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Grand Prix de Barcelone-Catalogne - "Je me sens à nouveau comme avant" : à Barcelone, le poleman George Russell a retrouvé son instinct
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Mis à jour 13/06/2026 à 21:53 GMT+2
Après deux courses hors des points et un début de saison dans l'ombre de son jeune coéquipier Kimi Antonelli, George Russell a décroché la pole position du Grand Prix de Barcelone-Catalogne samedi, sur un circuit très favorable au moteur Mercedes et au poleman. Lewis Hamilton, deuxième sur la grille, ne lui laissera aucun répit à l'envol, mais Russell entend bien réduire l'écart avec Antonelli.
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Video credit: Eurosport
"Ça fait du bien de retrouver le bon rythme !" Comme il l'a implicitement reconnu samedi à l'issue d'une séance de qualifications dominée de bout en bout, George Russell avait perdu l'habitude d'exprimer sa joie à la radio. Après plusieurs week-ends compliqués dans l'ombre de Kimi Antonelli, qui a semblé prendre l'ascendant dans la lutte pour le titre (68 points d'avance au classement), le pilote Mercedes a (enfin) réagi en s'emparant de la pole position du Grand Prix de Barcelone-Catalogne dans la fournaise.
Une performance qui tombe à pic pour le Britannique, dont on commençait à se demander s'il avait encore les ressources mentales pour inverser la tendance face à son jeune coéquipier. Il semblerait que la réponse soit positive. "Ce week-end a été excellent jusqu'à présent. Je me sens à nouveau comme avant, c'est-à-dire capable d'être performant à chaque tour, en luttant toujours pour les premières places", a déclaré, tout sourire au micro du promoteur, celui qui a admis avoir réalisé "une grande remise à zéro".
En confiance à Barcelone
Cette pole, la dixième de sa carrière, George Russell en avait bien besoin. Depuis Melbourne et sa victoire inaugurale en mars, le natif de King's Lynn traverse une période délicate, probablement la plus dure depuis ses premiers tours de piste en F1 en 2019. Éclipsé par Antonelli, leader incontesté du Mondial et désormais habitué des premières lignes, il a aussi été pénalisé à plusieurs reprises par sa propre mécanique.
Une malchance qu'il évoque ouvertement chaque fois que l'occasion se présente, comme lors de son abandon pour une panne de batterie à Montréal, il y a trois semaines, alors qu'il avait signé la pole position au Canada... Après une nouvelle course hors des points à Monaco (douzième, il avait écopé d'un drive-through pour ne pas avoir purgé une pénalité lors de son arrêt au stand), il avait publiquement réaffirmé avoir mis ses ambitions de titre entre parenthèses.
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George Russell sur le circuit de Barcelone, le 13 juin 2026.
Crédit: Getty Images
"Ces dernières courses, pour diverses raisons, n'ont pas été de notre côté, a encore rappelé Russell, mais je suis arrivé ce week-end avec l'esprit libre. Je me sentais bien." Avant d'ajouter : "J'ai suivi ma propre direction, sans copier ce qu'ont fait les autres ici. J'ai fait confiance à mon instinct. C'est ce que j'ai toujours fait par le passé et je suis très heureux de voir que ça paie." Il faut dire qu'il connaît par cœur le circuit de Barcelone. Considéré comme un juge de paix, le tracé catalan, ses virages rapides et son enchaînement de courbes lui ont toujours réussi depuis qu'il représente la firme à l'étoile (deux fois 3e, deux fois 4e).
Hamilton en embuscade
Les signaux étaient encourageants dès l'entame du week-end, Russell dominant deux des trois séances d'essais libres. Même dynamique de champion en qualifications : après une première phase conclue au deuxième rang derrière Lewis Hamilton, le Britannique s'est montré plus rapide que les Ferrari en Q2 (Charles Leclerc à +0,053 s) et en Q3 (Hamilton à +0,064 s). Il n'a pas paniqué non plus lorsque Antonelli a repris provisoirement l'avantage sur son second tour lancé en Q3, signant à quelques secondes d'intervalle un chrono salvateur en 1'14"679. Et le manque de puissance électrique de l'Italien sur son ultime tentative, signalé après la séance par Toto Wolff, ne devrait pas doucher l'enthousiasme d'un Russell sur la voie de la rédemption.
Reste que la course s'annonce ouverte. Alors que les McLaren étaient très attendues en Catalogne, c'est Hamilton qui a finalement hissé sa Ferrari au deuxième rang pour offrir la 1re première ligne 100 % britannique à Barcelone. Le septuple champion du monde a déjà prévenu qu'il comptait bien jouer sa carte, même si le tracé est historiquement très favorable au moteur Mercedes (11 succès depuis 2013) : "Nous sommes dans une bonne position pour pouvoir nous battre (pour la victoire). J'espère que nous pourrons extraire encore plus de cette voiture et suivre ces gars-là pour une fois." "Je suis sûr que nous allons devoir batailler ferme, donc demain ne sera pas facile, mais je me sens prêt", lui a répondu l'intéressé.
Quant à Antonelli, troisième sur la grille à quatre dixièmes de Russell après cinq victoires consécutives, il a reconnu ne pas avoir "vraiment de feeling avec la voiture" ce week-end. Rassuré par un "long relais solide" réalisé en EL3, l'Italien misera sur un bon départ et sur l'aspiration de son coéquipier pour revenir rapidement à sa hauteur. Ce dernier sait toutefois que l'Histoire joue en la faveur de son voisin de garage. Sur les 35 dernières courses, le circuit de Barcelone a consacré le pilote parti en pole à 25 reprises, soit plus de 70% du temps. Un ratio qui place automatiquement Russell en position de favori. Ça aussi, il en avait perdu l'habitude.
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