A Llanelli, terre de rugby à plus d'une heure de Cardiff, l'équipe de France féminine compte transformer l'essai après six victoires en six matches de qualification du Mondial 2023 : un nouveau succès l'enverrait quasiment en Australie et Nouvelle-Zélande, hôtes de la prochaine Coupe du monde. L'équipe de Corinne Diacre, en tête de son groupe (18 points) devant les Galloises (13 pts), pourrait en effet ensuite se contenter d'un match nul, mardi contre la Slovénie (3e, 11 pts) au Mans, pour se qualifier avant même la dernière fenêtre des éliminatoires, en septembre. L'objectif semble à portée de main, mathématiquement parlant, mais sur le terrain la tâche paraît moins aisée.
Equipe hargneuse
Lors de la phase aller, fin novembre, "on avait vraiment galéré" malgré la victoire 2-0, se rappelle Sandie Toletti. "On s'attend à une équipe hargneuse, qui va nous rentrer dedans, ça va être vraiment difficile", anticipe la milieu française de Levante, auprès de l'AFP. A Guingamp, les Françaises avaient fait céder les Galloises avant la mi-temps par Kadidiatou Diani (45e+2) puis avant le coup de sifflet final par Selma Bacha (90e). Les Britanniques, réduites à dix en seconde période, avaient été proches d'égaliser sur une tentative de Jess Fishlock repoussée par le poteau juste avant le deuxième but tricolore.
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"C'était un beau match, on a gagné 2-0 en marquant à la fin mais elles peuvent aussi revenir à 1-1. Après, c'est aussi la force de notre équipe, on a eu des matches difficiles mais on ne lâche pas et on arrive à les gagner", veut retenir Toletti. Le sommet du groupe s'annonce donc disputé dans le Parc y Scarlets de Llanelli, écrin blanc aux sièges rouges où évolue habituellement l'équipe de rugby à XV des Scarlets. Plus de 4.000 billets avaient été vendus mercredi, selon la fédération galloise, soit moins d'un tiers de la capacité du stade.

Dernier train avant l'Euro

Si l'enjeu collectif prime bien sûr, la rencontre face à la 31e nation au classement Fifa peut valoir cher pour certaines Françaises, que ce soit pour asseoir leur place de titulaire, pour certaines, ou décoller du banc des remplaçantes, pour d'autres. A trois mois de l'Euro (6 au 31 juillet), le groupe tricolore s'est stabilisé à quelques exceptions près: Perle Morroni, en manque de temps de jeu à Lyon, profite du forfait de Bacha pour revenir, comme l'attaquante du Paris FC Ouleymata Sarr appelée pour remplacer Melvine Malard, également blessée.
Le coup de pression de Katoto au PSG
La pression est aussi forte sur les épaules sur la jeune Ella Palis, milieu de 23 ans, qui a pris numériquement la place de Kheira Hamraoui. Diacre a coché le nom de la Bordelaise (4 sélections, la dernière en juin 2021), "performante avec les moins de 23 ans sur le dernier stage", autant pour la revoir avant l'Euro, que pour s'éviter une nouvelle cohabitation difficile entre Hamraoui et ses équipières du PSG, Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto en tête.
Malgré les tensions, Katoto reste la machine à buts la plus redoutable de l'équipe de France, pour qui elle a maqué treize fois en neuf sélections cette saison. La deuxième meilleure buteuse de l'ère Diacre (23 unités), derrière Eugénie Le Sommer (25), a créé des remous cette semaine en confiant à l'AFP être en "total désaccord" avec son club, où elle est en fin de contrat, à propos des négociations sur une nouvelle prolongation. Ses performances, déjà très suivies, seront encore un peu plus scrutées à Llanelli.
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