Festival Red Bull : Sergio Pérez l'emporte à Bakou devant Max Verstappen, Ferrari et Charles Leclerc (3e) loin derrière

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Sergio Pérez a refait le coup de Djeddah. Le Mexicain a tenu tête à son champion du monde de coéquipier Max Verstappen pour remporter dimanche le Grand Prix d'Azerbaïdjan sur le circuit de Bakou. Les Red Bull ont vécu seules sur leur planète, alors que Charles Leclerc (Ferrari) partait de la pole position. Le Monégasque complète, à bonne distance, le podium.

Sergio Pérez devant Max Verstappen : le cavalier seul des Red Bull durant le Grand Prix d'Azerbaïdjan, le 30 avril 2023

Crédit: Getty Images

Red Bull ne relâche pas son emprise. L'écurie autrichienne a signé un nouveau doublé au Grand Prix d'Azerbaïdjan, ce dimanche. Sergio Pérez s'est imposé pour la deuxième fois dans les rues de Bakou avec un peu plus de deux secondes d'avance sur son coéquipier Max Verstappen. Le poleman Charles Leclerc (Ferrari) les rejoint sur le podium.
Mauvaise publicité pour les promoteurs du Grand Prix d'Azerbaïdjan. "S'attendre à l'inattendu" était le slogan de la course, l'une des plus rapides et mouvementées de la saison. Mais Red Bull a pulvérisé les certitudes des organisateurs. Vainqueur ici-même en 2021, Sergio Pérez est devenu le premier pilote à doubler la mise à Bakou en sept éditions. Le Mexicain a franchi la ligne d'arrivée 21 secondes avant Charles Leclerc (Ferrari), troisième. Si le Monégasque, double poleman ce week-end, peut se revendiquer "prince du tour rapide", Pérez, lui, est indéniablement le "roi des circuits urbains".

Une voiture de sécurité après 11 tours, puis plus rien...

Dimanche, il a pris la tête des opérations peu avant la sortie de la voiture de sécurité au 11e tour, et Max Verstappen (Red Bull), deuxième, n'a pas été en mesure de lui contester la victoire alors que les deux coéquipiers sont autorisés à se battre en piste. L'Azerbaïdjan n'avait plus connu une course aussi assommante depuis 2016 et le très tranquille succès de Nico Rosberg (Mercedes) sur les rives de la Mer Caspienne.
Bourreau de Leclerc (Ferrari) dès le troisième tour et l'apparition du DRS (30 km/h de différence dans la ligne droite des Pétroliers), Verstappen semblait promis à une troisième victoire en quatre courses quand il s'est plaint d'un manque d'adhérence à la radio. La course du double champion du monde bascula en l'espace de quelques secondes.
Nyck de Vries (AlphaTauri) est sorti de la piste et, dans son malheur, le Néerlandais redistribua les cartes de la course. A l'annonce du drapeau jaune, le leader s'est précipité dans la voie des stands sans se douter que l'abandon de son compatriote provoquerait la sortie de la voiture de sécurité, la neuvième en six courses à Bakou.
L'arrêt précoce de Verstappen l'a condamné. Pérez et Leclerc, comme l'ensemble des pilotes de la grille - excepté Esteban Ocon (Alpine) et Nico Hulkenberg (Haas) -, ont bénéficé d'un changement "gratuit" de pneumatiques. Max la Menace dépassa le Monégasque au T3, mais il dut se résoudre à suivre la route victorieuse tracée rapidement par Pérez, malgré une touchette avec un mur au T15.

Premier podium de la saison pour Leclerc

Les pilotes Red Bull continue de confisquer la victoire en 2023 après quatre courses. Verstappen conserve l'avantage au championnat pour six points, son meilleur ennemi du week-end George Russell (Mercedes) s'emparant in-extremis de l'unité promise au meilleur tour. Ferrari n'est pas encore capable de jouer la victoire à la régulière, mais la Scuderia va bien mieux. Leclerc est monté sur le podium pour la première fois de la saison malgré la pression exercée par l'infatigable Fernando Alonso (Aston Martin). Troisième lors des trois premières manches, l'Ibérique doit se contenter de la quatrième place qu'il a obtenue grâce à un magnifique dépassement sur Carlos Sainz (Ferrari) à la relance.
Prié par son ingénieur d'accélérer le rythme, Sainz ne conservera pas un souvenir impérissable de son séjour en Azerbaïdjan. Son seul fait d'armes étant d'avoir frustré jusqu'au bout Lewis Hamilton (Mercedes), P6 devant Lance Stroll (Aston Martin) et Russell (Mercedes).
Alpine ne portera pas non plus ce Grand Prix dans son coeur. Pierre Gasly a terminé 14e devant Ocon. Ce dernier a toutefois validé le changement de set-up sur sa monoplace qui a provoqué son départ depuis la pit-lane. Il a tenu ses gommes dures pendant 49 tours et s'est accroché à la 9e place jusqu'à son passage au stand dans le tour, résistant à Lando Norris et sa McLaren améliorée.
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