses sans précédent dans son histoire, le club va surtout s'appuyer sur le portefeuille de ses supporters.

Maillot, masque, et écharpe collector

Une box spéciale Osimhen a été lancée dans la foulée de son officialisation. A l'intérieur : un maillot unique, le masque iconique de l'attaquant, une écharpe collector et un QR code permettant d'accéder à du contenu exclusif pour la modique somme de 215 euros. Soit plus de deux fois plus cher que le prix de vente classique du maillot, dans un pays où le salaire minimum s'élève à environ 700 euros. Dix mille de ces boîtes auraient déjà été vendues, sur un tirage prévu à 100.000 unités et qui devrait rapporter… 21,5 millions d'euros. Pile le montant du salaire de l'attaquant. Le hasard est trop gros pour en être un. "Je pense que chaque supporter de Galatasaray devrait en avoir un chez lui, ne s'est pas gêné le président du club. J'invite tout le monde à soutenir notre club en achetant cette box. Grâce à cette contribution, nous écrirons ensemble de nouvelles histoires."
Et les dirigeants ne vont pas se limiter à ça. "J'appelle tous nos supporters à la rescousse : demain est très important, a ajouté Dursun Ozbek. Il est essentiel que les supporters remplissent les tribunes. J'invite tous les supporters à venir dans notre stade." Les deux joueurs ont été présentés ce samedi soir lors d'un match amical face à la Lazio Rome. Le vice-président Abdullah Kavukcu espérait 50.000 spectateurs ce vendredi. Il faudra bien d'autres fortes affluences cette saison, si le président Ozbek veut tenir sa promesse de ne pas endetter le club. Les prochaines élections pour la présidence devraient avoir lieu à la fin de la saison 2026. Et entre être l'homme de la situation, et un populiste trop dépensier, la ligne peut être très fine.
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