Grand Prix du Japon | Williams | En difficulté, Sainz se donne "cinq à dix courses" pour sortir la Ferrari de sa tête
Mis à jour 03/04/2025 à 15:10 GMT+2
Deux Grands Prix et déjà une énorme pression sur les épaules de Carlos Sainz. Qui ne va pas s'envoler comme par enchantement. A la veille du Grand Prix du Japon, l'Espagnol de Williams a expliqué qu'il avait beaucoup de mal à se débarrasser de ses habitudes prises chez Ferrari. Et que le processus allait prendre du temps.
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Si Lewis Hamilton a mis moins de deux week-ends de course pour comprendre comment manier la Ferrari - Charles Leclerc juge même qu'il a "surperformé" à Shanghai -, le temps d'adaptation de Carlos Sainz à son nouvel environnement sera beaucoup plus long, de l'aveu même de l'Espagnol qui a laissé sa place à l'Anglais à la Scuderia.
"J'étais habitué à un certain type de voiture chez Ferrari, ce qui m'a amené, surtout depuis 2022, à piloter d'une manière très spécifique pour en tirer tout le potentiel, a expliqué le pilote Williams, dans des propos repris par motorsport.com, jeudi, à la veille du Grand Prix du Japon. On prend des habitudes de pilotage qu'on applique ensuite à la voiture suivante, et ça peut fonctionner dans certains virages, mais dans d'autres, ça fragilise considérablement."
Dominé par Albon
"Je vais essayer différentes choses ici (à Suzuka) avec mon pilotage et différents compromis sur les réglages de la voiture, pour voir si ça marche. Sinon, on retourne à la case départ", a-t-il ajouté.
Très attendu cette année à Grove, qui le traite comme son pilote leader eu égard à ses années passées chez McLaren (2019-2020) et Ferrari (2021-2024), le trentenaire ibérique a souffert autant en qualification qu'en course. Battu deux fois par son coéquipier Alexander Albon et même sorti dès la Q2 en Chine, il s'est fait surprendre (crash) par le couple du V6 Mercedes dès le 1er tour du Grand Prix d'Australie, et il a traversé la course comme un fantôme en Chine (13e). Pendant que son voisin de stand thaïlandais, actuel n°6 mondial, ramenait 16 points à la maison.
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Un risque pour la suite de sa carrière
Un véritable coup de semonce et un dommage à sa réputation qu'il ne va pas restaurer de suite. "Le plus grand défi est de réapprendre à aborder un virage, car on a une certaine mémoire musculaire, et surtout sous la pression de la qualification on a tendance à revenir à sa façon de piloter, précise-t-il. C'est une expérience qui demande du temps et beaucoup d'efforts, tant sur le plan mental que sur le plan du pilotage."
Pas facile d'oublier trois ans de réflexes, de gestes automatisés à bord d'une Ferrari. "Ça devrait me prendre moins de la moitié d'une année. De cinq à dix courses", estime-t-il. Néanmoins, le temps presse. C'est une question de crédibilité, et au-delà, d'opportunités. Battre Alexander Albon, le minimum qu'on attend de lui, est une nécessité pour redevenir bankable sur le marché. Il ne s'est lié que pour deux ans à Williams, avec l'ambition de retourner ensuite dans un top team.
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