Grand Prix d'Italie 2026 | Plus rien ne peut arriver à Kimi Antonelli (Mercedes)

Eurosport sur Google

Du jamais-vu depuis 1983. Il fallait sérieusement remonter l'histoire pour retrouver trace d'un vainqueur de Grand Prix parti aussi loin que Kimi Antonelli, ce dimanche, à Monza. Elancé 19e, l'Italien a encore démontré qu'il avait un temps particulier. Plus que jamais, le pilote Mercedes de 20 ans a défriché son chemin vers un premier titre mondial.

Antonelli dans un "rêve", Leclerc et Hamilton dans un cauchemar : les réactions de la course

Video credit: Eurosport

À quinze heures passées de quelques minutes, les Tifosi n'imaginaient certainement pas avoir quelque chose à fêter, dimanche, au Grand Prix d'Italie. Charles Leclerc venait alors de subir un terrible crash, et il avait, quelques instants plus tôt, envoyé Lewis Hamilton dans les cordes en le tassant dès la première chicane. En deux tours, la Scuderia avait donc dissipé l'hypothèse d'une victoire et avec elle, les espoirs des supporters italiens.
À ce moment-là, il était encore difficile d'imaginer Kimi Antonelli réussir un exploit quasi inédit dans l'histoire de la Formule 1. Le leader du championnat du monde s'était élancé depuis le 19e emplacement sur la grille après avoir écopé d'une pénalité pour un changement de moteur que Mercedes avait acté depuis belle lurette.

Seuls deux pilotes avaient réussi un tel exploit

"Nos calculs disent qu'il s'agit de la meilleure piste pour la prendre [la pénalité, NDLR], confiait Toto Wolff avant le Grand Prix. Évidemment, les algorithmes ne tiennent pas compte de la nationalité. Nous avons une bataille pour le championnat, pas pour les records personnels. Nous avons donc fait ce choix."
picture

Clash "dévastateur" pour Hamilton, crash sévère pour Leclerc : le désastre Ferrari

Video credit: Eurosport

Dans toute l'histoire de la Formule 1, seuls Bill Vukovich, élancé depuis la 19e place à Indianapolis en 1954 et John Watson, 22e sur la grille à Long Beach en 1983, avaient réussi l'exploit de gagner en partant d'aussi loin qu'Antonelli. Autres temps, autres époques. "Je n'aurais jamais imaginé être ici aujourd'hui", s'est réjoui l'Italien à l'arrivée.
Mais en réalité, le prodige de 20 ans s'est vite donné le droit d'y croire après un début de course bluffant. Son temps de réaction à l'extinction des feux a flirté avec les limites humaines et son talent et sa monture lui ont permis d'aborder le deuxième tour au 13e rang.
C’était presque comme s’il n’avait pas eu de pénalité
"Je sentais que c'était possible, a-t-il admis en conférence de presse, à froid. Je me suis rapidement retrouvé 12e et après, avec le drapeau rouge [causé par le crash de Leclerc, NDLR], je me suis dit que j'allais avoir une nouvelle chance." Ça n'a pas traîné : en quelques virages, le Bolognais s'est retrouvé au huitième rang, puis au sixième, après avoir facilement effacé Lando Norris.
À ce moment-là, c'est-à-dire après moins d'une dizaine de boucles, plus personne ne doutait qu'Antonelli serait candidat. "Dès que j'ai vu Kimi remonter jusqu'à la cinquième place, après seulement quelques tours, j'ai su qu'il allait se battre avec nous, a admis son coéquipier George Russell. C’était presque comme s’il n’avait pas eu de pénalité. Je ne sais pas comment il a fait ça. Donc, clairement, c'est une sacrée performance de sa part."
picture

Briatore (Alpine) dénonce un juge comme corrompu et favorable à McLaren

Video credit: Eurosport

Le leader du championnat du monde est rapidement rentré dans le casque de son coéquipier George Russell. Puis dans ses échappements, en compagnie de Max Verstappen. Le jeu de l'aspiration et de la gestion d'énergie a démultiplié les dépassements entre les pilotes Mercedes. "Je savais que je devais maintenir l'intensité et la pression, a observé le surdoué. À ce moment-là, tout ce que je voulais, c'était gagner."

66 points d'avance en tête du Mondial

Lorsqu'un régime de voiture de sécurité virtuelle, à la mi-course, a donné l'occasion à Antonelli de changer ses pneumatiques à moindre coût, on a vite compris que le rapport de force allait devenir insupportable pour le Britannique.
On avait déjà senti de la tension lorsque Marcus Dudley a indiqué à son pilote que son rival bouclait ses tours en 1'25"0. "Laissez-moi piloter, a alors répondu Russell. Je vais aussi vite que possible." Le duel a finalement tourné court, malgré une petite boulette d'Antonelli qui lui a valu une visite dans le bac à graviers lorsqu'il a tenté de déborder son coéquipier à la première chicane.
Antonelli était bien le plus fort, comme depuis le début de la saison. Avec 66 points d'avance, sa marge paraît confortable. Lando Norris, que Toto Wolff imaginait capable d'imiter Verstappen la saison dernière, a souffert à Monza. Lewis Hamilton n'est pas franchement aidé et George Russell n'est pas encore à son niveau. On ne voit donc vraiment pas ce qui pourrait lui arriver dans sa quête de titre.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité