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Portugal - Italie : Chiesa, la réponse à l'énigme Balotelli ?

Chiesa, la réponse à l'énigme Balotelli ?

Le 10/09/2018 à 10:45Mis à jour Le 11/09/2018 à 08:53

LIGUE DES NATIONS - Mario Balotelli forfait et critiqué, l'Italie se cherche un leader d'attaque pour son déplacement périlleux au Portugal lundi (20h45). Si Ciro Immobile devrait débuter en pointe, l'homme fort du secteur offensif transalpin pourrait bien être Federico Chiesa, auteur d'une bonne entrée face à la Pologne (1-1).

Cette fois, Mario Balotelli va échapper aux critiques. L'attaquant niçois n'a pas été épargné après le piètre nul concédé par l'Italie face à la Pologne vendredi à Bologne (1-1). Ce week-end, il n'était question que de lui, ou presque. Des commentaires acerbes sur sa prestation décevante, avec en point d'orgue un "tacle" d'Arrigo Sacchi ("L'intelligence est plus importante que les pieds"), auxquels Super Mario a répondu sur les réseaux sociaux avec un message posté sur son compte Instagram : "Ne gâche pas une bonne journée en pensant à la mauvaise journée de la veille. Je suis fort. Et vous ?"

Balotelli n'aura pas l'occasion de joindre le geste à la parole. La réponse sur le terrain attendra. Sorti à l'heure de jeu en se tenant la cuisse vendredi, en manque de rythme après avoir repris tardivement avec Nice, il ne sera pas sur la feuille de match à Lisbonne. Une première sous l'ère Roberto Mancini. Balotelli a été titulaire lors de trois des quatre matches disputés par l'Italie depuis l'arrivée du nouveau sélectionneur transalpin, face à l'Arabie Saoudite (2-1), la France (3-1) et donc la Pologne et n'était resté sur le banc que face aux Pays-Bas (1-1).

Chiesa a soigné son entrée

Ce n'est pas vraiment une sanction. "Balotelli n'a peut-être pas bien joué, mais ne pas être à 100% sur un match, ça arrive à tout le monde, a tempéré Mancini dimanche. C'était le premier match officiel de la saison (pour la sélection), il y en aura plein d'autres." Dans l'esprit de l'ancien numéro 10 de la Sampdoria, Balotelli reste le leader d'attaque de cette Italie en chantier. Un pari qui est loin de faire l'unanimité en Italie, où Super Mario reste une énigme. Dans ce contexte, et compte tenu de la méforme du joueur, la décision de se passer de lui au Portugal n'est pas illogique.

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Elle ne sera pas mal perçue sur la Botte. Comme l'annonce de titulariser Federico Chiesa. Le jeune ailier de la Fiorentina a donné un second souffle bienvenu à la Nazionale en seulement vingt minutes de temps de jeu contre la Pologne. Et il a été décisif en provoquant le penalty transformé par Jorginho sur le but égalisateur des Italiens. La presse transalpine n'a pas manqué de souligner son apport. "Nous n'avons pas de Ronaldo, mais si on a un bon joueur, pourquoi le garder sur le banc ?", s'interrogeait ainsi la Gazzetta dello Sport dans son édition de samedi en faisait référence à Chiesa.

Pas un buteur, mais…

Contrairement à son père Enrico, qui avait explosé à la Sampdoria au milieu des années 90 aux côtés de… Mancini, la pépite de la Viola n'est pas un buteur. Mais ce n'est pas dans la capacité à marquer des buts que se limitent les carences offensives de l'Italie. Si Balotelli cristallise les critiques, cela ne doit pas masquer la prestation indigente de Lorenzo Insigne à ses côtés. Le Napolitain peine lui aussi à convaincre sous le maillot de l'équipe nationale dans un rôle de dynamiteur de défenses. Chiesa, par sa capacité à accélérer, créer et éliminer, a le profil pour endosser ce costume.

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L'Italie attend beaucoup de lui. Mancini aussi. Le sélectionneur italien lui a systématiquement donné sa chance depuis sa prise de fonctions, même si Chiesa n'a été titulaire que face à la France à Nice. "J’attends de Chiesa qu’il marque un peu plus de buts, il a les possibilités pour en inscrire plus de six par saison", disait Mancini en juin. Après six sélections, le Florentin attend toujours son premier but en équipe nationale. Mais il semble avoir compris le message. Buteur face au Chievo (6-1) et passeur face à l'Udinese (1-0), Chiesa a été décisif lors de deux premières journées de Serie A.

Un contrat juteux avec Nike

Une entame de saison réussie, comme son entrée face à la Pologne, qui appelait logiquement une titularisation avec la Nazionale pour l'étoile montante du football transalpin. Convoité par les plus grands clubs de la Botte, de Naples à la Roma en passant par la Juventus et l'Inter, Chiesa a aussi défrayé la chronique en signant un contrat juteux avec Nike. Le plus important proposé par la firme américaine à un footballeur derrière Cristiano Ronaldo et Marco Verratti, selon le quotidien La Nazione. Signe que la marque à la virgule voit grand pour l'ailier de la Viola.

Les signes d'une montée en puissance sont là. Chiesa aura l'occasion de la confirmer face au Portugal. Avec Ciro Immobile, préféré à Andrea Belotti, pour l'accompagner au sein d'une attaque italienne scrutée par tout un peuple après les lacunes affichées face à la Pologne. Si les tifosi sont impatients de revoir leur équipe nationale évoluer au plus haut niveau, Chiesa, 20 ans seulement, a tout le temps devant lui pour progresser et s'imposer avec la Nazionale. Mais à Lisbonne, il pourra déjà rassurer des supporters manifestement inquiets de voir l'Italie dépendre du fantasque Balotelli.

Federico Chiesa - Italia-Polonia 2018

Federico Chiesa - Italia-Polonia 2018Getty Images

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