Formule 1 - Grand Prix de Catalogne - Lewis Hamilton (Ferrari) renoue avec le succès, George Russell (Mercedes) profite de l'abandon de Kimi Antonelli

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Lewis Hamilton (Ferrari) a remporté le Grand Prix de Catalogne ce dimanche. Le Britannique s'offre sa 106e victoire en F1, sa première en rouge et depuis 2024 à Spa-Francorchamps. Alors qu'il a bénéficié d'un bon choix de son équipe, il a devancé George Russell (Mercedes), qui fait une belle opération au général après avoir vu son coéquipier Kimi Antonelli abandonner au 36e tour.

Hamilton : "Je n'arrive pas à croire que j'ai remporté cette première victoire avec Ferrari"

Video credit: Eurosport

Appelez-le King Lewis. Un an, dix mois et 17 jours après son 105e et dernier succès en Formule 1, Lewis Hamilton a renoué avec la victoire sur le circuit de Barcelone, dimanche. Parti depuis le deuxième emplacement de la grille, le Britannique a rapidement fait parler son rythme monstrueux et profité d'une voiture de sécurité virtuelle pour venir à bout des Mercedes et débloquer son compteur avec la Scuderia Ferrari. George Russell (Mercedes) et Lando Norris (McLaren) ont profité de l'abandon de Kimi Antonelli en fin de course pour l'accompagner sur le podium.
Maranello est en liesse. Les cloches de la cité italienne résonnent en ce moment même pour célébrer le succès de l'un de ses plus célèbres représentants. Hamilton a mis fin à une attente longue de 686 jours en s'imposant dans la fournaise catalane, là même où il avait inscrit son nom six fois au palmarès de l'épreuve sous les couleurs de Mercedes. Désormais habillé en rouge, le septuple champion du monde a construit sa 106e victoire en carrière sur le rythme, l'opportunisme et une stratégie à trois arrêts payante.

Un 40e tour clef

Une stratégie agressive, lui qui a pris le départ avec des pneus tendres derrière le poleman George Russell et ses gommes au liseré jaune. S'il n'a pas réussi à surprendre son compatriote au premier virage, Hamilton fut le premier à jaillir dans la voie des stands, initiant le mouvement à la fin du 11e tour pour chausser des pneus durs. Descendu au septième rang, il lui a fallu un tour pour mettre son nouveau train en température et retrouver les avant-postes. Bloqué dans les échappements de Russell, il a récidivé au 27e tour en passant des médiums qui l'ont porté jusqu'à la première place avec le jeu des arrêts.
Son succès s'est, en partie, décanté au 40e tour. Sous voiture de sécurité virtuelle déclenchée par l'abandon de Fernando Alonso (Aston Martin), Hamilton a sauté sur l'occasion pour effectuer son troisième arrêt, chaussant de nouveaux durs. Un timing parfait, la VSC se retirant au retour en piste du pilote Ferrari, lequel jouissait d'une avance de 2 secondes sur Russell. Un temps inquiété par une éventuelle infraction sous drapeau jaune - une menace finalement écartée par la direction de course, au grand soulagement du clan italien -, le recordman de victoire, libéré de toute pression, a porté l'écart à 19 secondes au moment de franchir le drapeau à damier.

Antonelli, l'abandon qui change la donne

Derrière, Mercedes a longtemps verrouillé les deux dernières marches du podium. Bridé par son coéquipier, Antonelli a trouvé l'ouverture sur Russell d'un superbe dépassement à l'intérieur pour s'emparer de la deuxième place, mais quelques hectomètres plus loin, l'Italien a subi sa première casse mécanique. Contraint à l'abandon, l'actuel leader du Mondial a vu son voisin de garage grignoter 25 points sur son avance au classement. Ce rebondissement a offert un cadeau inattendu à Lando Norris, le pilote McLaren n'ayant alors plus grand espoir de revenir dans la course au podium.
Charles Leclerc, auteur d'un départ canon après son accident en qualifications, a subi le même sort, abandonnant sa cinquième place derrière Max Verstappen à Oscar Piastri après avoir perdu la direction assistée de sa Ferrari. Sixième et septième, Isack Hadjar (Red Bull) et Pierre Gasly (Alpine) ont réalisé un joli tir groupé pour la France, à des années-lumière de leur compatriote Esteban Ocon (Haas), 14e. Franco Colapinto (Alpine) ainsi que les Racing Bulls ont refermé le top 10 d'une course marquée par sept abandons.
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