Sur un circuit de Barcelona-Catalunya qu'il affectionne tout particulièrement, Daniel Ricciardo a semblé lutter pour manier sa MCL35M lors des deux séances d'essais libres du Grand Prix d'Espagne, vendredi. Quatorzième puis quinzième, l'Australien a toutefois estimé que sa monoplace orange et bleue était "capable de faire un Top 5". "C'était une journée un peu difficile pour nous, nous a-t-il confié dans un entretien exclusif, à l'issue de la deuxième séance. Nous avons certainement des choses à améliorer sur la voiture. Bien sûr, pour samedi, je m'attends à mieux que ce vendredi. On a besoin de faire un gros travail pour être dans les cinq premiers. Tout le monde est très compétitif ici."
Son coéquipier Lando Norris s'en est mieux tiré en matinée, avec une quatrième position dans la directe lignée de ses récents solides résultats. Avant de rentrer, lui aussi, dans le rang (P12), repoussé à 0"9 de la tête par Lewis Hamilton (Mercedes). Le jeune Britannique, troisième au classement des pilotes, a franchi un cap et s'impose comme l'homme fort de McLaren. Jeudi, en conférence de presse, il a ainsi avoué "avoir plus de responsabilités" au sein de son écurie. Et prévenu son acolyte australien : "C'est ma meilleure saison et je n'ai pas envie que cela s'arrête." De quoi faire douter Daniel Ricciardo ? "Je ne l'ai jamais sous-estimé. Avant de rejoindre McLaren, je pensais déjà que Lando était rapide et il est en train de le prouver. Il pilote cette voiture avec beaucoup de confiance." Avant d'ajouter : "En réalité, c'est une bonne chose. Ça me pousse à apprendre plus rapidement comment piloter cette voiture. Je suis impatient de relever ces challenges. J'aime ces batailles !"
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Pas encore "à 100%" avec son freinage

Mais son sourire n'efface pas les difficultés qu'il rencontre au volant d'une monoplace poussée par un moteur Mercedes, le plus performant de l'ère hybride, après une collaboration avec Renault. Alors que, depuis 2014, "Dan The Man" n'a piloté que des monoplaces équipées d'un moteur français : "J'ai obtenu tous mes succès avec un moteur Renault, mais l'équipe la plus couronnée durant cette période était Mercedes. Je me demandais toujours à quoi ressemblait leur moteur, la puissance qu'il possédait et ce qu'il procurait au pilote. En fait, c'est une expérience agréable. C'est sûr que c'est un très bon moteur, mais on peut voir que les autres écuries ont rattrapé le retard, et je ne crois pas que l'écart soit aussi grand qu'il y a quelques années."
Son point faible avec sa nouvelle monture reste le freinage, comme il l'a concédé. "Freiner est une partie cruciale du pilotage, encore plus importante que l'accélération. Chaque fois que je conduis, le niveau de confiance s'améliore. Mais je dois toujours m'améliorer. Je ne suis toujours pas à 100%." Ce qui l'a poussé à dire, la semaine dernière après des performances en berne lors des essais et des qualifications du Grand Prix du Portugal, qu'il devait "changer son style de pilotage".
"Pour l'instant, cette voiture requiert un style différent de ce que j'ai l'habitude de faire. Si je la conduis avec mon style naturel, ça peut donner quelque chose de bien, sans plus. Mais si je veux optimiser son potentiel, je dois apprendre certaines nouvelles combines", a-t-il expliqué. Quoi de mieux que de trouver la bonne formule à Barcelone, sur un circuit qui lui a offert son premier podium en F1 ?
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