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Button : "Ma décision"
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Publié 28/03/2010 à 16:39 GMT+2
Jenson Button (McLaren) a gagné quatre positions grâce à un passage précoce au stand, en début de course. Un choix audacieux dont le mérite lui revient. "Cette victoire est très spéciale. Ça m'a pris du temps pour bien prendre mes marques dans la voiture mais l'équipe a été fantastique", a-t-il dit.
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Ce fut une course incroyable, avec un relais de plus de 50 tours en pneus tendres. Vous avez fait le premier le pari de passer des slicks. Etait-ce votre décision ?
Jenson Button : Oui, c'était ma décision. C'est très facile pour un pilote de juger les conditions de piste ; le team, lui, peut voir les nuages mais sur la piste on sent bien ce qui se passe. Le départ n'a pas été parfait pour moi. J'ai touché Fernando [Alonso] au premier virage. J'étais à l'intérieur. Il n'a pas dû me voir. Cela lui a coûté beaucoup de temps. A moi aussi. Au début, la voiture n'avait pas d'équilibre en intermédiaires et j'ai lutté. Je me suis donc dis : 'Mettons les slick pour voir ce que ça donne'. La trajectoire était sèche mais quand même humide par endroits et, en prenant la pit lane, je me suis dis : 'C'est une décision catastrophique" car il pleuvait. Je suis sorti au virage 3 mais après, une fois dans le rythme, j'ai fait quelques bons tours, j'ai trouvé les parties du circuit sur lesquelles je pouvais attaquer et j'ai passé trois ou quatre voitures. C'était la bonne décision. J'en suis très heureux. Cette victoire est très spéciale. Ça m'a pris du temps pour bien prendre mes marques dans la voiture mais l'équipe a été fantastique ; elle m'a très bien accueilli. Ça a été très difficile de s'adapter au cockpit, je ne trouverai pas les mots exacts pour le dire. C'est une sensation très spéciale et nous allons capitaliser là-dessus. Je sens que je gagne en confiance et j'espère que nous pourrons faire quelque chose de similaire à la prochaine course car c'est agréable.
Lewis [Hamilton] est passé une seconde fois au stand et s'est plaint d'une dégradation à la radio. Comment ça s'est décidé entre vous, l'équipe et lui ?
J.B. : Je ne savais pas quels étaient leurs plans. Je suppose qu'il est resté bloqué derrière Robert [Kubica] et ne pouvait passer. Je n'ai jamais pensé à reprendre des pneus neufs. M'arrêter une seconde fois n'a jamais été une option. Mon rythme n'était pas génial, je commençais à endommager mes pneus arrière, je me suis donc fixé une allure qui me permette de ne pas les détruire. La bonne chose était que Robert ne se rapprochait pas, et à 20 tours de la fin, j'ai commencé à attaquer au cas où d'autres rentreraient et seraient deux à trois secondes plus rapides. Nous ne pouvions établir meilleure stratégie.
Auriez-vous pu dépasser Vettel à la régulière, sans son problème ?
J.B. : Je le rattrapais au départ. Puis c'est devenu étrange : il me distançait, je le rattrapais... Et l'équipe m'a demandé de me calmer, car il fallait que je prenne soin de mes pneus. Je savais par expérience que les Red Bull étaient gourmandes en pneus arrière. Donc j'étais parti pour passer un seul train. Et voir ce qui se passerait ensuite. Mais bon, avec des 'mais' et des 'si'... je ne sais pas ce que cela aurait donné. L'important est de dire que nous repartons avec une victoire, peu importe la raison. L'équipe peut être fière d'elle-même.
Pensiez-vous qu'il ne vous faudrait que deux courses pour gagner avec McLaren?
J.B. : Non. Je pensais que ça prendrait plus de temps que cela. Cette course est un peu étrange. En rythme pur, je ne sais pas où nous serions. Mais la course, ce n'est pas seulement du rythme pur, c'est aussi de la réflexion, de l'attente. Nous avons tout bien fait aujourd'hui. Et nous repartons avec une bonne victoire. C'est très spécial. Cela veut dire beaucoup pour moi, d'être dans cette position, après deux courses seulement, alors que je suis resté sept ans dans mon ancienne équipe (ndlr : BAR, devenue BAR Honda, puis Honda, puis Brawn). (...) Obtenir de bons résultats alors qu'on sait qu'on n'a pas la meilleure voiture a particulièrement de la valeur. Ce sont des points très importants pour moi.
Il y a eu beaucoup de critiques à propos de l'ennuyeuse course àBahreïn. Est-ce que cette course va constituer une réponse pour un moment ?
J.B. : Nous avons tous pensé que la dernière course n'était pas la course la plus excitante. Mais je suis heureux que nous n'ayons pas tiré de conclusion définitive sur le sujet. Parce que cette course était superbe. J'ai pris beaucoup de plaisir. Evidemment, quand on gagne, on en prend toujours. Mais en revoyant les images, cela avait l'air très bien. J'espère que cela n'est pas seulement dû à la météo. Parce que les courses comme celle-ci sont celles que l'on aime. Toutes ne seront pas euphoriques. Mais c'est ainsi. Tous les matches du foot ne sont pas non plus marrants à voir. Il y a un équilibre à trouver.
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