Sans neuf et sans solution : le Barça patine toujours et risque de devoir se précipiter pour choisir son numéro 9
Par Guillaume Simon
Publié 15/08/2026 à 00:08 GMT+2
À la mi-août, Barcelone n’a toujours pas de numéro 9. Le marché des transferts avance et le Barça recherche toujours le remplaçant de Robert Lewandowski. Les possibilités s’amenuisent et à force de vouloir recruter Julian Alvarez à tout prix, les Catalans risquent de se retrouver bredouilles. Une situation encore aggravée par le départ attendu de Ferran Torres à Paris.
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Video credit: Eurosport
"À trop vouloir une chose, on finit par provoquer le contraire". Citation, signée Noël Audet, qui doit commencer à donner des maux de tête à Deco et aux dirigeants catalans. Depuis le début de l’été, pour remplacer Robert Lewandowski parti profiter d’une pré-retraite méritée du côté de Chicago, les Catalans n’avaient qu’une idée en tête : Julian Alvarez. Parce que l’Argentin était "Barça compatible", parce que l’imaginaire collectif le voyait déjà briller au Camp Nou et parce que c’était la suite logique.
L’Atlético inflexible
Mais voilà, c’était sans compter sur l’Atlético Madrid, inflexible, qui a directement fermé la porte au nez et à la barbe de leur ennemi catalan. Et qu’importe que le joueur ait lui-même réclamé son départ, pour les Colchoneros, il est hors de question de vendre l’Argentin à un concurrent direct.
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Julián Álvarez évolue à l’Atlético de Madrid depuis 2024.
Crédit: Getty Images
Mais le Barça a continué de rêver. Les médias catalans ont adoré scruter le moindre geste du vice-champion du monde depuis son retour à Madrid. L’Argentin n’est pas dans le groupe pour un match de pré-saison ? Il fait le forcing pour partir en déduisent les journaux. La réalité est toute autre et ressemble davantage à une situation complètement obstruée. Le dialogue est rompu et les Rojiblancos ont même porté plainte contre les Blaugranas, accusant leurs homologues de harcèlement. Pas vraiment une ambiance à conclure un transfert…
Panique à bord
Alors le Barça regarde l’horloge tourner et le début de saison se rapprocher. Jusqu’ici, la panique ne semblait pas avoir envahi les couloirs du centre d’entraînement de Barcelone car Hansi Flick considérait avoir déjà un joueur capable d’assumer ce rôle de numéro 9 en la personne de Ferran Torres. Mais le héros de la finale de la Coupe du monde va s’envoler pour le PSG. Les Catalans n’avaient plus qu’un neuf et demi ? Ils n’ont plus rien du tout.
Ce qui est fou, c'est que tout cela paraissait parfaitement évitable. Le départ de Lewandowski est un secret de polichinelle depuis des mois et rien n’a été fait en prévision. Pire, les Barcelonais ont préféré se jeter sur Anthony Gordon avant même le début de la Coupe du monde puis ils ont décidé d’attirer Karim Adeyemi par la suite. Deux attaquants mais aucun buteur.
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Anthony Gordon rejoint le FC Barcelone.
Crédit: Getty Images
Le risque d'un vide en pointe
Conséquence : le Barça doit trouver une pointe, et vite. L’Atlético a mis les barbelés autour d’Alvarez, la rumeur Harry Kane au début de l’été n’était qu’une petite blague et celle menant à Lautaro Martinez n’est plus d’actualité. Même Dusan Vlahovic, pourtant libre de tout contrat et qui attendait un appel du pied du Barça, a perdu patience et a préféré signer à Besiktas. En voulant signer Alvarez à tout prix, les Catalans sont passés à côté de toutes les bonnes opportunités du marché, et maintenant ils paniquent.
Comme lors de l'après-Messi, quand Martin Braithwaite avait signé au Barça, des joueurs moins "sexy" se retrouvent alors sur les tablettes des champions d’Espagne. En début de semaine, l’hypothèse de voir l’ancien Lyonnais Georges Mikautadze porter le maillot du Barça avait pris de l’ampleur. Après, c’est le nom de Luis Suarèz, le Colombien et pas l’Uruguayen, qui est revenu avec insistance. Même si l’attaquant du Sporting sort d’une saison remarquable au Portugal, difficile de l’imaginer assumer le rôle du numéro 9 dans l’un des clubs les plus prestigieux du monde. De la panique au "panic buy", il n'y a qu'un pas.
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