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Grand Prix de Barcelone-Catalogne - Une victoire, un podium et un abandon : Kimi Antonelli perd du terrain face à Lewis Hamilton et George Russell
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Mis à jour 14/06/2026 à 19:51 GMT+2
Avec la première victoire de Lewis Hamilton en rouge et le premier abandon de la saison de Kimi Antonelli, c'est une nouvelle dynamique qui s'est faite jour à Barcelone. L'Italien domine toujours le Championnat, mais il ne compte plus "que" 41 points d'avance sur le Britannique et 50 sur George Russell, qui s'est classé deuxième. L'édifice italo-allemand peut vaciller si la fiabilité s'en mêle...
"Antonelli a fait un grand pas vers le titre et Mercedes doit reconstruire moralement Russell"
Video credit: Eurosport
Des émotions contradictoires traversaient Kimi Antonelli à l'arrivée du Grand Prix de Barcelone-Catalogne, dimanche. Une course remportée par l'inoxydable Lewis Hamilton, premier pilote à battre les invincibles Mercedes cette saison. Il y avait d'un côté l'admiration du jeune premier pour le septuple champion du monde, celui qui l'a fait vibrer plus jeune au gré de ses 84 succès avec l'écurie allemande et qui lui a cédé son baquet au sein de la firme à l'étoile en 2025. De la joie, non feinte, d'assister au retour au sommet du pilote vétéran qui, à 40 ans, a pris le risque de réaliser son rêve de gosse en rejoignant une Scuderia Ferrari à la peine. Mais aussi une profonde déception, amer et légitime, d'avoir jeté à la poubelle de précieux points. La faute à une panne terrible survenue à quatre tours du drapeau à damier.
Dominateur en ce début de saison à la grâce de cinq succès consécutifs, Antonelli pensait avoir fait le plus dur en Catalogne en subtilisant la deuxième place à George Russell, loin derrière Hamilton. Un dépassement autoritaire qui lui permettait d'affirmer sa supériorité sur son coéquipier et de creuser un peu plus l'écart au classement général, au terme d'un week-end où il n'a jamais vraiment eu de feeling avec la W17. Mais sa joie fut de courte durée. Deux tours plus tard, alors que l'Italien entamait le 63e tour, la Mercedes frappée du n°12 s'est arrêtée avec un bruit inquiétant qui actait l'abandon de son propriétaire et la perte de 18 unités.
Mise à jour agressive de Ferrari
"Même si je suis très heureux pour Lewis, je me sens vide à l'intérieur, amorçait l'intéressé au micro de Canal+. Le rythme était bon, mais la voiture a lâché." Et de conclure, avec autant de maturité que de fatalité : "C'est la course..." A deux pas du Transalpin, Lewis Hamilton, extatique, s'époumonait au milieu de ses mécaniciens, célébrant sa première victoire en rouge après dix-neuf mois sans triomphe. Et avec elle, c'est peut-être tout l'équilibre du championnat qui a basculé à Barcelone. Car le pilote Ferrari, revenu à 41 points d'Antonelli après sept courses, semblait soudainement revigoré : "Je pense que ce n'est que le début. Mercedes a un package exceptionnel, et ils sont très forts. Leurs pilotes font un travail incroyable. Mais rien n'est impossible de notre côté."
Si Frédéric Vasseur, le patron de Ferrari, a vite tempéré les propos de son protégé et prévenu l'excitation excessive des tifosi - "Mon travail est d'essayer de calmer tout le monde" -, Hamilton a insisté en évoquant le travail d'une équipe "qui a déplacé des montagnes" et qu'il veut aider dans le développement de la voiture. Celle-ci était d'ailleurs bardée d'évolutions, la Scuderia ayant déployé à Barcelone l'une de ses mises à jour les plus complètes de la saison : nouvel aileron avant aux flux de pointe retravaillés, fond plat entièrement révisé pour gagner en charge aérodynamique, carrosserie de pontons modifiée... Un paquet pensé pour combler une partie du retard accumulé face à Mercedes - en attendant le verdict de l'ADUO -, et qui semble avoir immédiatement porté ses fruits sur un circuit réputé pour révéler les vraies hiérarchies.
Les consignes planent chez Mercedes
Alors que les statistiques le plaçaient en grand favori (25 des 35 derniers polemen se sont imposés à Barcelone), George Russell a été débordé par Hamilton, puis par Antonelli dans une fin de course chaotique sur le plan de la performance. Le rythme n'y était pas, la stratégie non plus, et le Britannique pouvait remercier la providence d'avoir causé le premier abandon de l'Italien en 2026. Pas de quoi faire oublier la bravade d'Antonelli, qui a encore rappelé qui était le vrai patron des Flèches d'argent. Russell affichait d'ailleurs un sourire de circonstance sur le podium, félicitant son ancien coéquipier Hamilton tout en restant mesuré sur sa propre performance : "C'était une journée difficile. C'est bon d'être de retour sur le podium et d'avoir fait une course propre. Le vendredi et le samedi étaient solides, dimanche était plus compliqué."
Compliqué, c'est indéniable, mais Russell en est ressorti avec la deuxième place. Un résultat qui le ramène à 50 unités de son voisin de garage au Championnat. Une maigre satisfaction qui ne comblait guère Toto Wolff. "Ça a été une course nulle pour nous, tonnait le directeur des Flèches d'argent pour Canal+. On ne peut pas gagner le championnat si nos voitures s'arrêtent. Avec Lewis, nous avons maintenant un troisième pilote qui se bat pour le championnat du monde. Il faut faire attention." Au point d'émettre des consignes alors qu'il reste encore 15 manches à disputer ? "Il faut en discuter avec les pilotes. Si tu en donnes, tu ne peux pas changer de directive à chaque course. Mais si un pilote a un avantage de vitesse net, il faudra y penser..."
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Lewis Hamilton savourant son triomphe à Barcelone devant George Russell.
Crédit: Getty Images
Le classement des pilotes au 14 juin 2026
| Pilote | Ecurie | Points |
| 1. Kimi Antonelli | Mercedes | 156 |
| 2. Lewis Hamilton | Ferrari | 115 |
| 3. George Russell | Mercedes | 106 |
| 4. Charles Leclerc | Ferrari | 75 |
| 5. Lando Norris | McLaren | 73 |
| 6. Oscar Piastri | McLaren | 68 |
| 7. Max Verstappen | Red Bull | 55 |
| 8. Pierre Gasly | Alpine | 41 |
| 9. Isack Hadjar | Red Bull | 34 |
| 10. Liam Lawson | Racing Bulls | 26 |
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