Grand Prix d'Arabie saoudite | Comment Oscar Piastri (McLaren) a piégé et agacé Max Verstappen (Red Bull) au premier virage
Par Julien Pereira
Mis à jour 21/04/2025 à 08:26 GMT+2
Tout s'est joué au virage numéro un. Dimanche, Oscar Piastri a remporté le Grand Prix d'Arabie saoudite en prenant Max Verstappen à son propre jeu peu après l'extinction des feux. Le quadruple champion du monde a logiquement été pénalisé et facilité le travail du pilote "papaye". Le pilote McLaren apprend vite et maîtrise déjà les subtilités de la défense du Néerlandais.
Les dessous du mal-être de Norris
Video credit: Eurosport
La saison dernière, ils étaient nombreux, chez McLaren, à s'arracher les cheveux lorsque Max Verstappen roulait Lando Norris dans la farine. Le Britannique n'a jamais vraiment trouvé la solution face aux filouteries de "Super Max". Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Oscar Piastri, lui, n'a pas trop tardé à trouver la parade. Dimanche, au Grand Prix d'Arabie saoudite, il a même pris le quadruple champion du monde à son propre jeu.
Le Néerlandais, réputé pour être quasiment imprenable au départ, est cette fois tombé sur plus fort... et plus malin que lui. À l'extinction des feux, le pilote McLaren a tout réussi à la perfection : son impulsion, son passage de rapports - sans le moindre patinage - et son placement, qui lui ont permis de reprendre 0"250 à son adversaire jusqu'aux 200 km/h. Un peu tassé par le poleman, l'Australien n'a pas quitté sa ligne jusqu'aux abords du premier virage.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/04/21/image-081f10de-ceba-41d0-b121-4c5b799deb56.jpeg)
Oscar Piastri (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Arabie saoudite 2025
Crédit: Getty Images
Il n'aurait jamais pu prendre ce virage
Ensuite ? Il a veillé à faire en sorte que le bout de son museau reste devant celui de la Red Bull en toutes circonstances : c'est exactement de cette manière que Verstappen avait plusieurs fois piégé Norris la saison dernière, en exploitant une zone plus ou moins grise du règlement. Coincé, le quadruple champion du monde a décidé de suivre sa logique jusqu'au bout et d'insister, quitte à court-circuiter le deuxième virage.
"Il doit me rendre la position, j'étais devant", a immédiatement rapporté Piastri à la radio. "Il m'a poussé en dehors de la piste", s'est lui plaint Verstappen. "Que je sois là ou non ne change rien, a souligné l'Australien quelques instants plus tard. Il n'aurait jamais pu prendre ce virage." L'incident a rapidement fait l'objet d'une enquête et débouché, un peu plus tard, sur une pénalité de cinq secondes infligée au champion en titre.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/04/20/image-91f7e9e7-3a9a-4bb1-bed8-df0258e91661.jpeg)
Une vue aérienne de la bataille entre Oscar Piastri (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Arabie saoudite 2025
Crédit: Getty Images
"Les commissaires ont examiné les données, la vidéo, la télémétrie et les caméras embarquées et ont déterminé que l'essieu avant de la voiture 81 [la McLaren, NDLR] était au niveau du rétroviseur de la voiture 1 [la Red Bull, NDLR] avant et à la corde du virage numéro 1 lorsqu'elle tentait de dépasser par l'intérieur, peut-on lire sur le rapport. La voiture 81 se trouvait aux côtés de la voiture 1 à la corde. Selon le règlement, il s'agissait donc du virage de la voiture 81."
Le problème est que je ne peux pas donner mon avis
C'est précisément ce que Piastri a rappelé lorsqu'il a été interrogé à chaud par David Coulthard après la course qu'il venait de remporter. Après un échange - vraisemblablement à ce sujet - avec Mohammed Ben Sulayem, Verstappen a lui préféré ne pas faire de commentaire et écourté presque toutes les interviews. "Le problème est que je ne peux pas donner mon avis sur cela car je risquerais d'être pénalisé, a-t-il lâché en conférence de presse. Il vaut donc mieux que je n'en parle pas."
Comme il le fait souvent à chaque fois qu'une décision est défavorable à son pilote, Christian Horner a arpenté le paddock avec une capture d'écran imprimée sur papier, suggérant que Verstappen avait bel et bien l'avantage sur Norris au virage numéro 1. Le dirigeant britannique a passé beaucoup de temps auprès des journalistes pour défendre le point de vue de son pilote. Sans grand succès. Piastri a bien réussi son coup.
Sur le même sujet
Plus de détails
/gsd-image-store.sports.gracenote.com/D589716D03BB6DF5595E23C8747F69AA873991324043883.png)
Formule 1Course
1
O. PiastriTerminé
Publicité
Publicité