GP d'Australie - Acte II, scène I : à Melbourne, Lando Norris (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) remontent sur scène
Mis à jour 16/03/2025 à 13:34 GMT+1
Lando Norris (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) se sont battus pour la victoire lors du Grand Prix d'Australie, la manche inaugurale du Mondial 2025 qui s'est disputée ce dimanche matin à Melbourne. Le Britannique est sorti vainqueur face au quadruple champion du monde en titre de cette première bataille de l'année, qui devrait en appeler d'autres au cours des 23 manches suivantes.
Lando Norris e Max Verstappen a duello a Melbourne nel GP d'Australia
Crédit: Getty Images
On prend les mêmes et on recommence. Après avoir dominé la saison 2024, Lando Norris (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) ont encore été les acteurs principaux du premier Grand Prix de l'année, qui s'est disputé dimanche matin en Australie. Si le premier a glané sa cinquième victoire en carrière, le second l'a inquiété jusqu'au drapeau à damier, échouant à 0"895 seconde.
A Melbourne, dans des conditions météorologiques changeantes, les deux meilleurs ennemis ont proposé un remake de leur combat féroce de l'an dernier. "Ce fut une course difficile, surtout avec Max derrière moi. J'ai dû pousser, notamment lors des deux derniers tours. C'était un peu stressant, je l'avoue, mais c'est une manière incroyable de commencer la saison", a admis Norris dans le parc fermé.
La confiance de Norris
Le leader du Championnat était celui qui avait le plus à perdre dans cette manche inaugurale. Le natif de Bristol a impressionné tout au long de ce week-end à l'autre bout du monde, de la première séance d'essais libres à la course, au volant d'une MCL39 déjà dominatrice. Lors des qualifications, lui et son coéquipier Oscar Piastri avaient verrouillé la première ligne et repoussé Verstappen à près de quatre dixièmes grâce à cette "voiture incroyable". Un monde séparait l'écurie couleur papaye et Red Bull, pensait-on. "Je suis assez surpris d'être troisième. Je ne m'attends pas à des miracles en course", affirmait le Néerlandais en conférence de presse, confirmant nos impressions.
La route vers le succès fut cependant longue et tortueuse pour Norris, qui a dû surmonter les averses, deux erreurs sans conséquence et des relances à la pelle derrière la voiture de sécurité. Si Piastri l'a pressé une bonne partie de la course avant d'être frappé par la malédiction des pilotes australiens à domicile (neuvième place après un passage dans l'herbe au 44e tour), c'est Verstappen qui lui a filé le plus de sueurs froides dans les ultimes boucles. Accusant jusqu'à plus de 16 secondes de retard à la moitié de l'épreuve après être parti à la faute au 17e tour, ce dernier a profité de la pluie et des faits de course pour revenir à la hauteur des monoplaces orange.
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Norris, la bonne année ? "Il a compris qu'il avait été trop gentil en 2024 avec Verstappen"
Video credit: Eurosport
Il prit même brièvement la tête des opérations lorsque Norris rentra chausser des pneus intermédiaires à l'apparition de la pluie au tour 45. Lui décida de rester en piste avec ses slicks. Une bêtise ? "Je pense que c'était un peu la panique. Le premier tour, ça allait, mais, malheureusement, la pluie a continué et nous avons dû rentrer. Je pense que même si nous étions rentrés un tour plus tôt, j'aurais quand même fini deuxième après cet arrêt. Le pari en valait définitivement la peine", répondait Verstappen.
La résilience de Verstappen
Il faut dire que le Batave excelle sur piste humide - en témoignent ses prestations mémorables à Interlagos en 2016 et en 2024 - et que l'eau déversée par le ciel australien a eu le mérite de niveler les performances de la MCL39 et de la RB21, moins bien née que sa concurrente. Un infime écart les a finalement séparées sur la ligne d'arrivée après deux derniers tours haletants.
"Max était rapide. Je savais que j'avais un bon rythme, mais j'ai fait une erreur au virage 6 et il s'est rapproché. Cela lui a permis de rester à moins d'une seconde. Il a tenté quelques attaques, j'ai dû regarder dans mon rétroviseur plus souvent que je ne l'aurais souhaité, mais je suis resté calme, j'ai gardé le contrôle et j'ai écouté Will (Joseph, son ingénieur)", a raconté le favori pour le titre mondial. Lequel estimait avoir tiré les leçons de ses erreurs passées. En 2024, dans des conditions similaires, il avait perdu à Silverstone et à Montréal des points importants dans la lutte pour la couronne.
De son côté, Verstappen, "très heureux" des 18 unités glanées en Australie pendant que son coéquipier Liam Lawson finissait dans le mur, exprimait sa satisfaction d'avoir marqué des points importants compte tenu des limites de sa monoplace par rapport à la surpuissante MCL39. "La Red Bull meilleure que prévu ? Elle est comme je l'attendais. On a vu lors du premier relais que nous manquions un peu de rythme face à la McLaren", a-t-il tempéré.
Mais mu par une détermination indestructible, le quadruple champion du monde n'a pas dit son dernier mot. Au fond de lui, il sait qu'un début d'exercice très solide n'est pas forcément garant d'une saison facile. L'an dernier, n'avait-il pas remporté sept des dix premiers Grands Prix avant de manger son pain noir pendant cinq mois ? "Ce n'est que la première course sur 24, donc gérer Max, gérer Oscar... Il faudra pousser jusqu'au bout", a d'ailleurs conclu Norris. Alors prenez vite vos places et installez-vous confortablement : Norris-Verstappen, la pièce ne fait probablement que reprendre.
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