Grand Prix de Bahreïn - Sursaut urgent pour Jack Doohan, Carlos Sainz, Yuki Tsunoda, Liam Lawson et Fernando Alonso
Mis à jour 12/04/2025 à 08:21 GMT+2
Le quatrième Grand Prix se profile déjà, dimanche à Sakhir. Et avec lui la nécessité pour plusieurs pilotes de rassurer leurs équipes en raison de contreperformances inquiétantes. Parmi eux Jack Doohan (Alpine), Carlos Sainz (Williams), Yuki Tsunoda (Red Bull), Liam Lawson (Racing Bulls) et Fernando Alonso (Aston Martin). Zoom sur cinq pilotes en quête de repères.
Crash de Doohan : "Une erreur de management"
Video credit: Eurosport
Jack Doohan sur un siège éjectable
La promotion de l'Australien au dernier Grand Prix de la saison 2024 a été escortée d'une rumeur, jamais démentie : il aurait cinq week-ends de course pour faire ses preuves. Le recrutement de l'Argentin Franco Colapinto comme pilote de réserve, pour "plusieurs années", n'a fait qu'accroître la pression.
Et le faire craquer à maintes reprises : crash responsable lors du 1er tour à Melbourne, tête-à-queue en Q1 à Shanghai, accident gigantesque à Suzuka en EL2 sur une "erreur de jugement" - il n'a pas refermé le DRS - a relevé le management, pas exempt de tout reproche. On se demande ce qui l'attend au tournant ce week-end à Sakhir, mais une chose est sûre : un faux-pas et Flavio Briatore, conseiller spécial du président de Renault chez Alpine, n'hésitera pas à le sortir de la voiture. En résumé, il doit stopper la spirale des mauvaises qualifications (14e, 18e et 19e) et marquer des points dimanche.
Carlos Sainz : une réputation en danger
Williams l'a couvert sur son tête-à-queue éliminatoire à la fin du 1er tour du Grand Prix d'Australie, évoquant le couple trop brutal du V6 Mercedes. En retrait en Chine, l'Espagnol n'a pas paru plus dans son assiette au Japon, où il a manqué son stand en remontant la pitlane et gêné Hamilton en qualification (ça lui arrive trop souvent), et écopé de 3 places de pénalité sur la grille.
C'était le temps de l'aveu : il lui faudra de 5 à 10 Grands Prix - c'est beaucoup ! - pour se débarrasser de ses habitudes de Ferrariste. Certes, la Williams se pilote différemment d'une Ferrari, mais la Ferrari tout autant comparée à une Mercedes. On savait que le Madrilène était le perdant du transfert de Lewis Hamilton chez les Rouges, et il semble désormais aspiré vers le fond. Il est venu à Grove à reculons et le voilà dos au mur. Archi-dominé par Alexander Albon (0-3 en qualification et 1-20 points), il doit oublier ses années Ferrari et son ambition de rebondir dès l'an prochain dans une équipe mieux cotée pour ne pas être la plus grosse décote de 2025.
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Carlos Sainz (Williams) au Grand Prix de Chine 2025
Crédit: Getty Images
Yuki Tsunoda : se mettre à niveau
Il avait jugé la Red Bull parfaite pour son style de pilotage lors du test d'après-saison 2024 à Abou Dabi, que Honda avait arraché pour lui. La déchéance express de Liam Lawson au bout de deux courses lui a permis d'aborder le week-end de Suzuka sur un petit nuage. Malheureusement, son vendredi d'optimiste a vite laissé place à la stupeur et l'incompréhension. 15e en qualification, 12e en course à 58 secondes de son coéquipier victorieux, le Japonais a réalisé ce qu'avait vécu Sergio Pérez et expérimenté Liam Lawson.
Le temps n'est plus à rêver d'un podium à la maison - l'erreur était juste de le partager -, Yuki Tsunoda doit voir impérativement la Q3 samedi et être un acteur de la stratégie au service de Max Verstappen, ce qu'attend explicitement Christian Horner. La piste que le Japonais compte explorer à Sakhir est aussi radicale que risquée : adopter des réglages aussi agressifs que le Néerlandais.
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Lawson débarqué ? "Si tu mets Tsunoda chez Red Bull, c’est seulement pour cette année…"
Video credit: Eurosport
Liam Lawson : tenir la comparaison avec Hadjar
Red Bull n'a pas voulu l'éjecter du système de façon brutale, sa rétrogradation au bout de deux courses l'ayant déjà été suffisamment. Le Néo-Zélandais reste néanmoins un sursitaire dans son équipe, où il vit son retour comme un soulagement, car la Racing Bulls fonctionne avec une fenêtre beaucoup plus large que la Red Bull. Mais il va vite devoir dépasser le stade de cette satisfaction.
Car sa réputation sur le tour chrono est en danger. Loin des résultats prometteurs de 2023, il avait été dominé 6-0 en qualification l'an passé par Yuki Tsunoda. Et l'oubli de l'échec de son passage chez Red Bull passe par un sursaut. Il a timidement pris ses marques à Suzuka : Isack Hadjar l'a battu le samedi et a de fait pris le leadership. A lui de le lui contester.
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Liam Lawson (Racing Bulls) au Grand Prix du Japon 2025
Crédit: Getty Images
Fernando Alonso : un blason à redorer
On se demande ce qu'il reste du "Toro des Asturies". Réduit au rôle de figurant lors des six derniers Grands Prix (8 points), le vétéran du plateau (44 ans en juillet) convoque depuis le début de la saison la côté obscur du personnage qu'il peut être lorsqu'il est en difficulté. Crash à Melbourne sur une faute de pilotage pas assumée, tankage en essais libres 2 à Suzuka imputé à sa monoplace alors qu'il avait mis une roue dans l'herbe, décalage dangereux au freinage de la chicane en course devant Russell : soit il est dépassé soit il en fait trop, mais une chose est sûre, il y a un problème. Sa machine n'est pas performante et réagi peu ou pas assez aux changements de réglages, certes, mais il donne pour l'instant l'impression que la situation lui échappe.
Il a qualifié sa 11e place à Suzuka de "miraculeuse" et laminer son flegmatique partenaire Lance Stroll ne tient pas du mérite. Il a parfois balancé des saisons par le passé, en sachant ce que lui promettait la suivante. C'est peut-être en cas en cette année et Sakhir va nous nous en dire plus de ce point de vue.
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