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Formule 1, Grand Prix de Belgique : Max Verstappen, amer constat : "McLaren et Mercedes sont devant nous"
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Publié 29/07/2024 à 00:12 GMT+2
Premier et deuxième temps de la qualification, les Red Bull n'ont achevé le Grand Prix de Belgique qu'aux cinquième et huitième positions ce dimanche. Un résultat qui s'explique en partie par les dix places de pénalité de Max Verstappen sur la grille, mais aussi par une monoplace qui commence à frustrer ses pilotes.
Max Verstappen après le Grand Prix de Belgique 2024
Crédit: Getty Images
D'un coup, les remontées dantesques ne sont plus aussi faciles. Pourtant, Max Verstappen nous y avait presque habitués ces deux dernières saisons. Vainqueur en partant de la 14e position à Spa-Francorchamps il y a deux ans, mais aussi en partant de la 10e position en Hongrie une semaine auparavant ou encore de la 9e place à Miami en 2023, le Néerlandais a pendant deux ans nargué le système de qualification.
Alors, quand une pénalité de dix places pour un changement de moteur le reléguait au 11e rang sur la grille malgré le meilleur temps de la qualification, les synthés de la Formule 1 s'affolaient déjà samedi après-midi. S'il remportait le Grand Prix de Belgique 2024, seul Michael Schumacher (parti 16e en 1995), et lui-même (14e en 2022, donc) l'auraient fait en s'élançant de plus loin. Mais le temps où la Red Bull était une machine à domination impitoyable est révolu.
Ce dimanche, Max Verstappen a dû se contenter d'une cinquième position durement acquise. Et qui le contentait presque : "Si j'étais parti en pole position, peut-être que j'aurais pu me battre pour la victoire, a-t-il estimé au micro de Sky Sports. J'ai été bloqué dans un train DRS. Le but de ma course était de limiter les dégâts et je l'ai su dès samedi." Une dichotomie assez conséquente avec les attentes médiatiques avant la course.
Mais pour le Néerlandais, la raison est très simple : les performances des McLaren et des Mercedes ont mis fin à l'hégémonie de Red Bull en Formule 1. "Ils sont devant nous, a-t-il poursuivi. Parfois c'est McLaren, parfois c'est Mercedes… Nous savons que nous devons nous améliorer." De quoi le priver de victoire depuis quatre Grand Prix consécutifs, une première depuis 2021, avant même son premier sacre de champion du monde.
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Max Verstappen à la poursuite de Lando Norris durant le Grand Prix de Belgique 2024
Crédit: Getty Images
Pourtant, sous la pluie puis sur la piste séchante des Ardennes belge, c'est bien la RB24 qui semblait la plus performante du vendredi matin au samedi soir. Mais deux choses ont surtout desservi l'écurie autrichienne : la course s'est jouée sous un grand soleil, et Max Verstappen avait usé tous ses trains de pneus durs qui ont si bien fonctionné chez les autres.
"Je savais que les pneus durs seraient de bons pneus pour aujourd'hui, a-t-il affirmé à Canal+ après la course. Je savais que ce serait compliqué d'être compétitif face à eux avec deux trains de pneus médiums." Et alors que la performance de la Mercedes s'est bonifiée au fil du week-end pour remporter une troisième course sur les quatre derniers Grand Prix, la Red Bull a plutôt été rattrapée par ses vieux démons.
Verstappen en gestionnaire
En difficulté dans l'air sale, la machine de Max Verstappen et Sergio Pérez a rappelé qu'elle était avant tout taillée pour jouer les premiers rôles, et pas pour batailler dans le peloton. Le Mexicain a même remporté le point du meilleur tour en course, preuve que le rythme était encore bien présent ce dimanche.
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Max Verstappen et Sergio Pérez après le Grand Prix de Belgique 2024
Crédit: Getty Images
Et après la course, le triple champion du monde en titre confirmait qu'il commençait à regarder derrière lui : "On a géré la course du mieux qu'on a pu, s'est-il réjoui au micro de Canal+. Le point positif est que je suis resté devant Lando (Norris) qui est mon principal adversaire au championnat." Avec désormais 78 points d'avance sur l'Anglais, la trêve estivale devrait tout de même pouvoir s'aborder sereinement.
Attention, tout de même, à ne pas s'endormir. Mercedes n'avait plus réalisé de doublé depuis le Grand Prix du Brésil 2021. McLaren, depuis le Grand Prix d'Italie 2021. Et si Lewis Hamilton a balayé, presque étonné, les interrogations sur ses chances au championnat du monde, c'est surtout autour du championnat constructeur que l'incertitude règne. Et cela pourrait coûter cher à son coéquipier.
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