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Formule 1 | Écologie, spectacle, Verstappen : le nouveau format de qualification en questions en Hongrie
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Publié 22/07/2023 à 00:03 GMT+2
Nouveau test grandeur nature. Ce samedi, dans le cadre du Grand Prix de Hongrie, un format revu va être expérimenté en qualification, si celle-ci se déroule sur piste sèche. Les pilotes devront changer de composé de pneumatiques lors de chaque segment de la séance. Pas franchement populaire auprès des pilotes, cette formule doit avoir un impact écologique… et sur le show.
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Quel est le nouveau format de qualification testé en Hongrie ?
Parmi les innombrables formats testés ces dernières années en Formule 1, celui-ci est certainement le plus facile à comprendre. Les sessions Q1, Q2 et Q3 demeurent, avec les mêmes durées, à savoir 18, 15 et 12 minutes respectivement. Le seul changement concerne les pneumatiques.
Alors que les pilotes étaient auparavant libres d'utiliser le composé de leur choix (parmi l'allocation imposée par Pirelli sur chaque Grand Prix), ils devront cette fois-ci obligatoirement utiliser les "dur" en Q1, les "medium" en Q2 et les "tendre" en Q3. Si la séance est déclarée pluvieuse, ces contraintes seront levées pour des raisons évidentes de sécurité.
Quel est l'objectif de ce nouveau format ?
Il y a deux motivations. La première est avant tout écologique. Avec ce nouveau format, le nombre de jeux de pneumatiques alloués à chaque pilote passe de 13 à 11 pour l'ensemble du week-end. Autrement dit, 8 pneus par pilote vont ainsi être économisés. Soit 160 pour l'ensemble de la grille.
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Si cette nouvelle réglementation était appliquée à l'ensemble d'une saison de 24 Grands Prix, l'économie s'élèverait à 3840 pneus. Ce qui n'est absolument pas négligeable, y compris pour le transport - le secteur le plus polluant de la Formule 1. Autre objectif sous-jacent : créer de l'imprévisibilité et donc, du spectacle.
Concrètement, ça va changer quoi ?
Cette nouvelle formule devrait avoir un impact sur le travail réalisé par les écuries lors des séances d'essais libres et rendre la hiérarchie moins évidente à l'approche de la qualification. "On va moins rouler le vendredi car il y a moins de pneus, a observé Esteban Ocon (Alpine) sur Canal+. Ça rend les choses moins lisibles, car il y a plein de choses que l'on pourra plus apprendre sur les pneus. Notamment sur la manière de les chauffer."
En Q1, avec les pneus "dur", les pilotes pourraient également être contraints d'effectuer plusieurs tours pour faire monter les gommes en température. Plus de voitures en piste, c'est aussi plus de pièges. Les changements de composé entre chaque segment de la qualification vont contraindre les pilotes à s'adapter rapidement.
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Pour la course, il y a également un risque que ce format creuse encore un peu plus l'écart entre les écuries de pointe et les autres. Pour l'illustrer simplement : il y a toutes les chances que Max Verstappen n'ait besoin que d'un train de "dur" pour passer la Q1, et un train de "medium" pour franchir la Q2. Evidemment, tous les pilotes ne seront pas dans ce même cas. Le champion du monde (et d'autres) devrait donc avoir plus d'options stratégiques le dimanche.
Qu'en pensent les pilotes ?
Tous n'ont pas encore été amenés à s'exprimer à ce sujet. Mais les quelques pilotes interrogés n'ont pas semblé emballés par la nouveauté. "Je ne suis pas persuadé que nous ayons vraiment besoin de faire des choses comme ça en qualification, avait commenté Max Verstappen au printemps. Je ne vois pas où est le bénéfice en fait. […] Cela ressemble surtout à une décision prise afin d’améliorer le show."
"Pas sûr qu'on en ait besoin", avait ajouté Charles Leclerc. Esteban Ocon n'a pas dit autre chose, vendredi, au micro de Canal+ : "Sur le papier, ça n'a pas l'air super."
Va-t-il devenir la norme ?
Initialement, ce format devait être testé en Emilie-Romagne. L'annulation du Grand Prix a retardé le processus. Le premier examen va donc être effectué en Hongrie ce samedi, avant une nouvelle tentative à Monza (2 septembre). Si les conséquences sont positives ou inodores, il pourrait être standardisé.
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