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La Coupe à la maison et, enfin, des retrouvailles dignes de ce nom

La Coupe à la maison et, enfin, des retrouvailles dignes de ce nom

Le 09/09/2018 à 23:48

LIGUE DES NATIONS – France-Pays-Bas (2-1) a permis aux Bleus et à leurs supporters de solder le seul échec de l'été : leurs retrouvailles. Cette fois, les deux camps se sont retrouvés dans une communion à vous ficher des frissons. C'était une belle soirée.

Ils les avaient quittés, le 16 juillet, après un passage express et avoir attendu des heures et des heures en plein cagnard sur les Champs-Elysées. Cette fois, les Bleus ne se sont pas échappés. Devant un Stade de France plein comme un œuf, les champions du monde ont retrouvé leurs supporters pour une soirée pleine d'émotions. Parce que tout le monde voulait son petit bout d'étoile et ce dimanche, entre la présentation des joueurs, la Coupe du monde et les concerts, les supporters ont été servis. Charles, 28 ans, est venu de la Sarthe parce qu'il avait un compte à régler : "J'étais sur les Champs-Elysées le 16 juillet et je peux vous dire que j'avais bien les boules", témoigne-t-il avec un maillot de Kanté sur le dos. "On a à peine eu le temps de les apercevoir. Je n'ai pas pu aller en Russie pour des raisons financières et ce soir, c'est la séance de rattrapage."

Myriam, elle, a amené ses deux enfants : "Ils m'ont parlé de Kylian Mbappé tout l'été", sourit-elle. "Je voulais leur faire ce plaisir. Depuis la Coupe du monde, c'est foot matin, midi et soir. Ce soir, ils vont enfin pouvoir voir leur héros." Il y a les habitués. Et puis, parmi ceux qui ne rateraient ça pour rien au monde, il y a des novices. La campagne de Russie a suscité quelques vocations. Jules a 16 ans. Il vient de Vendée et n'avait jamais mis les pieds dans un stade avant ce dimanche. "J’ai commencé à m’intéresser à la Coupe du monde à partir du match face à l’Argentine", se souvient-il. "Après c’était la folie. Comme mon frère est un vrai passionné et qu’il habite Paris, je me suis dit que c’était une bonne occasion de voir les champions du monde pour de vrai."

Seule ombre au tableau : pénurie de maillots

Seule ombre au tableau pour ces retrouvailles presque parfaites : "J’espérais acheter un maillot avec 2 étoiles mais a priori, ils sont en rupture de stock." Il faudra attendre le mois d'octobre pour obtenir la précieuse tunique et ce dimanche, les maillots aux deux étoiles se faisaient très rares. Beaucoup plus discrets que les tuniques floquées du numéro 10 de Mbappé, le hit de l'été 2018. La pénurie de maillots bleus a fait de nombreux déçus devant le stade. Mais sitôt les portes franchies, le Stade de France n'a fait qu'un dans une communion à donner quelques frissons.

C'est d'abord un souvenir qui a fait chavirer le stade entier. Un but entré dans la légende de la grande histoire de l'équipe de France, celui qui a fait basculer son Mondial. Diffusée sur les écrans géants, la "frappe de bâtard" de Pavard contre l’Argentine a rendu fou l'enceinte comme s'il venait de marquer à l'instant. Et puis le Stade de France a hurlé chacun des noms égrenés par le speaker et s'est trouvé un nouveau chouchou désormais incontestable : Kylian Mbappé.

Kanté le chouchou, Mbappé la superstar

La victoire, bienvenue, n'a rien gâché à l'affaire. Sitôt les Pays-Bas expédiés (2-1), les effluves de Moscou et le trophée de la Coupe du monde ont fait basculer le Stade de France dans la folie. Une communion grandiose menée de main de maître par la Fédération Française qui avait vu les choses en grand avec une bâche géante "Champions du monde" et un astucieux jeu de lumière bleu-blanc-rouge. Les joueurs, sans leurs portables mais avec des sourires à se décrocher la mâchoire, et les supporters l'attendaient depuis des semaines et croyez bien qu'ils en ont profité. Le Stade de France était prêt à s'écrouler quand le timide N'Golo Kanté est sorti du tunnel presque gêné de recevoir tant d'amour. Seuls la superstar Kylian Mbappé, la chanson de Benjamin Pavard, un dab de Paul Pogba et la démarche "cassée" de Samuel Umtiti ont concurrencé le génial NG à l'applaudimètre.

"We are the champions" pouvait résonner deux mois plus tard dans un tour d'honneur interminable et, au fond, il sonne aussi bien au mois de juillet qu'à la rentrée de septembre. Ce dimanche, c'est comme si l'été se prolongeait : Magic System, Feel the magic in the air, "N'Golo Kanté, il est petit, il est gentil", "Benjamin Pavard, je ne crois pas que vous connaissez", Vegedream. Ils ont ramené la Coupe à la maison. Et ça valait le coup d'attendre.

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