Bonus-malus : Vettel et Ferrari se payent Hamilton et Mercedes

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GRAND PRIX D'AUSTRALIE - Sebastian Vettel (Ferrari) nous a offert une surprise comme on n'en attendait plus en battant Lewis Hamilton (Mercedes), dimanche. Et Esteban Ocon (Force India) a opéré la manœuvre du week-end sur Fernando Alonso (McLaren). Voici ce que l'on retiendra de la 1re manche du Mondial 2017.

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Crédit: Eurosport

La note : 1/5

Peu de suspense et aucun dépassement devant... Même le départ dont on attendait beaucoup a été banal.

Le vainqueur : Sebastian Vettel

L'Allemand, battu par son coéquipier de Ferrari en qualif en 2016 et accusé de baisser les bras, s'est remis en "mode combat". C'est le retour du racer tel qu'on l'aime et qui va sauver le championnat. Kimi Räikkönen (Ferrari) et Valtteri Bottas (Mercedes) pas dans le coup ce week-end, on va heureusement pouvoir compter sur lui pour ne pas laisser Lewis Hamilton (Mercedes) seul sur sa planète.

Le battu : Lewis Hamilton

Il jugeait sa W08 "parfaite à 99%" après la qualification et il s'était trompé ! Celui qui avait vu juste, c'est le directeur technique, James Allison, pas sûr vendredi de l'équilibre de la W08 avec la quantité d'essence pour la course.
"J'ai galéré avec le grip dès le départ et Sebastian [Vettel] m'a toujours répondu en termes de chrono ; et il allait plus vite. Vers la fin du relais, j'ai eu du trafic et j'ai surchauffé mes pneus. J'ai tellement galéré que j'ai été obligé de rentrer", a résumé le Britannique. Qui a donc fait le chemin inverse de Vettel en termes de mise au point de son matériel de vendredi à dimanche...

Ce qui aurait pu changer le cours du Grand Prix

En ressortant des stands devant Max Verstappen (Red Bull) au 18e tour, Lewis Hamilton (Mercedes) serait resté devant après l'arrêt de Sebastian Vettel (Ferrari). Ensuite, il aurait sûrement été menacé par l'Allemand.

L'action : Le dépassement de Fernando Alonso par Esteban Ocon

Le Français s'est jeté au freinage du n°1 pour avaler la McLaren de l'Espagnol au 52e tour. DRS ouvert, il n'avait aucune certitude de garder le contrôle de sa Force India. Une bonne manoeuvre à la testostérone qui valait P10 et le point qui l'accompagne. Son premier en F1.

Le gaffeur : Kevin Magnussen

Médiocre en qualification (17e), acculé par la performance de son coéquipier Romain Grosjean (6e), le Danois a expédié Marcus Ericsson (Sauber) en tête-à-queue dès le premier tour. Le Suédois a eu raison de se venger sur le champ (avec un doigt d'honneur) car il a ensuite été déçu du résultat de l'enquête : la FIA n'a pas conclu à la responsabilité de l'adversaire. Simple fait de course, donc.

Le maudit : Daniel Ricciardo

Cette fois, c'est sûr : l'Australien de RBR a un mauvais karma à Melbourne et il devra attendre un an de plus pour devenir le premier Aussie à monter sur le podium à domicile. Il a tenu à courir même en partant deux tours après tout le monde, à cause de son problème électrique. Mais un souci de capteur d'alimentation d'essence l'attendait au tournant.

Le bonus : Ferrari - Mercedes, le duel ultime

Pour Toto Wolff, la Formule 1 est "entrée dans une nouvelle ère". Les deux géants qui s'étaient frottés trop brièvement en 1954 sont désormais présents en même temps au premier plan. La meilleure affiche dont pouvait rêver la Formule 1 new look de 2017.

Le malus : L'abandon de Romain Grosjean (Haas)

Le Français était bien installé à la 7e place quand son moteur a lâché.

Le chiffre : 84

Comme le nombre de courses séparant le Grand Prix du Japon 2012 de celui d'Australie 2017 pour retrouver un leader ferrariste du Mondial Pilotes.

La déclaration : Toto Wolff

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