Grand Prix de Belgique 2026 | George Russell (Mercedes), le grand doute
Par Julien Pereira
Mis à jour 20/07/2026 à 01:21 GMT+2
Le grand perdant du Grand Prix de Belgique, c'est lui. George Russell (Mercedes) a été contraint à l'abandon après seulement quelques virages, dimanche. Au championnat, le Britannique a vu son retard sur son coéquipier Kimi Antonelli passer de 25 à 50 points mais le plus inquiétant, pour lui, est qu'il n'a toujours pas trouvé l'origine de ses difficultés.
Antonelli sous pression, Hamilton fautif, Russell démoralisé : les réactions de la course
Video credit: Eurosport
N'était-ce donc qu'une illusion ? Vainqueur en Autriche et vernis en Grande-Bretagne, pendant que Kimi Antonelli y était plombé par sa mécanique, George Russell s'était complètement relancé dans la course au titre. Du moins, c'est ce que l'on pensait.
Au Grand Prix de Belgique, le Britannique a été éliminé dès le premier tour, envoyé dans le bac à graviers à la suite d'un contact avec Lewis Hamilton (Ferrari). Pourtant, y compris dans l'analyse qu'il a livrée à chaud, le pilote Mercedes ne s'est pas trompé : cet incident était une conséquence, et non une cause.
C'est la raison pour laquelle Russell n'a absolument pas blâmé le septuple champion du monde. Depuis plusieurs semaines, il ne cesse de se plaindre de comportements suspects de sa monoplace, sans que son équipe ne parvienne à en trouver l'origine.
Et si c'était lui le problème ?
À Silverstone, le natif de King's Lynn s'était plaint, tout au long du week-end, de problèmes récurrents de vitesse de pointe en ligne droite. Il avait particulièrement insisté sur ce point à la radio, juste après l'arrivée. Et cela lui avait valu un drôle de recadrage de Toto Wolff : "Franchement, George, je ne pense pas qu'il y ait eu un problème de vitesse de pointe aujourd'hui."
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Für George Russell war beim GP von Belgien schon früh Feierabend
Crédit: Getty Images
Le sous-entendu était très clair : si problème il y avait, il provenait du pilote. Depuis, le patron de l'écurie a largement revu sa thèse. Mais les difficultés persistent. "Vendredi [aux essais, NDLR], je perdais huit dixièmes dans les lignes droites, observait Russell à l'issue de la qualification. Samedi, j'en perdais quatre. C'est un pas en avant mais on avait déjà vécu ça à Silverstone. On pensait avoir trouvé le problème, on croyait que cela venait simplement des freins. Ce n'étaient pas les freins."
La thèse d'un style de pilotage trop gourmand, ou d'une mauvaise gestion de l'énergie, a donc été mise sur la table. "On s'est dit que cela venait de mon style de pilotage, de ma manière d'utiliser l'accélérateur, a-t-il développé sur Sky Sports. Je me suis moi-même convaincu que le problème venait de moi. Aujourd'hui, nous sommes quasiment certains que ce n'est pas le style de pilotage et qu'il y a un problème sérieux."
50 points de retard sur Antonelli
Dimanche, à Spa, Russell s'est retrouvé à court d'énergie quelques secondes après le départ. "La batterie ne s'est pas rechargée et je suis sorti du premier virage avec un niveau de batterie de 35%, a-t-il détaillé. Et comme elle ne s'était pas rechargée, j'ai également eu un problème de boost. Le turbo ne s'est pas remis en marche, je me suis donc retrouvé sans puissance. Je suis arrivé au sommet [du Raidillon, NDLR] avec une batterie à 0%."
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Duel chez Mercedes : "Russell n'est plus leader de son équipe"
Video credit: Eurosport
D'où la réaction en chaîne qui lui a valu d'être rapidement attaqué par les Ferrari, avant le contact avec Lewis Hamilton aux Combes. Après la course, Toto Wolff a révélé que tous les moteurs Mercedes avaient rencontré un problème de logiciel au départ. Russell a-t-il donc, une fois de plus, été victime des soucis de fiabilité de l'écurie allemande ? Et pourquoi semble-t-il être le plus touché par ceux-ci ?
"Ça lui est arrivé à lui, c'est arrivé à Kimi aussi, a rappelé Wolff sur Canal+. Être rapide, c'est bien. Ça donne de la confiance mais de l'autre, il faut finir les courses." Non seulement Russell n'a pas terminé celle de dimanche, mais il est aussi reparti de Belgique avec plus de doutes que de réponses. Et un retard creusé à 50 points au championnat.
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