F1 2025 | Ferveur Lewis Hamilton mais première deadline : Ferrari se donne cinq courses pour viser le titre (ou pas)
Mis à jour 12/03/2025 à 14:57 GMT+1
Ferrari et ses tifosi ont accueilli Lewis Hamilton comme un messie et la SF-25 paraît bien née. La Scuderia a tout pour poursuivre sur la lancée de la fin de la saison dernière. Mais 2026 impose déjà son agenda. À tel point que le patron Fred Vasseur réévaluera les ambitions rouges dès le soir de la cinquième course.
"Si Hamilton est dans la course au titre, on va vivre une saison qui ne ressemblera à aucune autre"
Video credit: Eurosport
Plus d'un an après le transfert du siècle, Ferrari n'en a pas encore tout à fait fini du happening sans précédent qui rythme l'intégration de Lewis Hamilton. Qui va s'étendre bien au-delà de ses premiers pas officiels à Maranello, après plusieurs visites discrètes, ses premiers tours de roues avec une ancienne monoplace à Fiorano, ses tests de pré-saison avec la SF-25 et son tout premier Grand Prix avec la célèbre combinaison rouge, dimanche à Melbourne. Imola, le 18 mai, et Monza, le 7 septembre, seront les temps les plus forts parmi une quantité d'autres qui jalonneront cette lune de miel partie pour durer.
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Hamilton : son premier jour en piste à Fiorano avec Ferrari
Video credit: Eurosport
Chez Mercedes, l'an dernier, le quarantenaire britannique avait déjà senti la fièvre monter autour de lui sur les circuits, sans comparaison toutefois avec le tourbillon d'émotion qui l'a emporté jusque-là, à grand renfort d'acclamation du peuple ferrariste. Sans toutefois l'éloigner de la raison pour laquelle il a franchi le Rubicon : il est en mission et il veut devenir champion du monde une huitième fois ; la première avec les Rouges avant tout, à ses dires.
course au développement avec McLaren et Red Bull
Dans ce contexte, le 97e pilote du cheval cabré en Grand Prix nourrit un espoir d'autant plus fou que ça fait 17 ans que ses partisans attendent un titre. Ils ont souvent ressenti de la frustration devant ce qui leur échappait et leur compréhension des circonstances atténuantes mériterait bien d'être récompensée. Cette année ? C'est toute la question.
Indéniablement, les Rouges ont gagné le premier round médiatique face à Red Bull et son quadruple champion du monde Max Verstappen en perte de vitesse, McLaren et son pilote leader Lando Norris. Sans satisfaire personne à Maranello. Après ce temps en lévitation, Frédéric Vasseur a ramené tout le monde sur terre lors des tests à Sakhir. En substance, la SF-25 fixera vite le champ des possibles, entre s'embarquer dans une course au développement face à McLaren et Red Bull, et se donner les moyens de réussir le projet de l'an prochain. Ce dilemme revient tous les ans, mais il sera encore plus aigu cette année. Et pas seulement pour Ferrari.
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Charles Leclerc, Frédéric Vasseur et Lewis Hamilton (Ferrari) lors de la présentation de la saison 2025
Crédit: Getty Images
suspension avant changée pour Hamilton
Fiable, la SF-25 n'a pas non plus surpris l'armée rouge au Moyen-Orient. "Il y a une partie de vérification de ce qu'on a fait l'hiver, de chiffres aéro, de performances, de corrélation au dyno (mesure des paramètres du moteur) de ce qu'on a fait sur la piste ; là ça s'est plutôt bien passé aussi", a exposé le directeur d'équipe français à Canal+, au deuxième jour de tests.
Loin du froid bahreïni, Ferrari auscultera dans la douceur australienne le comportement de son bolide, et spécialement sa suspension avant à tirants. Un changement de design majeur qui doit permettre de monter les pneus en température plus vite, et ainsi coller encore plus à l'ADN du pilotage de Lewis Hamilton. Dans cette dernière année de la réglementation introduite en 2022, où les marges sont devenues faibles, Ferrari espère rentabiliser ses efforts à courts termes.
2026 : tout le monde logé à la même enseigne
"Quand est-ce qu'on arrête celle-là (la SF-25), quand est-ce qu'on bascule sur 2026 ? Parce qu'il y a un changement complet : moteur, châssis, aéro, et ce sera plus compliqué à gérer", expose Fred Vasseur. Sur une semaine de développement de la nouvelle voiture, on va gagner en dixièmes ce qu'on gagnait en centièmes sur l'ancienne. Si on prend du retard dans le développement de la nouvelle voiture, c'est sûr qu'on le paiera l'année prochaine. Je pense que ce qui va décider tout le monde, c'est la position au championnat après cinq courses. Un mois après Melbourne, on verra un peu plus clair sur les forces en présence. Je pense qu'on aura une bonne vision de qui est dans le coup ou pas au championnat. Après, si quelqu'un est une seconde devant, c'est assez facile de décider de dire "j'arrête et je me concentre sur 2026." ; s'il est une seconde derrière aussi."
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Hamilton chez Ferrari, Hadjar 3e Français... les 20 pilotes F1 2025
Video credit: Eurosport
Pour autant, le patron français croit moyennement à ce scénario. "Ce ne sont pas des scénarios réalistes. On était tous en un ou deux dixièmes l'année dernière et je pense que cette année ce sera pareil, voire plus serré. Mais ce sera un choix crucial à faire dans quelques semaines."
Les millisecondes en 2025 seront des dixièmes en 2026
"D'un côté, on a une SF-25 qui arrive en fin de cycle de développement, pour laquelle il est de plus en plus difficile de trouver de la performance, a corroboré Loïc Serra, le directeur technique. Chaque milliseconde va compter. On va passer du temps à trouver ces millisecondes. L'année dernière, la voiture une place devant nous sur la grille était simplement en moyenne 30 millisecondes plus rapide. Ça nous donne une idée pourquoi la milliseconde est importante. D'un autre côté, pour la voiture 2026, c'est un changement de réglementation totale : moteur, châssis, pneus. On démarre d'une page blanche. On va certainement voir une voiture dans la première année avec un rythme de développement très élevé. On ne parlera pas de millisecondes par semaine mais bien plus que cela. Équilibrer le développement pour ces deux voitures va être un exercice très difficile. Je ne pense pas qu'on sache aujourd'hui comment. On en saura un peu plus après quelques courses."
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Lewis Hamilton (Mercedes) lors des tests de pré-saison à Sakhir 2025
Crédit: Getty Images
Ferrari devrait donner une indication sur ses intentions fin avril. Tirer un trait très tôt sur ses ambitions mondiales n'aurait rien d'anormal. La Scuderia l'a déjà fait en 2021, juste avant le retour des monoplaces à l'effet de sol. Elle avait eu raison car sa machine était bien née. Cette année, le dilemme est qu'elle semble beaucoup plus proche de la machine de référence (la McLaren) qu'elle ne l'était à l'époque des reines de la piste Red Bull et Mercedes
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