Grand Prix de Hongrie 2026 | "Il devrait se regarder dans un miroir" : Carlos Sainz, l'homme qui ne se remet jamais en question

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En Hongrie, Carlos Sainz a fauté. Le pilote Williams s'est rendu coupable d'un contact avec Oscar Piastri, qui luttait pour la tête du Grand Prix à ce moment-là, alors que des drapeaux bleus lui avaient été brandis. (Légèrement) sanctionné, l'Espagnol n'a pas franchement exprimé de remords. Ce n'est pas le genre de la maison. L'Australien, lui, est sorti de ses gonds.

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Video credit: Eurosport

Il en faut beaucoup pour mettre Oscar Piastri dans cet état-là. L'Australien se laisse parfois aller à quelques saillies à la radio, dans le feu de l'action, mais son agacement ne dure, généralement, pas plus de quelques minutes. Au Grand Prix de Hongrie, pourtant, le pilote McLaren n'avait pas tout à fait retrouvé son flegme habituel, à froid, plusieurs dizaines de minutes après son abandon.
Car s'il a rapidement accepté (et compris) le choix de son écurie qui a conduit à "l'overcut" de Lando Norris, le protégé de Mark Webber n'a, en revanche, pas eu le même recul concernant le comportement de Carlos Sainz. En course, alors qu'il tentait justement de réduire l'écart sur son coéquipier pour l'empêcher de ressortir en tête de course après son arrêt aux stands, Piastri s'est heurté, au sens propre comme au figuré, au pilote Williams.
Celui-ci était en lutte avec Fernando Alonso (Aston Martin) en fond de peloton et a complètement ignoré les drapeaux bleus. À tel point qu'au virage n°2, l'Espagnol a bien failli envoyer dans le mur celui qui luttait encore pour la victoire. "Dégage de là, idiot !", s'est alors exclamé Piastri. Sainz a tardé à s'exécuter et le pilote de Melbourne a perdu un temps fou dans cette bataille. Quelques précieuses secondes qui ont finalement fait le jeu de Norris.
"Sur le moment, j'étais extrêmement agacé, a confié l'Australien dans des propos relayés par Sky Sports. En fait, 'agacé' n'est pas le mot que j'utiliserais, mais il y a toute une gamme de mots que j'utiliserais à l'égard de Carlos." Et pan. Logiquement jugé responsable du contact, Sainz a écopé d'une pénalité de cinq secondes qui a semblé bien maigre face aux conséquences engendrées. "Sans cet accrochage, j'aurais été devant Lando", a certifié Piastri.

Oui, les drapeaux bleus étaient bien visibles

Finalement, l'ancien pilote Alpine a été contraint à l'abandon à la suite d'une casse mécanique dont il sera difficile de terminer si elle est liée à cet accrochage. Mais cela n'a pas atténué l'amertume de Piastri vis-à-vis de Sainz. "J'étais juste derrière lui, a-t-il insisté. Je n'arrivais pas à croire ce qui venait de se passer. Se faire percuter par un retardataire ne fait pas partie des choses auxquelles on s'attend pendant une course. Mais c'est ce qui s'est produit. Peu m'importe qu'il ne m'ait pas vu. Le fait qu'il ne m'ait pas vu, que personne ne l'ait prévenu ou qu'il y ait eu un manque total de vigilance est inacceptable."
Sur le moment, l'Espagnol a tenté d'avancer la thèse de la surprise. "Je n'avais aucune idée que Piastri était là, a-t-il certifié à la radio. Aucune idée. C'était impossible de savoir en me battant contre Alonso." Après le Grand Prix, la FIA a révélé que le système de déploiement des drapeaux bleus avait rencontré quelques soucis. Mais dans le cas de la lutte entre Alonso et Sainz, ils étaient très clairement actifs et visibles. "Il se battait contre Fernando pour la dernière place comme s'il s'agissait du championnat du monde, a insisté Piastri. Cela m'a coûté la tête de la course."
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Après coup, Sainz a trouvé tout un tas d'excuses ; ici, il a souligné la "mauvaise communication" avec son muret, là, il s'est réfugié derrière l'incident révélé par la FIA qui l'a notamment empêché d'avoir l'information sur son volant. Sa caméra embarquée démontre pourtant qu'il a disposé de pas moins de sept indications lumineuses en bord de piste.

Pour Sainz, Piastri aurait dû être... plus prudent

L'ancien pilote de la Scuderia s'est simplement dit "désolé" pour l'Australien... avant de contre-attaquer. "Je ne sais pas s'il aurait également pu être un peu plus prudent, étant donné qu'il se battait pour le podium, ou s'il aurait dû se positionner de manière un peu plus prudente compte tenu de tous les problèmes que nous avons rencontrés avec les drapeaux bleus", a-t-il lâché dans des propos relayés par GPblog. Lunaire.
"C'est l'une des choses les plus stupides que j'ai vues", a renchéri Piastri au sujet de l'accrochage. Puis, l'Australien ne s'est pas privé au moment de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : Sainz est non seulement un coutumier du fait, mais il est aussi, de manière générale, l'un des premiers à s'en prendre de manière virulente aux autres pilotes lorsque ceux-ci commettent des erreurs.
"Il est assez critique envers les autres, a confié le pilote McLaren. D'autres l'ont déjà critiqué par le passé pour son comportement frustrant en piste. Quand on fait quelque chose comme ça, je pense qu'il faudrait peut-être se regarder un peu dans le miroir." La trêve estivale est là. Et quelque chose nous dit que ces deux-là ne la passeront pas ensemble.
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