Grand Prix d'Italie 2026 | Ferrari a frôlé la catastrophe à Monza en qualification

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Si Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont finalement accroché la deuxième ligne "grâce" à la pénalité écopée par Oscar Piastri, la Scuderia Ferrari a vécu une séance de qualification mouvementée. Des turbulences provoquées par des problèmes inattendues sur la voiture et une mauvaise exécution qui ont failli provoquer une double élimination humiliante en Q2, qui plus est à Monza devant les tifosi.

Nouveau moteur et regards braqués sur Ferrari à Monza

Video credit: Eurosport

Par Jérémie Bernigole
Un pas en avant, deux en arrière. Pour Ferrari, les séances de qualifications se suivent et se ressemblent, et cela commence à devenir pesant. Samedi, devant des milliers de tifosi acquis à leur cause, Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont signé les quatrième et cinquième temps, handicapés à partir de la Q2 par des soucis mécaniques et une mauvaise exécution. Repoussés à plus de deux dixièmes de seconde de la pole par une Alpine, ils s'élanceront finalement depuis la deuxième ligne "grâce" à la pénalité de trois places écopée par Oscar Piastri. Autant dire que dans le camp italien, on a connu meilleur samedi à la maison.
"Je suis très déçu, on n'a pas été bon, a reconnu sans fard Charles Leclerc, un brin désabusé au micro de Canal+ malgré le résultat prodigieux de son ami Gasly, premier Français en pole d'un Grand Prix de F1 depuis 1997. Il y a eu beaucoup d'erreurs et de problèmes pendant la qualification, avec le moteur d'abord, puis avec d'autres choses. (...) Très honnêtement, on ne serait pas allé chercher Pierre aujourd'hui."

La catastrophe évitée de peu

Un aveu d'impuissance qui en dit long sur la frustration en interne et qui fait mal, alors que l'optimisme était plutôt de rigueur dans les rangs transalpins à l'entame de ce week-end de course si particulier pour les Rouges. Bien que le Temple de la vitesse ne soit pas le circuit idéal pour la SF-26 avec ses lignes droites, la Scuderia et ses supporters étaient sortis convaincus de leur première journée en piste et ils avaient bon espoir de décrocher leur première pole de l'année. Après son doublé 1-2 en EL1, l'écurie italienne était même citée comme la favorite par George Russell : "Ferrari a semblé très compétitive et semble toujours être l'équipe à battre."
Prenant soin de tempérer les propos du pilote britannique ainsi que l'emballement national, sans toutefois nier les progrès réalisés sur le moteur grâce à l'ADUO 2 et par conséquent la réduction de l'écart avec Mercedes, Frédéric Vasseur avait aussi exhorté son équipe à "faire mieux", surtout dans l'exécution : "Nous avons gaspillé quelques points et quelques opportunités depuis le début de la saison, mais il est également vrai que nous en avons gaspillé moins que McLaren et Mercedes. (...) Nous devons faire un meilleur travail dans l'exécution que nos adversaires." Malheureusement pour le patron de Ferrari, il n'a pas été entendu.
La séance aurait pu virer au cauchemar, voire à l'humiliation lorsque Leclerc et Hamilton ont frôlé l'élimination en Q2. Le Monégasque n'a validé sa présence dans le top 10 que pour huit millièmes de seconde, tandis que son coéquipier a eu le dernier mot face à Gabriel Bortoleto (Audi) pour un seul petit millième. "Nous avons décidé de commencer le premier relais avec les pneus tendres usagés, mais ensuite nous avons eu un problème de batterie, a révélé Vasseur dans des propos relayés par autoracer.it. Nous sommes passés très près de l'élimination, mais ce fut un bon avertissement pour la suite." Interrogé sur la décision de Ferrari de ne pas jouer le jeu d'aspiration auquel se sont adonnées Red Bull et Mercedes, il répondait : "Si tu as une voiture avec une pénalité, tu peux te permettre de le faire. Au final, je préfère avoir les deux voitures en deuxième ligne."

Hamilton voulait une aspiration

Hamilton n'était pas forcément d'accord avec son boss. Il faut dire que le Britannique, mieux classé au général que Leclerc (183 points, 2e ex-aquo avec Russell), a été envoyé seul en piste en début de Q3, loin derrière ses concurrents, et n'a donc pas pu bénéficier du phénomène d'aspiration crucial sur le tracé italien.
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Une première depuis 73 ans pour Antonelli, pression sur Ferrari : tout savoir sur Monza

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Neuvième à l'issue de sa première tentative, il a finalement échoué derrière son coéquipier. En zone mixte, il a avoué, une nouvelle fois après Zandvoort, ne pas comprendre pourquoi son équipe ne l'avait pas priorisé, surtout au cours d'un week-end où le leader du Mondial Kimi Antonelli, pénalisé, partira depuis le fond de grille : "Je veux dire, nous sommes à un stade de l'année où j'ai 59 points à rattraper, surtout que les Mercedes continuent d'être les plus rapides. Nous devons travailler en équipe." Le septuple champion poursuivait : "La séance a été très difficile, en termes de constance surtout, et au final, nous n'y sommes pas parvenus. L'exécution en Q3 a été plutôt mauvaise."
"Une séance brouillonne", tranchait Leclerc : "Quand on veut aller chercher les derniers centièmes, il faut être parfait en tant qu'équipe, et nous ne l'avons pas été. On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes." On n'en oublierait presque que la Scuderia conserve ses chances de victoire à domicile, d'autant qu'elle a préservé un train de pneus tendres neuf pour la course. "Nous ne sommes pas loin de la tête. En prenant en compte les circonstances, ce n'est pas un mauvais résultat et c'est aussi une bonne opportunité pour dimanche", concluait Vasseur avec un optimisme qui devrait rassurer (un peu) les tifosi.
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