Grand Prix de Chine | Isack Hadjar (Racing Bulls), "d'embarrassant" à Melbourne à "vraiment impressionnant" en Chine

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Ça va (beaucoup) mieux pour Isack Hadjar. Quelques jours seulement après avoir vécu un cauchemar lors du tour de formation du premier Grand Prix de la saison, à Melbourne, le pilote Racing Bulls a décroché une excellente septième place en qualification, en Chine. Helmut Marko, pas tendre avec lui la semaine dernière, a apprécié. Bien plus que le Français lui-même.

"Hadjar, c'est terrible mais il n'a pas fait le kéké"

Video credit: Eurosport

Personne ne tombera de sa chaise à la lecture de cette phrase : Helmut Marko n'est pas le plus grand philosophe du paddock de Formule 1. Il n'empêche, le grand manitou de la filière jeunes de Red Bull a plutôt bien résumé l'une des grandes réalités de cette discipline, samedi, après la qualification du Grand Prix de Chine. Interrogé sur les performances de ses petits protégés - qu'il ne protège pas vraiment - le dirigeant autrichien, habitué de la punchline, a simplement souligné que "l'ombre et le soleil n'étaient jamais loin".
Isack Hadjar n'a effectivement eu besoin que de quelques jours pour passer de l'un à l'autre. En larmes à Melbourne, après avoir envoyé l'arrière de sa Racing Bulls dans le mur dès le tour de formation du premier Grand Prix de la saison, ce que Marko avait qualifié "d'embarrassant", le Français a retrouvé un (léger) sourire à l'issue de la qualification à Shanghai. Incisif, régulier, rapide, le pilote de 20 ans s'est installé au septième rang, entre une Ferrari et une Mercedes, et à moins d'une demi-seconde du temps de référence.

Tsunoda battu à chaque fois

Il l'a surtout fait avec la manière. Sur un circuit qu'il ne connaissait pas, le Parisien a devancé son coéquipier Yuki Tsunoda - pourtant performant dans cet exercice - lors de chacune des trois parties de la qualification. Et il a fini par lui coller cinq dixièmes au moment où cela comptait le plus. L'écart n'est certainement pas représentatif de ce qui sépare réellement les deux pilotes mais il dit quelque chose, tout de même, du potentiel du Tricolore.
"La performance était déjà là [vendredi, NDLR] mais il fallait tout mettre bout à bout et ici, c'est tellement compliqué, a observé Hadjar après la qualification au micro de Canal+. C'est une piste difficile, il y a des rafales qui rendent les choses imprévisibles." Malgré cela, et alors que beaucoup de pilotes bien plus expérimentés ont été piégés (Leclerc, Norris), lui n'a commis "aucune erreur majeure"... selon les mots d'un certain Helmut Marko.
Je suis un peu dégoûté
La performance est rassurante puisqu'elle lui évite d'avoir à se sortir d'un cercle vicieux dans lequel semble déjà être enfermé Liam Lawson au sein de l'écurie-mère. Mais à ses yeux, elle n'a pas été pleinement satisfaisante : "Pendant mon tour, j'ai fait des trucs que je n'aurai pas dû faire, a analysé le pilote Racing Bulls. Il y avait encore [du temps] à aller chercher, j'aurais pu faire mieux que septième. C'est pour ça que je suis un peu dégoûté." D'autres débutants s'en seraient largement contentés...
Hadjar, lui, sait ce qu'il veut et ce qu'il doit faire pour convaincre le Docteur Marko. Interrogé par Sky Allemagne, le conseiller spécial de Red Bull a largement édulcoré ses propos post-crash du Français à Melbourne, évoquant des "différences d'interprétation". "Il fait un travail vraiment impressionnant", a-t-il même ajouté.
Tout cela aura bien sûr beaucoup plus de valeur en cas de course consistante, même si le Français a d'ores et déjà acté qu'il ne pourrait pas se battre avec les pilotes qui le précèdent sur la grille. Finir dans les points serait déjà une sacrée performance. Une belle éclaircie, entre l'ombre et le soleil. 
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