Eurosport
OL-Montpellier: 1er choc
Par
Publié 28/07/2012 à 00:00 GMT+2
Si le Trophée des champions ne soulève pas les foules à New York, Montpellier et surtout Lyon comptent sur lui pour renforcer leur crédit.
Eurosport
Crédit: Eurosport
A première vue, ce n'est pas l'Amérique. Entre les JO, les débuts d'Ibrahimovic sous le maillot du PSG en amical à Washington et le faible engouement enregistré à New York, le Trophée des Champions ne soulève pas l'enthousiasme outre-Atlantique. Difficile de faire illusion. Montpellier et Lyon vont s'affronter ce samedi dans l'anonymat général. La Red Bull Arena sonnera vide. Sur les 25.000 places disponibles, seuls 2500 billets ont trouvé preneurs alors que 6000 autres ont été offerts. Reste que ce Montpellier-Lyon offre la première opposition officielle entre deux vrais outsiders de la Ligue 1. Très loin du PSG certes, mais ce Trophée des Champions pourrait donner quelques tendances et ce sera surtout aux deux équipes de tenter d'attirer la lumière à elles.
L'an passé, Lille et Marseille avait offert un spectacle haletant à Tanger (5-4) semant les prémices d'une saison plutôt spectaculaire. Ce Montpellier-Lyon oppose deux formations aux dynamiques qui se croisent. Le palmarès du Trophée des Champions est là pour le rappeler. Entre 2002 et 2008, Lyon n'a laissé à personne le luxe de dominer le championnat de France. Six trophées des champions, personne n'a fait mieux. Mais depuis 2008, Lyon est absent du premier rendez-vous de la saison. 2012, Lyon revient. En catimini et avec des ambitions forcément à la baisse. Mercato atone, président à cran et joueurs cadres (Cris, Bastos, Källström, Cissokho) sur la touche, l'OL a vécu une intersaison agitée qui témoigne de la perte de standing d'un septuple champion de France en pleine cure d'austérité.
Lyon cherche de la sérénité
Les déclarations du boss lyonnais, Jean-Michel Aulas, stigmatisant les "pharaons" et les "dinosaures" du vestiaire des Gones, n'ont pas eu l'effet escompté puisque aucun des joueurs incriminés n'a pour le moment trouvé de point de chute. Au contraire, le moral du groupe a peut-être déjà été atteint, Lyon étant toujours à la recherche d'un succès après trois matches de préparation infructueux (contre l'Athletic Bilbao, la Real Sociedad et l'Impact de Montréal). Et le forfait de Lisandro ce samedi, l'un des trop rares joueurs de l'OL à son niveau la saison passée, n'est pas de nature à arranger les plans de Rémi Garde: "L'objectif, c'est bien évidemment de l'emporter", annonce le coach de l'OL. "On aura une rencontre très disputée, et ce trophée, c'est l'opportunité de poursuivre notre belle histoire débutée en coupe de France." Et d'apporter une bonne dose de sérénité à un club qui semble en manquer cruellement.
De la sérénité, Montpellier n'en manque pas depuis mai dernier. Du côté du champion de France, la moisson estivale a été très bonne avec quatre victoires en quatre matches. Les Héraultais en ont profité pour hâter l'adaptation de leur nouvel attaquant argentin Emanuel Herrera, auteur déjà de quatre buts, chargé de faire oublier, avec Gaëtan Charbonnier, le meilleur canonnier de Ligue 1, Olivier Giroud, parti à Arsenal. Daniel Congré et Anthony Mounier complètent un effectif plutôt séduisant. "Si Lyon est habitué à ce genre de compétition, pour nous ce sera différent. Ce serait extraordinaire pour le club de remporter ce trophée", a déclaré vendredi l'entraîneur montpelliérain René Girard. Après le titre de champion de France, Montpellier, qui a encore faim de titres, est encore sur son nuage. Et compte bien y rester.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité