Getty Images

Consigne de Ferrari, déficit de Mercedes, record de Leclerc : le Grand Prix en questions

Consigne de Ferrari, déficit de Mercedes, record de Leclerc : le Grand Prix en questions

Le 31/03/2019 à 14:58Mis à jour Le 31/03/2019 à 14:59

GRAND PRIX DE BAHREÏN - Charles Leclerc part de la pole position mais aura-t-il le droit de gagner ? S'il y parvient, il entrera en tout cas dans l'Histoire de Ferrari. Et le déficit de performance de Mercedes est-il insurmontable ? Eléments de réponses.

Leclerc est-il libre de gagner ?

Rien n'est moins sûr, tant Ferrari n'a eu aucun mal à justifier à Melbourne l'ordre donné au pilote monégasque de rester derrière son leader Sébastian Vettel. Charles Leclerc est en pole position et tout reste à faire pour lui. Il a même intérêt à virer en tête, sans quoi l'Allemand, déjà quatre fois vainqueur à Bahreïn, prendra irrémédiablement la main.

Même avec Leclerc en tête lors du premier relais, il faudra avoir présent à l'esprit que Vettel reste le "guide" selon les propres termes du directeur d'équipe, Mattia Binotto, qui compte sur lui pour disputer le titre 2019. Alors, il ce sera peut-être délicat de faire encore la consigne ouverture à Leclerc, mais les années Räikkönen sont là pour rappeler qu'il suffit de décaler un arrêt de quelques tours pour sortir un pilote de la bonne fenêtre.

Lucide, Leclerc ne se perd pas en banalités en disant : "Je ferai absolument tout pour garder ma première place", et en rappelant "Nous sommes une équipe". Ferrari est bien l'intérêt supérieur et Vettel le confirme en creux en prévenant : "On espère une belle course et un doublé pour l'équipe. On verra pour l'ordre."

Vidéo - Leclerc, une fulgurante ascension parsemée de drames

01:53

D'où vient le déficit de Mercedes ?

De la Vmax. "Il n'y a pas un virage où ne gagnons pas de temps et nous perdons presque 0"5 en ligne droite", a maugréé Toto Wolff, le directeur de la compétition. "On le sait, la vitesse de pointe en ligne droite est toujours une combinaison de puissance et de traînée, et c'est pourquoi nous avons besoin de comprendre ce qui est arrivé."

"Nous nous attendions à un combat à Melbourne et ça a largement tourné à notre avantage, et là nous sous-performons, comme Red Bull. Avec ce nouveau règlement et ces pneus à cerner, on peut voir ces fluctuations", a-t-il ajouté à ESPN.

Gasly est-il sous pression chez Red Bull ?

Sacrément ! Marko Helmut, le bourru conseiller sportif de la marque, ne lâche plus le Français depuis ses deux sorties de piste fracassantes en essais hivernaux, à Montmelo. L'Autrichein de 75 ans s'est plu à dire qu'il n'est pas au niveau de Max Verstappen, et Bahreïn n'a malheureusement arrangé rien. Car si à Melbourne l'équipe l'avait fourvoyé dans un pari perdant en ne passant qu'un train de pneus en Q1, le Normand est en difficulté dans la mise au point de son bolide à Bahreïn. La 4e place de l'édition 2018 avec Toro Rosso semble bien lointaine, et la lumière pas au bout du tunnel.

"Depuis le début du week-end, on a du mal avec l'équilibre de la voiture, a-t-il expliqué. On a essayé beaucoup de choses mais ça ne s'est pas vraiment amélioré. Je dois reconnaître que, ce week-end, je ne me sens pas du tout à l'aise avec la voiture et, quand c'est aussi serré, ça ne passe pas (...) Pour le moment, je ne parviens pas à piloter comme je le voudrais. La voiture est très imprévisible. Il va falloir travailler avec les ingénieurs pour la rendre plus constante à piloter, pour que je puisse au moins prédire ce qui va passer."

Vidéo - De 250 000 euros à 45 millions... Les salaires des 20 pilotes du plateau

01:00

La pénalité de Grosjean est-elle justifiée ?

Elle est sévère, sinon injustifié. Il apparaît que Sebastian Vettel (Ferrari) a couru à la perte du Français en le doublant avant le dernier virage précédent son tour chrono. Raison pour laquelle le pilote Haas a ralenti d'un coup pour créer un espace avant de se lancer lui aussi.

Romain Grosjean a gêné Lando Norris (McLaren), qui l'a dénoncé en direct, puis il l'a défendu après-coup. "Pour être honnête, il n'avait que trois secondes pour que son équipe l'appelle, a-t-il dit à motorsport.com. Vettel l'a baisé, ce qui n'est pas très sympa car, entre pilotes nous devons nous respecter."

Le Tricolore n'a pas manqué de pester : "C'est Vettel qui a foutu le bazar, il ne respecte pas vraiment la règle non écrite qui veut qu'on ne double pas avant le dernier virage. Il a remonté la queue, il s'est mis devant moi, je devais donc attendre trois ou quatre secondes de plus."

Quel record peut tomber ?

Jacky Ickx est toujours depuis le Grand Prix de France 1968 le plus jeune vainqueur pour Ferrari, à 23 ans et 189 jours. Charles Leclerc peut l'effacer des tablettes dimanche, à 21 ans et 166 jours.

Vidéo - Dormeur, vodka, gorille, jambe cassée... La légende de Kimi

02:16
0
0