La FIA l'a annoncé jeudi. L'enquête sur l'accident de Romain Grosjean (Haas) lors du GP de Bahraïn a débuté et "devrait prendre entre 6 et 8 semaines". Elle "examinera chaque aspect, notamment les équipements de sécurité, comme le casque, le HANS (armature fixant le casque à l'appui-tête), le harnais de sécurité, la combinaison et les vêtements de protection, la cellule de survie (habitacle renforcé), l'appui-tête, le système d'extincteur embarqué dans la voiture et le halo (système de protection frontale du cockpit)", précise la Fédération internationale de l'automobile.
Elle "portera également sur la résistance du châssis et celle de la glissière de sécurité face à un choc de cette puissance et avec cette trajectoire et évaluera aussi le rôle des commissaires de course et de l'équipe d'intervention médicale." Seront impliqués également le promoteur de la F1, l'écurie Haas et le syndicat représentant les pilotes, le GPDA (pour Grand Prix Drivers' Association).
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Diverses vidéos, "notamment une caméra ultrarapide qui fait face au pilote et filme 400 images par seconde pour révéler au ralenti tout ce qui lui arrive pendant l'accident", l'enregistreur de données d'accident de la voiture, "qui indiqueront sa vitesse et les forces exercées", et "des accéléromètres auriculaires, adaptés au conduit auditif du pilote pour mesurer les mouvements de la tête lors d'un accident", seront analysés.

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"Chaque année, le Département Sécurité de la FIA enquête sur une trentaine d'accidents graves survenus lors de courses sur circuit dans le monde et cette enquête suivra la même procédure", assure la Fédération internationale de l'automobile.

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La monoplace du natif de Genève, qui a quitté la piste à cause d'un accrochage juste après le départ de la course, a été coupée en deux et a pris feu après s'être encastrée à 220 km/h dans une barrière de sécurité. A la tête du GPDA, Romain Grosjean, qui souffre de brûlures aux mains, d'une entorse de la cheville gauche et de contusions du même côté de son corps, réfléchit déjà à cette enquête.
Il faut qu'on travaille sur les gants
"Il faut qu'on travaille sur les gants parce que c'est le premier truc qu'on met en-dehors de la voiture pour sortir, a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse virtuelle mercredi, à sa sortie de l'hôpital. Il faut voir pourquoi mon appui-tête s'est détaché et s'est mis de travers, c'est ça qui m'a bloqué du côté droit. Et la barrière de sécurité, pourquoi elle s'ouvre comme ça ? Pourquoi elle revient sur la piste ?"
La formation des commissaires aux incendies doit également être repensée, selon lui. "Il faut qu'on arrive à trouver des "marshalls" formés qui seraient peut-être les mêmes partout dans le monde", suggère Grosjean. "Le halo m'a sauvé la vie", réitère enfin celui qui en a été un des principaux critiques à son introduction en 2018, louant aussi sa combinaison et ses sous-vêtements ignifugés.

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