Vettel intouchable

Sebastian Vettel (Red Bull) a conquis la pole position de la 13e manche du Mondial, samedi à Monza, en battant Lewis Hamilton (McLaren) de 0.45 sec. Jenson Button (McLaren) et Fernando Alonso (Ferrari) seront en 2e ligne, devant Mark Webber (Red Bull).

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Sur la fois de ses expériences de 2009 et de 2010, Sebastian Vettel ne jugeait pas les qualités de sa Red Bull adaptées au "Temple de la vitesse", théâtre de la 13e des 19 manches du Mondial. Le n°1 mondial s'est fait un plaisir de réviser son jugement samedi après une 10e pole position saisonnière, sa 25e en carrière. Le plus rapide en Q2, le champion du monde en titre n'a pas de suite assommé son monde en Q3, à cause d'une faute personnelle dans son premier run qui lui valu quand même de se porter en tête en 1:22.613. Le travail pas bien fait, ce qu'il déteste, l'Allemand de 24 ans a bouclé un ultime tour en 1:22.275 alors que la pole lombarde lui était assurée. Typiquement dans l'esprit du garçon.
"Nous pensions que ça serait bien plus serré", s'est exclamé Vettel, en pole en 2008 à Monza à bord d'une Toro Rosso, à l'époque sorte de Red Bull replica. "J'avais amélioré dans mon second tour sur mon premier run, mais nous n'étions pas sûrs que le deuxième tour était plus performant que le premier car j'avais commis une faute dans mon premier tour. Nous sommes restés en piste, focalisés. Je savais qu'il restait de la marge dans la voiture. J'ai eu personne sur ma trajectoire dans mon second run, à part une ou deux voitures devant, ce qui peut être une aide ici. Nous ne pensions pas être en pole avec énorme marge. Les deux dernières années, la piste ne nous avait pas convenue mais cette année, mais cette année la voiture est très bonne ici, l'équilibre est parfait. Contrairement à beaucoup de gens, nous ne roulons pas avec des beaucoup d'appuis et c'est glissant. Néanmoins, nous sommes rapides dans les trois secteurs et nous avons pu les combiner. Je suis donc content, d'autant que nous avons une approche 'course'."
Hamilton vise... le doublé
"D'évidence, nous sommes très compétitifs : Jenson [Button] en moi sommes dans le top 3 mais Seb [Vettel] était méga-rapide aujourd'hui", a reconnu Lewis Hamilton, pour la 4e fois de suite en 1re ligne aux côté d'une Red Bull. "En Q1 et en Q2, nous étions assez près de lui, mais il a encore trouvé 0.5 sec en Q3. Il a fait un tour extrêmement bon." Malgré l'écart, il se déclare en mesure de gagner "De là où je partirai, j'aurais une chance de prendre la tête au départ. Mais avant tout, je veux finir. Nous avons progressé tout le week-end. En fait, nous avons une bonne chance de signer notre premier doublé de 2011. Je suis optimiste."
Button a quelques regrets sur son tour mais s'attend à joueur les troubles-fête. "Je suis content de mon premier tour mais j'aurais pu gratter encore 0.1 sec dans mon second. En fait, j'ai eu d'entrée 0.1 sec de retard dans le secteur 1 et je n'ai jamais pu le récupérer", a dit le Britannique, comme son compatriote à la recherche d'une première victoire dans la banlieue nord de Milan. "3e, c'est sur la partie propre de la piste mais ici ça peut être compliqué de se frayer un chemin vers le virage n°1. Je ne pense pas que Red Bull sera dans son monde dimanche. Je pense que nous ferons tampon, et c'est ce que les fans attendent." Martin Whitmarsh a appuyé ce sentiment de frustration, en estimant que ses pilotes avaient peut-être raté eux-mêmes une opportunité unique. "C'est probablement un peu vulgaire de dire que nous sommes déçus d'être 2e et 3e mais notre voiture performe très bien ici", a relevé le directeur d'équipe. "Ça aurait été bien d'empocher la pole, mais nos deux pilotes ont chacun commis une petite faute dans la première moitié de leurs tours rapides. Nous les avons alors enjoints de renoncer à poursuivre leurs tentatives. Nous sommes 2e et 3e, il faut s'en contenter. La pole aurait été la cerise sur la gâteau."
Derrière, Fernando Alonso s'est classé 4e au volant d'une Ferrari loin de sa pole de 2010. "4e est peut-être mon résultat le plus courant cette saison, je ne suis donc pas surpris", a remarqué l'Espagnol, vainqueur en 2010. "Ce n'est pas facile de trouver l'équilibre de la voiture ce week-end. Nous avons fait beaucoup de changements de réglages après chaque séance, et ce matin encore je n'étais pas content. De façon inattendue, l'équilibre au freinage s'est amélioré en qualification. L'auto était également plus facile à piloter. Les températures plus chaudes nous aident indéniablement ici. Autrement, nous ne serions pas juste à quelques centièmes des McLaren après avoir été à deux secondes à Spa." Mark Webber, 5e, s'est fourvoyé dans sa stratégie à une tentative. "Il fallait faire deux runs", a pesté l'Australien, par ailleurs bridé par des problèmes de KERS.
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