Une pole position clinique après une erreur grossière. Charles Leclerc est passé par tous les états samedi à Montmelo, où il a signé sa 13e pole position en Formule 1. Une position de pointe au goût particulier, puisqu'elle est la première pour la Scuderia depuis celle signée par Kimi Räikkönen en 2008, et qu'elle referme une série de neuf de Mercedes en Catalogne depuis 2013.
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Auteur d'un tête-à-queue à la fin de sa première tentative en Q3 et finalement non chronométré, le Monégasque a piloté sans filet pour se faire une bonne place sur la grille de départ. Sous cette énorme pression, il a accompli un "bon tour" comme il l'a qualifié à la radio, en maximisant le potentiel de sa F1 75 dans les grands virages rapides du tracé situé près de Barcelone. C'est aussi lui qui a su le mieux équilibrer son effort en ménageant sa machine dans le premier secteur, où les pneus sont soumis à d'importantes contraintes, notamment à l'avant droit. Un sacrifice payant dans les deuxième et troisième secteurs, qu'il a dominés.
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Et au moment où le garage rouge saluait son exploit dans une explosion de joie, son rival Max Verstappen envoyait un message de capitulation à Red Bull : "J'ai des problèmes de puissance !" Encore un souci de fiabilité pour le champion du monde, qui préparait un gros coup. Sorti de sa réserve en Q2 avec le meilleur temps, le Néerlandais s'était positionné en dernier sur la piste, et attendait de voir si son meilleur temps survivrait aux assauts adverses. Il l'a abandonné pour 0"323, un écart qui a constitué une surprise tant il paraissait capable de rivaliser avec la "rossa".

La déception Mercedes

Ces deux-là étaient dans un autre monde, une fois de plus. Ce Grand Prix d'Espagne était pourtant une occasion rêvée pour beaucoup de s'immiscer dans leur duel de titans mais ce ne fut au final qu'une suite d'espoirs déçus. Pour le local Carlos Sainz (Ferrari) tout d'abord, en quête d'une première pole position en carrière et tout juste troisième à 0"416. Tout était prévu pour la célébrer et son père Carlos Sainz, champion du monde des rallyes 1990 et 1992, a finalement remis le trophée de l'auteur de la pole position à son coéquipier.
Et que dire de Sergio Pérez ? Il a encore moins existé dans cette équation à plusieurs inconnus. Il aurait pu être le facteur X de cette fin de séance haletante mais il a échoué au cinquième rang, à 0"670. Red Bull escomptait mieux, assurément.
Enfin, on avait hâte de voir les progrès des Mercedes. Si la quatrième place de George Russell est en soi intéressante, elle reste à 0"643 du temps de la pole position, à peu près le régime habituel. Sans marsouinage dans les lignes droites non plus et lui aussi avec un moteur n°2 frais, Lewis Hamilton a plafonné au sixième rang, à 0"762.

Alpine, AlphaTauri et Aston Martin absents de la Q3

Fait notable, cette sixième session de la saison réunit pour la première fois les trois meilleures équipes sur les trois premières lignes de la grille de départ. C'est assez imperceptible, mais les écuries challengers rentrent peu à peu dans le rang, victimes d'un rythme de développement inférieur aux grandes équipes ou de soucis de fiabilité. Alfa Romeo, McLaren et Haas ont mis en évidence cette tendance avec Valtteri Bottas, Kevin Magnussen, Daniel Ricciardo et Mick Schumacher qualifiés de P7 à P10 avec un retard allant de 0"858 à 1"618.
Certains absents en Q3 témoignent aussi de ce lent déclassement, comme Alpine, exclu dès la Q1 avec Fernando Alonso (17e) - sur un problème de timing - ou Esteban Ocon (12e) en Q2. Ou bien AlphaTauri, treizième à la régulière avec Yuki Tsunoda ou à cause d'un début d'incendie pour ce qui est de la voiture de Pierre Gasly dès son tour de reconnaissance lors du dernier entraînement. Dans un autre registre, Aston Martin a essuyé les plâtres de sa nouvelle carrosserie étrangement ressemblante à celle de la Red Bull. "Tu plaisantes ?", a répondu Sebastian Vettel à son ingénieur, en apprenant son élimination en Q1 avec le seizième temps. Toujours mieux que le 18e signé par Lance Stroll, devant les Williams.
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