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"Pas de quoi se plaindre"
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Publié 14/04/2011 à 17:41 GMT+2
Lewis Hamilton (McLaren) a perdu une place après l'arrivée à Sepang et estime bien s'en tirer. Autrement, il soupçonne Sebastian Vettel d'avoir ménagé sa Red Bull en Malaisie et se demande donc s'il va pouvoir suivre le rythme...
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Vous avez rappelé que vous êtes devenu - devant Jim Clark - le pilote fidèle à une équipe ayant couru le plus pour elle.
Lewis Hamilton : Je suis dans ma cinquième saison avec l'équipe, mais nous avons plus de courses dans une saison que Jim Clark (Lotus) à son époque. C'est une bonne sensation de savoir que j'ai été régulier, que j'ai un record avec un grand team et que ça va continuer.
La fidélité est quelque que chose vous considérez…
L.H. : Oui, ma famille, particulièrement mon père, a insisté pour que je grandisse avec cette valeur très importante. Tout petit, j'ai senti que c'était assez important. Évidemment la fidélité est une clé des relations dans la vie mais ce n'est pas un facteur décisif. Il faut essayer d'avoir des relations aussi bonnes que possibles avec les gens, tant qu'on peut.
Vous aurez vendredi sur la voiture des nouveautés testées en Malaisie. Qu'en attendez-vous ?
L.H. : Je n'ai pas d'attente. Les températures seront meilleures ici, la voiture le sera donc par rapport au dernier week-end. Nos nouveautés n'ont pas particulièrement fonctionné. C'est donc juste une tentative pour les faire marcher car elles ont un potentiel correct. Mais nous ne savons pas si nous y parviendrons.
Vous, ainsi que Jenson Button, avez été plus rapides que Red Bull à un moment du dernier Grand Prix. Est-ce que ça peut devenir régulier ?
L.H. : Ça dépend de beaucoup de facteurs. Je suppose surtout qu'ils ont pas mal ménagé leur voiture, ce qui leur a probablement fait perdre du temps. Qu'ils aient eu autant de KERS que nous ou un KERS aussi bon, je ne sais pas. C'était serré mais je suis persuadé qu'ils vont revenir au top de leur forme ce week-end, avec plus de vitesse que lors de la dernière course. Nous verrons si nous sommes aussi près d'eux. Nos rythmes de course semblent similaires. C'est généralement en qualification qu'ils ont un avantage.
Vous avez perdu une place en Malaisie après une pénalité. Quelle a été votre réaction ?
L.H. : Septième ou huitième, c'est kif kif. C'est la course. C'était justifié.
Avez-vous fait une vague ou défendiez vous ?
L.H. : L'an dernier, j'avais évidemment fait de grandes vagues dans la ligne droite, ce que tout le monde avait désapprouvé, et c'était normal (le steward Johnny Herbert lui avait adressé une réprimande). Ils (les commissaires) ont dit qu'ils seraient plus stricts là-dessus cette année. Je n'ai pas fait la moitié de ce que j'avais fait l'an dernier, et je n'ai mis personne en danger, mais la règle stipule qu'on ne peut faire plus d'un changement de ligne pour garder une position. Je pense qu'il y a eu une confusion entre défendre et casser l'aspiration (d'Alonso). Au bout du compte, j'ai pris 20 secondes. J'ai perdu une place, je me suis senti chanceux que cela ne soit pas plus. J'essaierai d'éviter ça à l'avenir. Il n'y a pas de quoi se plaindre.
Sans le bon départ de Nick Heidfeld, 2e devant vous, auriez-vous pu menacer réellement Sebastian Vettel pour la victoire ?
L.H. : Oui. J'ai été retenu pendant quelques tours avant de le passer et m'aligner - je pense - sur les chronos de Sebastian. J'aurais probablement pu tenir son rythme si... Mais avec des si... Dans le deuxième relais, après mon pit, je le rattrapais. Je pense que ça aurait pu être plus serré… mais le reste de la course a été un désastre. Ça n'a donc pas d'importance.
Les journalistes ont beaucoup parlé des morceaux de pneusarrachés. Est-ce que c'était un problème important, un danger potentiel ?
L.H. : Par le passé, on a vu pas mal de marbles sur des circuits comme Montréal, et sans espaces de dégagement ça devient plutôt dangereux à certains endroits. Mais il y en a désormais sur d'autres circuits – la plupart en fait – et je ne pense pas que ce soit mauvais. J'ai un peu essayé de dépasser. Bon d'accord, quand on va dessus on perd du grip et ce n'est pas facile de nettoyer les pneus. C'était peut-être mieux par le passé. Mais c'est la course. Je ne vois pas le moindre danger.
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