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Vettel coiffe Hamilton
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Publié 09/04/2011 à 11:09 GMT+2
Sebastian Vettel (Red Bull) a soufflé la pole à Lewis Hamilton (McLaren) samedi à Sepang, alors que Mark Webber (Red Bull) s'est contenté de la 3e place, devant Jenson Button (McLaren). 5e, Alonso (Ferrari) a presque encaissé une seconde tandis que Schumacher (Mercedes) s'est fait éjecter en Q2.
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Lewis Hamilton a assuré vendredi qu'il pourrait faire bon ménage avec Sebastian Vettel, sous contrat avec Red Bull jusqu'en 2014. Le champion du monde 2008 est en discussion avec McLaren pour l'après-2012 et fait comprendre dès qu'il peut à son employeur qu'il aimerait avoir une MP4 à la hauteur d'une RB. Le Britannique est sûr de son talent, de son pouvoir d'attraction auprès de la firme autrichienne et en a donné une nouvelle illustration en détenant la pole position de la 2e manche du Mondial, samedi, jusqu'à ce que l'Allemand ne le batte de 0.104 sec, en signant 1:34.870 dans un ultime effort dans la fournaise de Sepang.
"Oui, ce fut serré", s'est exclamé le champion du monde en titre, auteur de sa 17e pole en carrière. "Ce fut un week-end difficile jusqu'à la qualif", a-t-il ajouté, dans une allusion au KERS, avec lequel RBR va courir pour la première fois. "J'étais content de la voiture hier mais nous n'étions pas installés dans un rythme. Ça ne s'était pas passé aussi bien qu'espéré, mais encore ce matin nous savions que nous avions le KERS. Le principal était d'y croire. Nous avons été critiques pour ne pas l'avoir utilise et nous sommes arrives ici en ayant solutions nos problèmes. Je pense que si nous ne l'avions pas eu, nous n'en serions pas là, ni moi ni Mark [Webber]. C'est une réussite et mes compliments vont aux gars. Nous avons travaillé main dans la main, nous en sommes ravis", a-t-il conclu.
Heidfeld rassure Renault
Lewis Hamilton s'est donc fait recalé de justesse. Meilleur chrono du dernier entraînement samedi matin, il était arrivé dans l'inconnue au Grand Prix d'Australie, il y a deux semaines, et s'était placé 2e en qualification et en course, un peu à la surprise générale. Il continue de montrer qu'il est capable de sublimer son matériel face à un Mark Webber (Red Bull) mieux équipé et un Jenson Button qu'il domine régulièrement depuis l'an dernier. "J'ai fait une meilleure performance qu'à Melbourne", a noté l'Australien. "Je partirai sur la partie propre de la grille. La course devrait être intéressante : je pense qu'il y aura plein de pit stops."
Webber, 3e à 0.309 sec du poleman, et Button, 4e à 0.226 sec d'Hamilton, restent donc des pilotes N.2 sans grand espoir de devenir des leaders, ni grande crainte samedi d'être battus par le reste du plateau. En effet, seuls Red Bull et McLaren avaient deux trains de pneus "tendre" pour chaque pilote en Q3. Ferrari et Renault ont donc envoyé Fernando Alonso, Felipe Massa, Nick Heidfed et Vitaly Petrov se qualifier sur un tour chrono, au dernier moment. Et là sanction, ce fut la sanction : l'Espagnol (5e) a encaissé 0.932 sec et l'Allemand (6e) 1.254 sec. "Nous n'étions pas assez rapides en Australie et nous ne le sommes pas plus ici. Nous devons faire un bond qualitatif et être plus agressif en développement", a scandé le double champion du monde, qui s'est déclaré plus confortable dans la 150° Italia que vendredi. Chez les Rouges comme chez le Noirs la hiérarchie a été respectée puisque Massa s'est classé 7e et Petrov 8e.
Nico Rosberg (Mercedes) et Kamui Kobayashi (Sauber) ont complété dans cet ordre le top 10. L'Allemand a éliminé en fin de Q2 Michael Schumacher sur ce circuit où il a toujours battu ses coéquipiers depuis son arrivée en Grand Prix, en 2006. "Nous avons eu des problèmes d'activation de l'aileron arrière", s'est défendu le septuple champion du monde de 42 ans.
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