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F1, GP de Bahrein : Lewis Hamilton (Mercedes) : "Une sorte de libération, de soulagement"
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Publié 28/11/2020 à 17:50 GMT+1
GRAND PRIX DE BAHREÏN - Lewis Hamilton a beau être le meilleur, il n'est pas surhumain. Après sa dixième pole position saisonnière, samedi à Sakhir, le Britannique de Mercedes a avoué que cette saison particulière réclamait beaucoup d'énergie. Et qu'il vivait sa position de pointe comme un "soulagement".
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Lewis Hamilton a beau empiler les pole positions, il n'est pas à l'abri de la fatigue, peut-être plus mentale que physique, générée par une saison intense, pour les raisons que l'on sait. Le plus rapide en qualification pour la dixième fois de la saison, samedi à Sakhir, où se tient le Grand Prix de Bahreïn, le Britannique a dit combien cela restait difficile de négocier un agenda convoquant les pilotes pour 17 Grands Prix en seulement cinq mois et demi.
Champion du monde pour la septième fois, il y a deux semaines au Grand Prix de Turquie, l'as de Mercedes n'a pas en fait eu le temps de profiter des festivités. Au lendemain de son sacre à Istanbul, il était à l'entraînement pour aborder l'ultime "triple header" de 2020, succession de trois courses de suite, qui verra le paddock rester à Sakhir pour le Grand Prix du même nom le week-end prochain, avant de filer dans la foulée à Abou Dabi, pour la "finale". Et les jours suivants, il a rempli ses obligations médiatiques et commerciales.
"On n'a pas vraiment fêté ça, j'ai continué de m'entraîner, a-t-il expliqué à l'ancien pilote David Coulthard, qui a mené les interviews à chaud. Je voulais être certain d'être prêt pour ce Grand Prix, rester dans mon état d'esprit, ma concentration, dans la continuité de ce que pouvons accomplir cette saison avec l'écurie, et je reste émerveillé par mes gars. On enchaîne sur trois semaines de Formule 1. Peu importe comment la saison évolue, ça reste une saison difficile."
Débarrassé des enjeux aux championnats Pilotes et Constructeurs, il a trouvé une saveur particulière à sa nouvelle réussite sur le tour qualif : "Être capable de signer un tel chrono ici est vraiment très agréable, et je le savoure. La chose la plus importante est de savourer. Quand on parvient à le faire, c'est une sorte de libération, de soulagement."
L'Anglais de 35 ans, qui travaille aussi à parapher son prochain contrat - il est son propre manager -, a effectivement battu à deux reprises le record de la piste de Sakhir, pour descendre la marque à 1'27"264.
De quoi inspirer un sentiment de perfection, l'a relancé "DC" ? "Je suis toujours à la limite, a expliqué Lewis Hamilton. Vous savez ce que c'est de trouver l'équilibre parfait sur un tour, entre l'entrée d'un virage et la sortie. Le virage n°1, je l'ai un tout petit peu manqué au point de corde. J'aurais pu être un peu plus rapide dans le virage n°4 et le virage n°6… mais je pourrais vous raconter tout le tour comme ça. C'était un bon tour. A chaque fois que je vais en piste, je peux gagner du temps à un endroit et en perdre à un autre. Mais je pense toujours que je peux gagner deux dixièmes ici et là."
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Verstappen et la carte de la stratégie
Battu en qualification pour la 12e fois en 15 occasions cette saison, Valtteri Bottas n'a pas compris pourquoi il avait lâché en route à 0"289, à matériel égal. "Je ne sais pas trop… car la sensation était bonne dans la voiture, a confirmé le Finlandais, perplexe. Mais au final, le chrono n'est pas là. Je n'ai pas commis d'erreur, j'ai vraiment pensé que mon dernier tour était très bon. C'est toujours des petites choses, ça et là, ce n'est pas juste sur un virage."
À présent, il sait qu'il aura une chance au départ, dimanche à 15h10, mais que ce sera peut-être la seule de toute la course. "Il y aura une lutte jusqu'au premier virage", a-t-il promis. Pas sûr que ce soit le cas car il partira de la partie sale de la piste.
Enfin, Max Verstappen (Red Bull) était persuadé de pouvoir au moins séparer les Mercedes sur la grille de départ, mais il n'en a pas eu le loisir. Pour ça, il lui a manqué 0"125. "Mon tour a été plutôt bon, a estimé le Néerlandais, pourtant le plus rapide du dernier entraînement. J'ai manqué un peu d'adhérence sur le train arrière mais globalement ce fut une qualification correcte. On verra comment ça se passe en course, car ce sera très difficile pour les pneus. On a un bon compromis en termes de réglages. Ce sera difficile de lutter contre les Mercedes mais il y a différents types de pneus disponibles. On verra si notre position de départ est un avantage. " Avec deux arrêts prévus, il aura effectivement de quoi développer une stratégie alternative.
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