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GP d'espagne - Pour Pirelli, quatre arrêts "c'est trop"
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Publié 12/05/2013 à 20:49 GMT+2
Pirelli est désormais décidé à rectifier au plus vite ses pneus pour les sécuriser et redonner aux courses les allures de sprint qu'elles ont perdu.
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Pirelli pensait que revenir au mélange de 2012 pour sa spécification "dur", sur une carcasse de 2013 suffirait à calmer les esprits à Montmelo. Une fois de plus, le manufacturier a été battu par les faits. Trois semaines après les inquiétants délaminages de Lewis Hamilton (Mercedes), en libres 3, et Felipe Massa (Ferrari) par deux fois en course, à Bahreïn, Paul di Resta (Ford India), en libres 2, et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), en course, ont subi le même sort.
Pour la première fois de la saison, la firme milanaise n'avait pas non plus bien évalué le terrible défi qu'imposaient ses gommes sur les 66 tours catalans, et qui est devenu un problème à la fois de sécurité pour les pilotes et un dégât d'image pour elle. "Nous avions prédit trois arrêts, mais Alonso s'est lancé dans une stratégie à quatre passages", a reconnu Paul Hembery, le directeur de Pirelli Motorsport. Il n'a pas passé un mauvais après-midi à cause de ça. A l'arrivée, la plupart des pilotes a fustigé la triste réalité de ce que sont devenues les grands prix. Une course d'angoisse où l'obsession est de respecter un plan préétabli, en liaison direct avec les ingénieurs, qui à l'aide de leur staff passent leur temps à scruter l'état de dégradation et le grainage des gommes. "J'ai attaqué à 90% et j'ai réussi (...), alors que si j'avais attaqué à 100% j'aurais détruit les pneus", a d'ailleurs bien résumé Alonso.
"Des changements pour Silverstone"
Hembery a d'abord préféré avancé la variété des stratégies créée par l'usure excessive des "medium" et des "dur", avant d'admettre un problème. "La stratégie a été une nouvelle fois au premier plan du Grand Prix d'Espagne, habituellement très exigeant avec les pneus en raison des caractéristiques uniques du circuit", a-t-il relevé.
"C'est pour cette raison que l'on a assisté à un important niveau de dégradation, qui ne devrait pas être revu durant le reste de l'année", a-t-il poursuivi. "Notre objectif est de voir entre deux et trois arrêts en course, et il est clair que quatre est trop. En fait, cela s'est produit une fois auparavant, lors de notre première année de présence dans le sport, en Turquie. Nous allons viser des changements pour le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone (30 juin), afin de nous assurer de maintenir notre objectif et de résoudre ces problèmes rapidement." D'ici là, il y aura Monaco (26 mai), traditionnellement pas exigeant en la matière, et Montréal (9 juin), beaucoup plus redoutable.
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