Grand Prix d'Italie 2026 | Nouvelles tensions entre Charles Leclerc et Lewis Hamilton, nouvelle pression pour Frédéric Vasseur (Ferrari)

Eurosport sur Google

À Monza, rien ne s'est passé comme Ferrari l'espérait. Outre le crash de Charles Leclerc, c'est surtout la passe d'armes avec Lewis Hamilton, dès l'entame de course, qui a fait naître de nouvelles tensions. Le Britannique, qui réclame des consignes depuis plusieurs semaines, a laissé entendre qu'il souhaitait que Frédéric Vasseur prenne ses responsabilités.

Clash "dévastateur" pour Hamilton, crash sévère pour Leclerc : le désastre Ferrari

Video credit: Eurosport

Charles Leclerc et Lewis Hamilton n'ont passé que deux tours, ensemble sur la piste, à Monza, avant l'abandon du Monégasque dans un violent crash. Mais il n'en a pas fallu plus pour raviver les tensions au sein de la Scuderia.
Tous deux élancés depuis la deuxième ligne, les deux pilotes Ferrari ont abordé la première chicane roues contre roues. Le septuple champion du monde, qui s'était inséré à l'intérieur du premier virage, a tenté de prendre l'avantage à l'extérieur du deuxième. Mais il en a été empêché par son coéquipier.
picture

Antonelli dans un "rêve", Leclerc et Hamilton dans un cauchemar : les réactions de la course

Video credit: Eurosport

Tassé dans le bac à graviers, Hamilton a alors perdu six positions et rapidement dit adieu à ses espoirs de victoire, et même de podium, à Monza. "J'ai essayé de prendre le virage le plus serré possible, a justifié Leclerc au micro de Sky Sports. Mais ce n'était tout simplement pas suffisant. Ici, c'est vrai que nous sommes allés trop loin. Faire ça ici, ce n'est pas une bonne chose."
Je ne pilote pas de manière sale
Ces propos ont été remontés aux oreilles du pilote de 41 ans qui, de manière peu commune, s'est longuement adressé à la presse britannique dimanche. "J’étais devant dans le virage 2, a-t-il certifié. Au point de corde, j’étais devant. Il n’y avait donc pas de 'nous' là-dedans."
picture

Briatore (Alpine) dénonce un juge comme corrompu et favorable à McLaren

Video credit: Eurosport

Le septuple champion du monde n'a, selon lui, rien à se reprocher dans cette action que les commissaires ont classé au rang des faits de course. "Je ne pilote pas de manière sale, a insisté le Britannique. J’ai toujours couru proprement et équitablement et j’ai toujours laissé de l’espace."
Ces dernières semaines, le Britannique a régulièrement estimé que ces passes d'armes entre coéquipiers avaient été coûteuses pour l'équipe et pour lui-même. Il n'a cessé de militer pour que sa direction, Frédéric Vasseur en tête, prenne parti en faveur de l'un ou de l'autre de ses deux pilotes, la logique voulant que le mieux placé au championnat soit favorisé.
Cette fois, il a plutôt semblé désabusé. "Je suis arrivé dans cette équipe en essayant de respecter l’espace de mon équipier et de ne pas mettre l’équipe en danger, a-t-il martelé. Je maintiens cette position et c’est tout ce que je peux dire de mon côté. Il faudra demander à Fred ce qu’il en est de l’autre côté."

"Trop tôt" pour Vasseur, "trop tard" pour Hamilton

"Ce qui s'est passé aux deux premiers virages n'a pas été positif pour l'équipe, a avoué le dirigeant français, lui aussi au micro de Sky Sports. Si la question maintenant est de savoir s'il y aura un ordre d'équipe ou quelque chose comme ça, je pense que c'est encore trop tôt. [...] À un moment donné, il faut prendre une décision. Mais je pense qu'il était trop tôt pour le faire avant Monza. Maintenant, nous aurons le temps d'en discuter."
picture

Tension chez Ferrari : Hamilton marque son territoire

Video credit: Eurosport

Pour Vasseur, il est donc "trop tôt" pour trancher dans le vif. Pour Hamilton, il est... trop tard. "Nous avons déjà largement dépassé ce stade, c'est trop tard pour ça maintenant, a soufflé la superstar. J'ai perdu beaucoup de points aujourd'hui face à ces pilotes. Nous ferons de notre mieux pour continuer à nous battre jusqu'à la fin de la saison, mais ils ont désormais pris le large."
Alors qu'il espérait profiter de la pénalité d'Antonelli et de la mise à jour du moteur (ADUO2) pour se rapprocher du leader du championnat du monde, le Britannique a finalement concédé 17 points de plus à son successeur chez Mercedes. Son retard atteint désormais 76 unités.
Cette fois, le septuple champion du monde a donc plaidé en faveur de "règles d'engagement écrites", dont le but serait d'édicter un cadre clair pour les pilotes. À la manière de ce que fait McLaren avec ses "Papaya Rules" ou de ce que faisait Mercedes avant le départ de Hamilton. "Ici, il n'y en a pas et je pense que c'est quelque chose que nous devons essayer de régler", a-t-il insisté. À Monza, Ferrari a donc récolté plus de problèmes que de solutions.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité