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"Beaucoup d'espoir pour Bianchi", selon l'ancien délégué médical de la FIA Gary Hartstein

"Beaucoup d'espoir pour Bianchi", selon un ancien délégué médical de la FIA
Par F1i

Le 21/10/2014 à 18:49Mis à jour Le 21/10/2014 à 19:39

Toujours dans un état critique mais stable, Jules Bianchi aurait des motifs d'espoirs pour que les choses s'améliorent selon l'ancien délégué médical de la FIA, le docteur Gary Hartstein.

L’ancien délégué médical FIA de la F1, le docteur Gary Hartstein, livre un avis éclairé sur la situation dans laquelle se trouve Jules Bianchi.

Victime d’un terrible accident au Grand Prix du Japon il y a maintenant seize jours, le Niçois, qui souffre d’une lésion axonale diffuse (DAI), est, aux dernières nouvelles, toujours dans un état jugé "critique mais stable" à l’hôpital Mie General de Yokkaichi. "On peut entretenir beaucoup d’espoir que les choses s’améliorent", commente Hartstein, urgentiste au CHU de Liège en Belgique, dans les colonnes du magazine Auto Hebdo.

"Pourquoi ? Parce qu’en disant axonal, nous couvrons notre ignorance au niveau cellulaire et moléculaire, nous ne savons strictement rien de ce qui se passe, nous ne savons pas pourquoi il y a dérangement fonctionnel."Est-ce la production ou l’utilisation de l’énergie ? Est-ce la synthèse des protéines ou la lecture des chromosomes ? Est-ce autre chose au sein de ces cellules à être dérangé ? Ignorance totale", explique celui qui a été délégué jusqu'en 2012. "Le DAI est une gamme de lésions métaboliques cellulaires qui va de la commotion allant en s’améliorant au fil des heures, des jours et des semaines, jusqu’au DAI très sévère dont le patient ne se réveille pas", poursuit Hartstein.

"Jules Bianchi peut très bien, pour peu que les lésions cellulaires dont nous ne soupçonnons pas la nature commencent à se réparer, se réveiller et être à peine, un peu ou beaucoup handicapé. Ou ne pas se réveiller."analyse Hartsetein. "Il faut donner à ce cerveau, si le reste de la mécanique suit, et s’il n’y a pas de dégradation cervicale par ailleurs, le temps de régler ses affaires, et aux spécialistes celui de constater et de mesurer son amélioration. Il peut y avoir des lésions réversibles et malheureusement irréversibles."

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