Grand Prix de Las Vegas | Max Verstappen, ce toujours plus redoutable quadruple champion du monde
Par Julien Pereira
Mis à jour 26/11/2024 à 09:50 GMT+1
Max Verstappen n'a rien senti. Malgré un écart de performances entre Red Bull et ses rivales réduit à peau de chagrin, le Néerlandais a décroché, finalement sans trop d'encombres, un quatrième titre mondial dimanche à Las Vegas. Le meilleur pilote du moment a encore passé un cap en cette saison 2024 : il est devenu encore plus redoutable, à tous les niveaux.
"Une saison à deux vitesses" : Verstappen champion chahuté
Video credit: Eurosport
La saison dernière, Max Verstappen était devenu fort, sans doute trop, pour réellement avoir besoin d'évoluer. Il est bien difficile de savoir si le quadruple champion du monde est réellement devenu meilleur en 2024, mais il est assez aisé d'affirmer qu'il est devenu encore plus redoutable, ce qui n'est jamais une mauvaise chose pour un pilote de Formule 1.
Bien sûr, ses joutes avec Lando Norris en ont été les plus éclatantes illustrations : ce qu'il a fait à Austin avait certes rappelé son duel avec Lewis Hamilton au Grand Prix du Brésil 2021, mais ce qu'il a fait au Mexique, une semaine plus tard, constituait un risque qu'on ne l'avait jamais vu prendre dans un tel contexte.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/10/28/4056560-82268848-2560-1440.jpg)
Steiner : "Si Verstappen avait été pénalisé à Austin, il n'aurait pas fait ça au Mexique"
Video credit: Eurosport
Chacun est bien libre de juger si ces deux événements (et quelques autres) ont fait du bien à son image, à la Formule 1 ou au sport en général. Mais le constat final restera le même : il faut maintenant en faire énormément pour battre Verstappen. Sans doute beaucoup plus qu'il y a trois ans, et parfois même avec un bien meilleur matériel.
"70%" de la saison sans avoir la voiture la plus rapide
Rappelons, d'ailleurs, que ces quelques escarmouches ayant parfois largement dépassé les limites du raisonnable n'ont finalement concerné qu'un faible nombre de courses. Ce quatrième titre de champion du monde, Max Verstappen l'a aussi - et surtout - décroché autrement qu'en cherchant des noises à Lando Norris.
"Je dirais qu'à partir de Miami, la plupart du temps, nous n'étions pas les plus rapides, s'est remémoré le quadruple champion du monde en conférence de presse. Et Miami, c'était encore très tôt dans la saison [sixième manche du Mondial, NDLR]. Donc, vous savez, à ce moment-là, les 50 ou 60 points d'avance [il en comptait 53 d'avance sur Lando Norris après Miami, NDLR] peuvent très facilement être comblés."
Ils ne l'ont finalement jamais été. "Pendant 70% de la saison, nous n'avions pas la voiture la plus rapide, a insisté le patron du Mondial. Mais nous avons quand même su augmenter notre avance. Et c'est quelque chose dont je suis fier. [...] À un moment donné, nous ne comprenions pas vraiment ce qu'il se passait, nous avions l'impression d'être un peu perdus."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/26/image-a15ccb55-68c2-497f-bce4-c6bc74f47f39.jpeg)
La meilleure voiture lors des 22 premières manches 2024
Crédit: Marko Popovic
Une bête qui ne cesse de s'améliorer
Ils l'étaient, et c'est en partie ce qu'a démontré la lente dérive de Sergio Pérez. Verstappen, lui, a gardé le cap, parfois avec de la réussite, souvent avec de l'opportunisme, et toujours avec une forme d'infaillibilité mentale qui le caractérise. Se préparer psychologiquement n'est pas et n'a jamais été un sujet pour lui. "Je ne pense jamais à ça, a-t-il insisté. Quand je suis dans le cockpit, je me donne à fond. Je fais tout ce que je peux. Et quand je rentre chez moi, je pense à autre chose." Simple comme bonjour.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/25/4065617-82449988-2560-1440.jpg)
Verstappen aussi grand que Vettel et Prost ?
Video credit: Eurosport
Il ne le dira jamais ainsi, mais il a sans doute pris un certain plaisir à se sentir challengé par plusieurs pilotes et plusieurs écuries, qu'il a parfois piqués dans le jeu de communication dont il est désormais très friand.
À "l'arrivée", ou plutôt à deux Grands Prix du baisser de rideau, il n'y a pas photo : Verstappen a décroché huit succès - dont un dernier, au Brésil, qui a redémontré tout ce qui le séparait de la meute - quand d'autres se sont mis la rate au court-bouillon pour enlever deux victoires.
"C'est un problème pour les autres pilotes, a estimé sur Viaplay Gianpiero Lambiase, l'homme qui murmure à son oreille durant les courses. Max, c'est une bête qui ne cesse de s'améliorer année après année. Au moment où vous pensez qu'il a atteint son apogée, il franchit un autre palier. Ça doit être effrayant pour tout le monde sur la grille."
Sur le même sujet
Publicité
Publicité