Grand Prix de Barcelone – Lewis Hamilton vainqueur avec Ferrari, le rêve exaucé : "Je suis juste si heureux de ma vie"

Eurosport sur Google

Lewis Hamilton la tient enfin, cette première victoire avec Ferrari. Le Britannique, au prix d’une stratégie parfaite et d’une gestion exemplaire de ses pneumatiques, a remporté le Grand Prix de Barcelone dimanche. Une victoire qui résonne comme un rêve exaucé pour "King Lewis", définitivement adulé par les "tifosi", et désormais lancé pour de bon vers la lutte pour le titre.

Hamilton : "Je n'arrive pas à croire que j'ai remporté cette première victoire avec Ferrari"

Video credit: Eurosport

God save the King. Sir Lewis Hamilton n’avait pas besoin de ça pour se faire adopter par sa nouvelle famille. Le simple fait de trouver un septuple champion du monde dans le garage de Ferrari suffisait à gonfler de fierté le poitrail des "tifosi". Sauf que, depuis l’annonce tonitruante au crépuscule de 2024, 30 départs ont débouché sur un bilan mitigé à l’aune d’une collaboration aux mille fantasmes charriés.
Parce que les fanatiques de la firme de Maranello restent bercés des exploits de leur ascendance dorée, que la boulimie d’émotions finit toujours par déborder, les premières critiques ont peu à peu germé. Alors, de voir Lewis Hamilton hocher la tête avec componction sur le Fratelli d’Italia a fini de convaincre tous les adeptes. Le Roi a définitivement étendu son royaume.

La madeleine enfin déballée : "Quand j’étais jeune, je m’imaginais gagner avec cette voiture…"

On le sentait, Hamilton n’attendait que ça. Vivre la vie en rouge est une madeleine enfin déballée. "J’ai regardé Ferrari avoir tous ses succès à la télé quand j’étais jeune, je m’imaginais piloter et gagner avec cette voiture, et c’est arrivé", a livré, ému, le vainqueur à Barcelone. Tout, dans le scénario d’une course à deux visages, a souri au Britannique, victorieux pour la 106e fois en carrière à 41 ans et 5 moi (devenant le vainqueur de Grand Prix le plus âgé depuis 1970). Mais avant de saisir les occasions, mieux vaut se trouver en bonne posture pour ne pas rater le train en route.
picture

Lewis Hamilton célèbre sur le podium avec le trophée de vainqueur du GP de Barcelone

Crédit: Getty Images

N’en dites pas plus à un monstre d’expérience comme Hamilton, en parfaite synergie avec sa monoplace. "Il a fait une super course du début à la fin. La clé était la gestion des pneus et il a été royal là-dessus", a salué Frédéric Vasseur, directeur de la firme au cheval cabré. Son pilote, pari du Parisien il y a un an et demi, a produit ce qu’on attendait de lui. Deux premiers runs optimisés, chaussés des tendres et des médiums. Avant le coup du pouce du destin. Une Virtual Safety Car déclenchée par Fernando Alonso (Aston Martin), son vieux rival de toujours. La belle ironie.

"Merci à mes fans de m’avoir rappelé qui je suis"

Alors en tête, Hamilton, en bon limier, flaire le bon coup, soutenu par un pole stratégie inspiré chez les Rouges ce dimanche. Parti pour un troisième arrêt (en durs), le Britannique ressort juste après l’arrêt de la VSC. Ne lui restait plus qu’à pousser devant des Mercedes plus pâles qu’à l’ordinaire. Ce qui se jouait devant frisait, en revanche, l’extraordinaire, avec la première victoire de "King Lewis" chez Ferrari. "Merci à tous, à vous tous à Maranello, a exulté le lauréat en italien à la radio, transi de bonheur. Merci de m’avoir tellement aidé, je suis tellement fier de vous. A ma famille, je vous aime. Merci à mes fans de m’avoir rappelé qui je suis."
Hamilton a éructé en boucle, comme l’enfant qu’il a comblé, au fond de lui, des "Forza Ferrari". La victoire n’a pas seulement irradié le peuple aux casaques rubicondes. La vague s’est étendue à tout le paddock. George Russell (2e, Mercedes) et Lando Norris (3e, McLaren) ont eu des mots touchants et une attitude digne devant leur glorieux compatriote. Le sourire agrafé au minois, Frédéric Vasseur a profité, sans trop en faire, presque en silence, devant son coup de poker devenir gagnant.

"C’est la première, j’espère, d’une longue liste"

"Un immense merci à mon équipe, à tous les membres de l’usine, à Fred qui a cru en moi, pétillait Hamilton au micro de Nico Rosberg après l’arrivée, un autre acteur d’une rivalité sulfureuse. On a lancé ce voyage l’année dernière avec des moments difficiles. Mais j’ai toujours eu l’espoir et l’équipe a continué à me porter. On a fait tellement de changements, tellement d’améliorations." Sans parler de divorce, voir le mariage fonctionner fleurait fort la gageure au creux de l’hiver. Le Britannique, lui, y a toujours cru, à condition de marcher côte-à-côte.
"On a vécu vraiment des choses compliquées l’année dernière, que ce soit publiquement ou en interne, a rembobiné la nouvelle idole de Maranello pour Canal +. J’ai été capable de me reconstruire pendant l’hiver. J’ai aussi reconstruit l’équipe autour de moi. Ça m’a vraiment rappelé qu’il ne fallait jamais abandonner. La persévérance paye vraiment".
"L’équipe me donne confiance et m’écoutant sur les changements, en me croyant dans mes décisions, a salué l’Anglais devant le podium. Je suis là où je voulais être. Je suis juste si heureux de ma vie." Requinqué, replacé, Hamilton est maintenant prêt à étendre l’horizon. "Mes victoires sont toutes particulières mais celle-ci a quelque chose d’autre, a avoué le septuple champion du monde. C’est la première (avec Ferrari), j’espère, d’une longue liste." Puisque les bonnes nouvelles s’enchaînent, l’abandon sur casse moteur de Kimi Antonelli (Mercedes) égrène son retard au championnat, désormais raboté à 41 points. "Clairement, je prends ces points qui arrivent. On va continuer de travailler. Ce n’est pas fini, ça c’est sûr."
Toto Wolff, patron des Flèches d'argent, connaît la valeur de son ancien protégé une fois la confiance retrouvée et n'a pas longtemps tourné autour du pot : "Lewis est un prétendant au titre", a-t-il lâché à Canal +. Au même micro, Hamilton n'a pas déjugé l'Autrichien : "Oui j’ai le sentiment d’être au bon endroit, je me sens très fort. Il faut franchir petit à petit les étapes et continuer de leur mettre la pression." À la table des rois, un rêve en appelle souvent un autre.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité