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Lyon y reprend goût

Lyon y reprend goût
Par Eurosport

Le 28/07/2012 à 23:12Mis à jour Le 28/07/2012 à 23:41

Cinq ans après, l'OL a soulevé son 7e Trophée des champions en venant à bout de Montpellier aux tirs au but (2-2, 4 t.a.b. à 2), samedi, à New York.

La victoire a un goût délicieux. Un petit goût de reviens-y, même. Les Lyonnais ne prétendront pas le contraire. En mai, ils mettaient un terme à quatre années de disette en décrochant la Coupe de France. Deux mois plus tard, l'OL a renoué avec un titre qui le fuyait depuis un bail : en domptant Montpellier aux tirs au but (2-2, 4 t.a.b. à 2), samedi, à New York, le club de Jean-Michel Aulas a décroché son septième Trophée des champions. Cinq ans après le précédent.

L'OL a beau être un habitué du rendez-vous, il a longtemps cru qu'il subirait la loi héraultaise. Cela aurait sonné comme une confirmation grandeur nature que, malgré la Coupe de France glanée la saison passée, il ne gagnait plus les rencontres qui valent de l'or. C'était sans compter sur Bafétimbi Gomis et Jimmy Briand, qui ont d'abord relancé les Rhodaniens. C'était sans compter sur Hugo Lloris, qui a sorti les tirs au but de Gaëtan Charbonnier et d'Henri Bedimo.

Gourcuff homme du match

Au regard de sa capacité de réaction, l'OL n'a pas volé son 16e titre en onze ans. Mais il n'éclipse en rien ses largesses défensives. La titularisation de Cris, à bout de souffle dans le dernier quart d'heure, n'a pas rassuré Rémi Garde. Pas plus que les sautes de concentration affichées par Bakari Koné et Mouhamadou Dabo. Utaka ne s'est pas fait prier pour les exploiter et ajuster Lloris d'une frappe surpuissante (1-0, 27e). Emanuel Herrera, l'attaquant argentin arrivé cet été pour suppléer Olivier Giroud, n'a pas fait plus de sentiments pour transformer un penalty offert par la main de Gomis (2-0, 56e).

Mais à l'image d'un Yoann Gourcuff convaincant - tellement convaincant qu'il a été désigné homme du match - Lyon avait de la ressource. L'expulsion de Marco Estrada, pour un tacle illicite sur Benzia, lui a bien sûr facilité la tâche. Elle n'explique pas le sursaut lyonnais : quand le Chilien a vu rouge, la volée de Briand, sur un service délicieux d'Alexandre Lacazette, avait déjà fait mouche.

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