Grand Prix d'Australie | Lando Norris (McLaren) vainqueur d'un Grand Prix chaotique devant Max Verstappen (Red Bull)

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Lando Norris (McLaren) peut pousser un grand ouf de soulagement. Malgré une grosse frayeur en fin de course - qui a coûté cher à son coéquipier Oscar Piastri - le Britannique a remporté un Grand Prix d'Australie sens dessus dessous en ouverture de la saison 2025. Son duel avec Max Verstappen (Red Bull), deuxième, est lancé. George Russell (Mercedes) complète le podium.

Lando Norris (McLaren) lors du Grand Prix d'Australie 2025

Crédit: Getty Images

La saison 2025 de Formule 1 démarre en fanfare ! Lando Norris (McLaren) a résisté aux éléments et à la pression de Max Verstappen (Red Bull) exercée dans les derniers tours d'un Grand Prix d'Australie très spectaculaire, pour convertir sa pole position en victoire, dimanche matin. Dans une course émaillée de sorties de piste et d'abandons, George Russell (Mercedes) est monté sur le podium, tandis que les Ferrari et Oscar Piastri (McLaren) ont perdu gros. 
Six pilotes hors-jeu dont un durant le premier tour de formation, trois leaders différents, trois interventions de la voiture de sécurité et autant de relances sur une piste détrempée ou sous la pluie... La manche inaugurale du Mondial 2025 a mis les nerfs de tout le monde à rude épreuve, à Melbourne.
Sur un circuit d'Albert Park transformé en patinoire à certains moments de la course, Norris a émergé du chaos pour décrocher une brillante victoire. Le Britannique n'a pas délivré une copie parfaite, certes, mais il a fait preuve de concentration et de calme durant 57 tours pour mener sa mission et celle de McLaren à bien. Il aurait pourtant pu tout perdre plus d'une fois.

Norris a eu chaud, Piastri a tout perdu

Muni de pneus intermédiaires à l'envol comme l'ensemble de la grille, le natif de Bristol avait conservé sa position de pointe lorsque Jack Doohan abîma son Alpine, occasionnant la première des trois sorties de la voiture de sécurité. À chaque fois, Norris a choisi le bon moment pour relancer la course. Impérial, il a principalement été menacé par Oscar Piastri, désireux de devenir le premier Australien à remporter "son" Grand Prix à la maison. 
Après avoir poussé Verstappen à la faute au 17e tour, l'Aussie s'est rapproché dangereusement de son coéquipier, poussant McLaren à demander à ses pilotes de "maintenir les positions" dans un premier temps, avant de les autoriser à se battre à partir du 33e tour. Les monoplaces couleur papaye comptaient alors plus de 15 secondes d'avance sur Verstappen, mais le crash de Fernando Alonso a rebattu les cartes.
La valse des arrêts au stand commença. Les pneus slicks faisaient leur apparition et cinq pilotes optaient pour la stratégie très agressive des mediums - dont Verstappen - alors qu'une nouvelle averse "courte mais intense" était attendue à partir de la 45e boucle. Les premières gouttes sont finalement tombées avec un tour d'avance, et c'est à ce moment-là que les McLaren ont perdu les pédales.
Norris et Piastri ont glissé au virage 11, et l'Australien, bloqué dans l'herbe au virage 13, a laissé la place de dauphin au lion néerlandais. Ce dernier a même pris les commandes de la course pendant l'arrêt de Norris, avant de les céder à... Lewis Hamilton (Ferrari).

Grand Prix difficile pour les Français

On a alors cru que le Britannique, très nerveux à la radio, allait décrocher le jackpot pour sa première sous les couleurs de Ferrari. Liam Lawson venait de déclencher la dernière intervention de la voiture de sécurité. Hamilton et Leclerc se retrouvaient en tête sous la pluie... avec des slicks. Rappelés au stand par la Scuderia, l'Anglais et le Monégasque ont finalement terminé P10 et P8, séparés par le revenant Piastri.
A Melbourne, il ne faisait pas bon être un rookie. Doohan (Alpine) et Bortoleto (Kick Sauber) ont jeté l'éponge en cours d'épreuve, à laquelle n'a pu participer Isack Hadjar. Le Français de Racing Bulls a commis une bourde lourde de conséquence au virage 2 durant le tour de formation. C'est depuis le paddock, où il a été réconforté par le patron de la F1 Stefano Domenicali et le père de son idole Lewis Hamilton, qu'il a assisté à la cinquième place d'Andrea Kimi Antonelli.
Parti 16e, le nouveau pilote Mercedes, 18 ans, a impressionné par sa maîtrise, malgré une petite faute au 17e tour et une pénalité de cinq secondes pour une sortie des stands dangereuse qui lui coûta sa quatrième place finale devant Alex Albon (Williams). Pierre Gasly, P9 à l'envol, a été expulsé de la zone des points par Hamilton. Esteban Ocon (Haas), lui, a traversé la course comme un fantôme, terminant 13e et avant-dernier. 

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